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La Polynésie veut légaliser le zamal

Publié le 27 janvier 2010 par Laurelen
Pour rigoler, Le Pirate a récemment commis un article intitulé "Du zamal endogène ?", et qui expliquait, entre autres, combien serait bénéfique pour l'économie de la Réunion la légalisation et la commercialisation de notre cannabis péi. Certains lecteurs ont pris ce papier au premier degré. Et parfois, la réalité dépasse la fiction. En effet, dans un autre territoire français lointain, en Polynésie, l'ex-président de la Oscar Temaru, qui note que les touristes réclament le cannabis local, souhaite légaliser le Pakalolo, le zamal de là-bas. Histoire de relancer l'économie et l'emploi. On vous reproduit ci après une dépêche d'agence, reprise notamment par l'Express et le Nouvel Observateur : "L'ancien président de la Polynésie française Oscar Temaru a suggéré lundi 25 janvier, lors de débats à l'assemblée de cette collectivité d'outre-mer, de "relancer l'emploi avec le pakalolo", le cannabis local. "Les étrangers qui arrivent ici chez nous, les touristes, vont dans les hôtels, et demandent du cannabis ; et nous savons également qu'il y a des pays en Europe qui ont légalisé la vente de paka. C'est peut-être un moyen de donner du travail à nos jeunes, de pouvoir le vendre, mais aux étrangers", a-t-il ensuite déclaré sur la chaîne locale TNTV. Oscar Temaru, élu indépendantiste à l'Assemblée de la Polynésie française, a aussi estimé que le kava (boisson traditionnelle polynésienne à base de racines) avait été interdit, "alors qu'on en reconnaît aujourd'hui les bienfaits". Unutea Hirshon, représentante à l'Assemblée et proche d'Oscar Temaru, a appuyé ces propositions en prenant l'exemple de l'Espagne, du Portugal et de certains Etats des Etats-Unis où, selon elle, "le cannabis est légalisé". Pour sa part, la gendarmerie estime qu'en Polynésie française, l'économie souterraine liée au pakalolo représente chaque année au moins 10 milliards de francs Pacifiques (83 millions d'euros). Mais cette estimation est réalisée à partir des pieds de cannabis détruits, qui ne représentent qu'une petite partie du marché." Comme quoi, au Pirate, on doit avoir des dons de devineurs. Nos élus locaux vont-ils se pencher sur la question ? François GILLET

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