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Archael

Publié le 29 janvier 2010 par Arianil

Archael, un groupe très original que je connais depuis deux ans et qui trace son chemin dans la France profonde, loin des média officiels.

Troubadours du XXIème siècle, leur inspiration semble de prime abord morbide, voire carrément "suicidaire". On pourrait classer leurs textes dans le genre "gothique" avec ce que cela comporte de péjoratif habituellement. Leur apparence est cependant des plus sages, leur musique plutôt folk/celtisante très mélodique. Ils qualifient leur style d'acoustique mélancolique, et ce spleen est paradoxalement réconfortant. Le côté "angélique" voire doucereux est équilibré par la thémathique tragique ou épique. Voici donc d'étranges enchanteurs emmenés par Thomas Vuillemin qui a également réalisé un album solo au titre évocateur : Consolations. Le troisième album d'Archael est attendu cette année.

Ci-dessous les paroles de la chanson D'un sourire :

(Paroles et musique : Thomas Vuillemin)

      Jamais la brise dans ses lointains voyages
N’a vu souffrir un aussi beau visage
Elle s’est éprise comme moi au passage
De ce sourire et son triste message
Si les astres s’effacent sous ses sanglots de peur
Si le noir a pris place dans le fond de son cœur
C’est que le monde est un tombeau de peine
Et qu’il s’effondre en lambeaux de haine

Pour moi ses larmes sont des perles de mort
Autant de lames qui me percent le corps
Il n’est pas d’armes pour survivre le sort
Qui noie les âmes sous des mers de remords
Que la nuit semblait belle aux lueurs du printemps
Sous la forêt nouvelle arrosée par le vent
Mais que la nuit était laide pourtant
Sous les affres du ciel, arrosée de son sang
Et sur un lit de pétales et de fleurs
Elle s’endormit vers des parfums meilleurs

On disait que l’aube est un désir
Qui s’éloigne sans jamais revenir
On disait qu’ensemble on peut mourir
Que nos rêves n’avaient pas d’avenir
Que demain n’avait rien que le sombre refrain des soupirs

Et l’aube était prête à venir
Quand les ombres ont figé son sourire
Seule elle s’est laissée cueillir
Même mes pleurs n’ont su la retenir
Et demain n’a plus rien que de tristes dessins à m’offrir
Et demain n’est plus rien qu’une nuit de chagrin qui s’étire

Depuis la brise plus jamais ne se lève
Depuis le noir ne connaît plus de trêve
Et je m’épuise à façonner des rêves
Où elle s’égare dans des images trop brèves
Elle sait montrer aux fleurs à parfumer le vent
Inventer des couleurs aux matins du printemps
Et son sourire défie l’astre du jour
Elle peut apprendre aux anges l’innocence et l’amour
Pour la revoir je n’ai plus qu’un recours
Fermer les yeux et partir à mon tour

On disait que l’aube est un désir
Qui s’éloigne sans jamais revenir
On disait qu’ensemble on peut mourir
Que nos rêves n’avaient pas d’avenir
Que demain n’avait rien que le sombre refrain des soupirs

Et l’aube était prête à venir
Quand les ombres ont figé son sourire
Seule elle s’est laissée cueillir
Même mes pleurs n’ont su la retenir
Et demain ne peut rien que m’empêcher en vain de m’enfuir
De m’éteindre à la fin sur ce qui n’est plus qu’un souvenir
Celui d’un sourire au creux de mes mains
J’avais son sourire au creux de mes mains

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