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Douglas Harding et le dzogchen

Publié le 29 janvier 2010 par Joseleroy

Quand Douglas Harding a commencé à diffuser son enseignement dans les années 50 et 60, il existait très peu de traductions des textes de l'atiyoga tibétain ; les maitres dzogchen n'avaient pas encore diffusé leurs textes en Occident, et Douglas ne les connaissait pas.

Or les exercices de Douglas, son enseignement sont très proches du dzogchen, du Treckchö. Je me souviens de ma surprise au début des années 90 quand je suis tombé sur les premières traductions anglaises des textes de Padmasambhava puis plus tard de Longchenpa. J'ai été frappé de la convergence entre ce que Douglas me montrait et ce que je découvrais dans le dzogchen.

Il est vrai que Douglas Harding a toujours dit sa dette envers les maitres du T'Chan qui ont eux-mêmes exercé une influence sur le Vajrayana

Mais on ne doit pas s'étonner de tels rapprochements : notre vraie nature n'est ni bouddhiste, ni chrétienne, ni hindouiste. Elle transcende toute forme, tout enseignement, toute tradition.

D'ailleurs le premier maitre humain du Dzogchen, Garab Dorjé, n'a eu, lui-même, aucun maitre humain ; il a reçu l'enseignement directement de la source. Comme lui, Douglas Harding a su directement s'abreuver à la source de la vacuité qui jaillit en pures fontaines dans différents endroits du monde et au coeur de maitres multiples.

Voilà un extrait d'un texte dzogchen Le vol du Garouda de Shabkar. Le texte tout entier est admirable; il pointe tout entier vers l'espace de notre vraie nature, sans s'embarasser de formes, de cultes ou de croyances.

shabkar

Shabkar

La traduction du tibétain a été réalisée par Dowman ; celle française que je vous propose se trouve sur l'excellent site bouddhiste qu'un visiteur du blog m'a signalé http://sangha.leforum.eu/index.php.et la traduction française est due à Sönam.

flga

"EHMAHO !
Ecoutez encore, enfants aimés de mon coeur ! "Esprit" ce concept universel, ce plus significatif des mots, n'étant pas une entité unique, se manifeste en tant que gamme des plaisirs et peines dans le samsara et le nirvana. Il existe autant de croyances sur lui qu'il existe d'approches de la bouddhéité. Il a d'innombrables synonymes.
Dans la langue vernaculaire il est "Je"; quelques hindous l'appelle le "Moi"; les disciples disent "individualité sans-soi"; ceux qui suivent "Esprit-seulement" l'appelle simplement "esprit"; certains l'appelle "parfaite intuition"; certains l'appelle "nature-de-bouddha"; certains "magnifique attitude" (Mahamoudra); certains l'appelle "voie du milieu"; certains "graine cosmique"; certains "continuum de la réalité; certains "base universelle"; certains "conscience ordinaire". Puisque les synonymes de "esprit", les étiquettes que nous lui appliquons, sont sans nombre, connaissez le pour ce qu'il est vraiment. Connaissez le par l'expérience du ici et maintenant.

Placez vous dans l'état naturel de la nature de votre esprit. Lorsque calmé l'esprit est la perception ordinaire, nue et sans artifice; lorsque vous le regardez directement il n'y a rien d'autre à voir que de la lumière; en tant que Savoir, c'est la brillance et la vigilance détendue de l'état d'éveil; en tant que rien de quoique ce soit de spécifique, c'est une richesse secrète; c'est le summum du rayonnement et de la vacuité non-duale.

(...)

Dans l'ici et maintenant immédiat nous voyons la face du Seigneur Originel résidant dans le centre du coeur. Identifiez vous à lui, mes fils spirituels. Quiconque le nie, désirant plus d'autre part, est comme l'homme qui a trouvé son éléphant mais continue à suivre ses traces.

(...)

Regardez, regardez, et regardez encore. Regardez votre propre esprit !

(...)

Lorsque vous arriverez à la vacuité qui n'a ni couleur ni forme, cherchez si il existe un centre ou une circonférence. Convaincu que milieu et cotés sont identiques, cherchez si il existe un intérieur et un extérieur. Ne trouvant pas de différence entre intérieur et extérieur, vous arrivez au savoir, aussi vaste que le ciel.

(...)

Lorsqu'un doigt pointé vous introduit directement et immédiatement aux trois modes -- essence, nature et réceptivité -- et aux cinq Bouddhas et cinq aspects de conscience, en même temps, ce qui est expérimenté est brillant, le Savoir éveillé non-affecté par des circonstances et non-influencé par des pensées d'attachement; c'est la connaissance du ici et maintenant, non-structuré et non-affecté.

(...)

tournez votre attention à l'intérieur vers l'esprit qui est le voyeur, et vos processus de pensée, qui naturellement diminuent, sont vide comme le ciel, non-structurés, libre d'élaboration conceptuelle, complètement indéterminable, au delà de la description, le concept et l'expression de quelque sorte." Shabkar


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