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Deficits publics : La Droite pelleteuse …

Publié le 01 février 2010 par Ps76

Deficits publics : La Droite pelleteuse …Le déficit n’avait pas l’air d’être jusque là un problème pour le Président de la République. Aussitôt arrivé à l’Elysée, il avait contribué à le creuser avec des mesures fiscales favorables aux plus riches : le fameux bouclier fiscal.

Désormais, le trou est si béant qu’il fallait réagir, d’où son idée de convoquer les acteurs économiques pour évoquer les déficits publics.

Si la dette n’est pas la depuis 30 ou 35 ans, c’est depuis quelques années qu’elle progresse de manière inquiétante : 150 milliards et 25 milliards pour la Sécu aujourd’hui, c’est du jamais vu et c’est très grave. Devant cette dérive désastreuse, se concerter avec les acteurs économiques du pays paraît légitime, mais de la manière affichée c’est inadmissible. Il se prépare une défausse car il ne s’agit pas de parler des déficits publics et de la sécurité sociale, mais seulement des chiffres concernant les collectivités locales par supercherie et mensonge.

La règle d’or envisagée pour l’Etat existe déjà pour les collectivités, dans la loi, car elle n’ont pas le droit d’avoir un budget en déficit. Le contrôle est exercé par le juge des comptes, chargé de rétablir l’ordre si nécessaire.

Faire croire que les collectivités locales auraient une responsabilité dans les déficits publics est une énorme supercherie. Il y a des causes à la dérive des finances publiques.  Il y aurait facilité à dire que le gouffre d’aujourd’hui est uniquement le résultat de la crise d’aujourd’hui.

Certes, avec une activité en baisse, les recettes sont en baisse – moins de recettes fiscales, moins de cotisations. Mais la croissance seule, pour remédier à cette situation, ne suffira pas.

Il y a 3 composantes dans le déficit : la crise, l’évolution des dépenses, mais la principale et récurrente concerne les allègements d’impôts, et elle est importante. Exemple pour 2010 : 150 milliards d’euros de déficit prévu – inscrit dans la loi de finance - 12 milliards d’allègements professionnels et près de 3 milliards pour la restauration, soit 15 milliards qui représentent 10% du déficit. S’y ajoutent près de 50 milliards d’allègements fiscaux (niches).

Quand le gouvernement ne remplace pas un fonctionnaire sur deux, c’est lourd pour la Fonction publique et cela rapporte à l’Etat une économie de 500 millions d’euros par an. Mais la baisse de la TVA dans la restauration coûte 2,5 milliards. C’est-à-dire qu’il faut 5 ans de baisse des effectifs dans la Fonction publique pour équilibrer cet allègement d’impôt.

La droite donne l’illusion de lutter contre le déficit alors qu’elle contribuer jour après jour à le creuser, toujours plus profondément.

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