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Résorber le déficit sans augmenter la charge fiscale des Québécois

Publié le 31 janvier 2010 par Magazinenagg

Depuis plusieurs mois, la plupart des chroniqueurs et analystes économiques prétendent que les Québécois veulent le beurre et l’argent du beurre. Ils tentent de nous faire croire qu’il n’est pas possible de maintenir, voire d’améliorer, les services gouvernementaux et d’éliminer le déficit budgétaire sans augmenter le fardeau fiscal des Québécois.
Ainsi, ils souscrivent, consciemment ou non, à la thèse qui prétend que l’État n’est ni obèse, ni inefficace. Dans ces conditions pourquoi les politiciens au pouvoir feraient-ils le moindre effort pour faire le ménage dans les finances publiques.
Peu d’économistes défendent la thèse qu’il est possible d’endiguer le déficit en réduisant le gaspillage et en améliorant l’efficacité des monopoles gouvernementaux. Pourtant, le comité sur l’économie et les finances publiques a identifié suffisamment de sources d’économie potentielles pour résorber le déficit et éventuellement réduire la dette (ici, ici, ici et ici) :

  • Réduction des subventions inutiles aux entreprises. Selon le comité cela permettrait de faire des économies annuelles de 1,25 milliard sans nuire à la compétitivité de l’économie québécoise;
  • L’élimination des programmes périmés. L’évaluation très conservatrice du comité chiffre à plus de 500 millions par année les économies potentielles;
  • L’élimination des dédoublements de structure. Le Comité prétend que le dédoublement des structures en santé et en éducation coûte au bas mot 700 millions par année. Si en plus on réduisait le dédoublement des structures entre le provincial et le fédéral et entre le provincial et les municipalités, les économies potentielles doubleraient ou tripleraient facilement;
  • La saine concurrence comme moyen d’améliorer la productivité. Le comité suggère de soumettre les monopoles publics à la concurrence de l’entreprise privée pour engendrer des gains de productivité de plus d’un milliard annuellement;
  • Une gestion plus serrée des sociétés d’État. Plusieurs études démontrent qu’Hydro-Québec, la SAQ et Loto Québec sont des entreprises peu efficaces. Une comparaison entre Hydro-Québec et des entreprises américaines similaires permet de conclure qu’à efficacité égale Hydro-Québec pourrait augmenter son dividende au gouvernement de plus d’un milliard sans augmenter les tarifs.

Donc, la réduction du gaspillage et les gains de productivité (5 à 6 milliards) permettraient d’effacer le déficit budgétaire et procureraient au gouvernement une marge de manoeuvre suffisante pour compenser les groupes qui pourraient avoir été pénalisés par les réformes préconisées.
Si en plus, le gouvernement augmentait raisonnablement les tarifs d’Hydro-Québec, les droits de scolarité et les tarifs des CPE, cela générerait des revenus additionnels de plusieurs milliards. La moitié de ces revenus pourrait être utilisée pour réduire la dette et l’autre moitié pour améliorer les infrastructures.
Ainsi, en moins de dix ans le Québec deviendrait l’économie la plus dynamique de l’Amérique du Nord. Enfin le cercle vicieux : interventionnisme – déclin économique – pauvreté, serait remplacé par le cercle vertueux : liberté économique – croissance – richesse.

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