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Devoir d’agir

Publié le 14 janvier 2010 par Gédécé @lesechogaucho

Devoir d’agir

Voici la mouture intégrale du texte que je viens de proposer sur le forum du No Sarkozy Day, sur lequel vous pouvez vous aussi vous rendre afin de nous faire part de vos observations, de vos critiques (uniquement si elles sont constructives…), de vos souhaits, de vos attentes, et de vos désirs… d’agir.

Vous aussi, apportez votre contribution concrète à notre initiative en cliquant sur notre forum, en vous rendant notamment sur l’onglet « Atelier de réécriture de l’Appel du No Sarkosy Day »… ou sur un autre, selon votre inspiration et vos centres d’intérêts ou/et vos compétences.

Ma contribution :

Chaque jour de ce long quinquennat qui passe voit l’un de nos droits fondamentaux foulés aux pieds par un individu qui incarne bien mal une fonction autrefois digne à nos yeux, quelles que soient nos opinions politiques par ailleurs: celle de Président de la République.

Il n’est pourtant qu’à mi-parcours ! Mais combien de dégâts ont déjà été commis, sous le couvert du respect de l’illusion démocratique constituée par un vote… Doit-on tout accepter sous prétexte d’une élection ?

Le Président d’une République (c’est à dire, étymologiquement, de la « chose du peuple ») peut-il confisquer nos voix sans aucun scrupule pour se comporter en chef de clan plutôt qu’en rassembleur de tous les français, quelle que soit leur origine et leur statut, pauvres ou riches ?

Il semblerait pourtant, aux yeux d’une partie de plus en plus grande de la population, que ce soit ces derniers qui soient les plus favorisés. Et le sentiment d’injustice grandit de plus en plus, en proportion de celle qui nous est faite au quotidien.

Il n’est pas digne d’avoir un comportement et une démarche politique aussi méprisante pour ceux qui souffrent, et sont économiquement les plus faibles d’entre nous.

De plus, cette manière de gouverner, et les orientations données à notre société sont en totale contradiction avec tout ce qui fonde notre histoire.

Les droits de l’homme sont constamment bafoués au travers d’exemples frappant tous les êtres doués de conscience morale : des afghans renvoyés dans un pays en guerre dans lequel nos propres soldats ont encore récemment trouvé la mort, des policiers accompagnés de chiens qui font des fouilles au corps dans les écoles ou arrachent à leurs classes des enfants innocents, des citoyens français munis de cartes d’identité française en règle victimes de plus en plus ouvertement de contrôles au faciès, les exemples ne manquent pas qui démontrent l’évidence d’un glissement grave de notre pays vers un état de fait qu’on croyait révolu… depuis, au moins, 1945. Au point que nous soyons de plus en plus à ressentir la honte d’être français, malgré notre attachement à notre pays

Des représentants de l’état, des ministres, et jusqu’au Président lui-même (« casse-toi, pauvre con, tu ne diras point, selon que tu seras puissant ou misérable… ») adoptent un comportement ou profèrent des paroles dangereuses, gravement irrespectueuses, à la fois de leur fonction et de la dignité de leurs concitoyens…

Certains vont jusqu’à désigner à notre colère comme bouc émissaire l’appartenance religieuse, politique, sociale ou l’origine extra-européenne de nos compatriotes, au point de laisser se former des amalgames honteux. Ceux-ci, porteurs de racisme et de xénophobie, sont contraires à notre identité nationale, faite d’ouverture, de générosité, et cimentée autrefois par le si traditionnel droit d’asile. Ceux qui tentent de faire respecter celui-ci sans tenir compte de leur intérêt personnel se voient traiter comme des criminels, ce qui est profondément inadmissible pour tous les amis de la liberté, de l’égalité, et de la fraternité.

Les droits des salariés, acquis de haute lutte par nos aînés, sont chaque jour remis en cause, au profit des seuls employeurs : retraites, sécurité sociale, durée du travail, nature des contrats de travail, systèmes de rémunération, conditions de licenciement… Les exemples sont nombreux qui constituent de véritables critères de régression sociale. Notre pays ne devrait-il pas évoluer pourtant vers un nouveau modèle plus imaginatif, novateur, et porteur de développement et d’épanouissement de tous ? Plutôt que du confort de quelques uns..

A travers Nicolas Sarkozy, c’est tout le système et les processus mis en œuvre par le sarkozysme, fait d’ambition personnelle, d’affairisme, de surmédiatisation et de mépris de la culture, au plus grand détriment de l’intérêt collectif, que nous récusons.

Pour toutes ces raisons, nous estimons que Monsieur Sarkozy a failli dans son devoir de garant des idéaux de notre pays, et qu’il est de notre  responsabilité de nous unir pour exiger sa démission.

Suivant le formidable exemple du No Berlusconi Day, nous simples citoyens, appelons donc toutes celles et ceux qui veulent agir contre Nicolas Sarkozy et contre cette politique que nous rejetons à se rassembler avec nous lors du No Sarkozy Day, le 27 Mars 2010.

Cette mobilisation se tiendra partout en France à partir de 14 Heures devant toutes les préfectures et sous préfectures du pays, à Paris Place de la Bastille, et dans le monde entier devant nos ambassades

A l’issue des manifestations se tiendront partout des assemblées générales populaires, afin de donner enfin la parole au peuple, et définir les suites à donner à ce mouvement.

Le pouvoir du peuple comme but, le pouvoir du peuple comme chemin, voila ce qu’est la démocratie, voila ce que doit être notre action !

Lecteurs et lectrices de ce billet, si vous avez des observations ou des propositions de modifications à faire quant à ce texte, merci de ne pas hésiter à m’en faire part dans les commentaires en cliquant au dessus de l’article sur « répondre » ou par courriel à gauchedecombat@gmail.com


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