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Identité nationale : attention aux bavures !

Publié le 17 janvier 2010 par Gezale
Identité nationale : attention aux bavures !
« Nous nous réjouissons que les musulmans soient heureux du match, sauf que quand après ils déferlent à 15.000 ou à 20.000 sur la Canebière, il n'y a que le drapeau algérien et il n'y a pas le drapeau français, cela ne nous plaît pas». Jean-Paul Gaudin, maire de Marseille, a raté une belle occasion de se taire. Alors même qu'il participait à un débat sur l'identité nationale en présence d'Eric Besson, Gaudin s'est lâché. C'est ce que Jean-François Copé appelle « libérer la parole ». Franchement, si libérer la parole veut dire se laisser aller à des propos pour le moins stigmatisants, on se demande par quel miracle cette parole pourrait rassembler et non diviser.

Revenons aux faits eux-mêmes. L'équipe d'Algérie se qualifie pour la phase finale de la coupe du monde de football et des milliers de fils et de filles de parents ou de grand-parents algériens (pas forcément des Musulmans d'ailleurs) manifestent leur joie dans les rues de Marseille ? Et Alors, où est le mal ? Il est normal qu'on fête la victoire d'une équipe dont les joueurs sont issus du pays de vos ancêtres. Comment rester indifférents ? Gaudin regrette qu'il n'y ait pas eu de drapeau français sur la canebière mais l'équipe qui a joué n'était pas l'équipe de France !

Il s'agissait d'émotion, de sentiments, d'affectif. En aucun cas d'une réaction antifrançaise. Les origines, cela existe ! Alors quand dans son discours, Gaudin évoque les 2600 ans de Marseille et l'assimilation des étrangers, il oublie de préciser que cette assimilation n'oblige pas à oublier ses racines, sa culture, son ancien pays au prétexte qu'il faudrait devenir « semblable » aux autochtones.

Ce qui est grave quand on regarde la vidéo et qu'on entend les propos des uns et des autres, c'est le climat de tension qui règne dans les débats. On n'y discute pas dans la sérénité. JF Copé a tort quand il assure qu'il vaut mieux «sortir» ce qu'on a sur le cœur. Ce laisser-aller correspond bien au style du président, souvent brutal, parfois vulgaire, rarement rassembleur. Attention aux bavures.

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