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Inglorious Basterds

Publié le 31 janvier 2010 par Allo C'Est Fini

L’un des plaisirs de la VOD en général, et de CanalPlay en particulier, c’est de pouvoir s’offrir pour une somme modique (4,99€), une grande soirée ciné à la maison. Ce fut le cas hier soir: trop paresseux pour faire la queue dans un ciné de quartier, nous nous sommes payés une telle soirée par Freebox interposée. Notre choix s’est porté sur un film récent, Inglorious Basterds, le dernier Quentin Tarantino.

Comme tout Tarantino, celui-ci est subtil mélange de dialogues filmés de manière exceptionnelle, et de scènes d’une rare violence (scalp et tabassages à coups de batte de baseball compris). Du grand cinéma, comme chaque fois. Rien à dire.

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Mais Inglorious Basterds est aussi un film de guerre, dont l’action se situe durant le second conflit mondial. Il met aux prises, d’un côté, une équipe de soldats américains d’ascendance juive, dirigée par un officier d’origine apache, qui décide de dézinguer violemment tout ce qui porte une insigne nazie pour effrayer l’ennemi; et de l’autre, un chasseur de juifs tout ce qu’il y a de plus patibulaire. Et tout cela , autour d’un hypothétique complot contre les principales figures du IIIe Reich, Hitler, Göring, Goebbels et Borman inclus, complot se situant dans une salle de cinéma parisienne.

Comme dans tous les films de guerre sur le second conflit mondial, Tarantino cède à un travers passablement énervant: dans tous ces films, en effet, les dignitaires ou les officiers nazis sont interprétés comme des personnages ostensiblement fous, tordus, ridicules, monstrueux. De Christopher Walz, ici, à Raplph Fiennes dans la liste de Schindler, c’est le même type d’interprétation. Or c’est tout l’inverse qui, à mes yeux, caractérise l’univers des SS et de la folie nazie. Ces gens là ont agi en toute conscience, de manière pensée et organisée, sans toute la gestuelle que le cinéma a construit autour de leurs horribles actes. La monstruosité des nazis porte sur leurs actes, pas sur leurs grimaces.

Mention spéciale pour Mélanie Laurent: aussi bien dans ce film que dans Le Concert, elle irradie d’une grâce naturelle, notamment au travers de son regard immatériel. Elle pourrait bien être la future Catherine Deneuve.

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