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Renault : chantage à la re nationalisation !

Publié le 15 janvier 2010 par Alaindumait

Nicolas Sarkozy réfléchit donc à l’idée d’accroitre la participation de l’Etat dans le capital de Renault. Afin de peser davantage sur les choix stratégiques de l’entreprise. C’est ce qu’a dit le ministre de l’industrie, Christian Estrosi.

Le chef de l’Etat doit prendre sa décision demain samedi. Après un entretien qu’il aura eu avec le président du groupe automobile, Carlos Ghosn.

On devine qu’il ne s’agit que d’un chantage : l’Etat, pour préserver l’emploi en France, plutôt qu’en Turquie, fait pression sur l’entreprise pour qu’elle mette la pédale douce sur les délocalisations. Nous faisons déjà le pari que les deux hommes sauront trouver un compromis : pour ne pas désespérer Flins, sans fâcher la Commission de Bruxelles, tout en faisant tourner le site turc, plus adapté et plus performant pour produire la Clio 4.

En tout cas, la bourse de Paris – où le titre Renault est coté – ne s’affole en rien. La perspective d’un ramassage public pour que l’Etat monte au capital devrait pourtant faire monter le cours. L’interférence de l’Etat dans la conduite d’une entreprise industrielle concurrentielle le fait baisser, un peu pus que l’indice…

Une nouvelle fois, le gouvernement est sujet à la tentation dirigiste. Il dit, ou en tout cas il pense : «les entreprises françaises doivent obéir au gouvernement français. Surtout quand elles ont reçu des aides publiques».

Les entreprises en question, pour faire face à une compétition de plus en plus féroce (avec l’émergence de la Chine, en quête d’emplettes, comme nouvel acteur du marché mondial sur ce secteur) plaident qu’il leur faut le maximum de souplesse, pour continuer à abaisser leurs coûts…

L‘histoire économique contemporaine nous enseigne que la nationalisation, ou la re nationalisation, même partielle en l’occurrence, n’est pas la meilleure façon de sauvegarder l’emploi ! Ce sont au contraire des groupes 100% privés qui sont à la fois, dans le monde, les champions de la croissance économique et de la création d’emplois.

Pouvons-nous ajouter le point de vue des contribuables ? Ils n’ont strictement rien à faire dans cette galère ! Sauf à devoir une fois de plus payer la facture de ces parties de Meccano


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