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Interview exclusive du Président préval à Radio Télé-Caraïbes

Publié le 30 janvier 2010 par 509
Interview exclusive du Président préval à Radio Télé-Caraïbes : "Amaral doit parler"
Par Jean Monard Metellus InfoHaiti.net (Port-au-Prince, HAITI) Interview exclusive du Président préval à Radio Télé-Caraïbes
Sous-entendant qu’il n’a rien à craindre dans les éventuelles déclarations ou révélations que le chef de gang de Belekou pourrait faire en France, dans le cadre de son procès, René Préval a indiqué qu’il est content du fait que l’intéressé est extradé vers la France et non vers Port-au-Prince car, dit-il, personne ne croirait dans la sincérité d’un procès déroulé en Haïti puisqu’on s’imaginerait que le pouvoir ferait tout pour se couvrir. Dans cette interview de plus d’une heure accordée au journaliste Jean Venel Casséus de Radio-Télécaraïbes , René Préval a confié qu’il avait rencontré ce bandit de grand chemin en deux occasions pour essayer de le dissuader de poursuivre ses activités criminelles et le porter à remettre ses armes aux autorités établies. « Il s’y était toujours opposé et nous avons tenté des négociations à l’amiable puisque ni la MINUSTAH ni la police n’avaient pu le neutraliser », a indiqué le chef de l’Exécutif comme avouer l’impuissance du système et de la loi face à ce chef de gang. «Il va parler en France et on ne pourra pas dire que la justice française va me protéger », a confié M. Préval qui est revenu aussi sur les circonstances dans lesquelles il a vécu le drame (tremblement de terre) du 12 Janvier.
« Si ce jour-là, j’avais pas laissé le palais un peu plus tôt que d’habitude et si aussi je n’étais pas resté sur la cour de ma maison quelques minutes pour donner à manger à mon petit-fils qui venait de naître, je serais peut-être mort aujourd’hui », a-t-il dit soulignant au passage qu’il est humain et comme tous les hommes, il s’était senti vidé devant la catastrophe qu’il était parti constater à bord d’une moto-taxi quelques heures après dans le centre-ville de Port-au-Prince ce jour du 12 Janvier. « Nous ne gérons pas l’aide, ce sont les ONGs qui s’en chargent », a déclaré impuissant René Préval dont l’administration a été totalement écartée dans la coordination et la distribution de l’assistance de la communauté internationale pour permettre à la population sinistrée d’y faire face.
Concernant le brulant dossier des 197 millions de dollars du fonds d’urgence, René Préval, au micro de radiotélecaraibes, a pris la défense de son gouvernement pour indiquer qu’il ne croit pas qu’il y a détournement de fonds comme on se plait à le dire : « les ministres ou anciens ministres de mon administration ne vivent pas dans le luxe ; c’est bien la preuve qu’ils ont gagné dignement leur vie », a dit le chef de l’Etat qui se vante d’avoir utilisé une bonne partie de cet argent pour acheter des matériels au profit du CNE (Centre National des Equipements). Ce centre est sans doute la seule instance nationale qui a vraiment aidé dans la gestion de l’après-catastrophe (plus de 115.000 cadavres ramassés à travers la région métropolitaine à date). A propos du 7 février 2011 qui est la date prévue pour la passation de pouvoir, René Préval a entretenu le flou car, si dans un premier temps, il avait dit (antérieurement) qu’il abandonnerait le pouvoir à cette date, aujourd’hui, il a indiqué qu’il va voir ce qui sera fait mais, qu’il aimerait partir à cette date. René Préval a aussi essayé de défendre son bilan arguant qu’il avait pratiquement gagné la bataille contre l’insécurité et le kidnapping. « Je n’ai pas fait de chasse aux sorcières ; regardez un homme comme Roland Chavannes (Immigration) que je n’aurais sans doute pas nommé parce qu’il est un militaire; j’aurais peur de lui mais, aujourd’hui il a prouvé qu’il peut servir, qu’il peut travailler, pourquoi le révoquerais-je », s’est demandé le chef de l’Etat qui a rappelé que presque tous les délégués, vice-délégués et plusieurs directeurs généraux ont été nommés sous la Transition Boniface-Latortue et ils sont toujours en poste.
En conclusion, René Préval a dit souhaiter rester dans son pays après son mandat déplorant au passage ce qui s’était arrivé avec Ertha Pascal Trouillot en 1990 (emprisonnée le soir de la passation de pouvoir à JBA) ou Yvon Neptune en 2004 (2 ans de prison après la passation à la primature).

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