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La Traversée de la ville

Par Epicure
La Traversée de la ville

Quoi de mieux qu’un voyage en train pour lire un récit racontant une expédition vers une gare? Le summum aurait été de lire le premier tome de cette trilogie qui raconte une vraie randonnée en train, La Traversée du continent, mais c’est plutôt la suite de cette œuvre, La Traversée de la ville, que j’ai dévorée bien assise dans mon wagon de Montréal vers Québec samedi dernier.

Bref retour sur LTDC, récit du voyage initiatique de la jeune Nana, qui partait de la Saskatchewan pour rejoindre à Montréal sa mère Maria, une veuve avec un bébé naissant. Même si j’avais lu ce livre il y a exactement un an, on commence LTDLV en ayant l’impression d’avoir terminé le premier volet la veille. Dès le tout début, la magie de Michel Tremblay opère et on se retrouve instantanément en pays de connaissance.

À 2 ans d’intervalle, on suit en alternance un pan de l’histoire de Maria et de Nana. La première, qui a quitté sa famille en Saskatchewan il y a plusieurs années, habite aux États-Unis et s’arrange comme elle peut pour gagner sa vie depuis que son marin de mari est perdu en mer. Quand en 1912 elle se retrouve enceinte d’un bébé illégitime, elle décide sur un coup de tête de tout plaquer pour rejoindre son frère et ses soeurs installés à Montréal.

Deux ans plus tard, Nana demeure avec sa mère et son jeune frère. Effrayée par la guerre imminente, elle croit que retourner dans sa prairie natale serait le meilleur moyen de protéger sa famille. Elle tente donc en catimini d’organiser un départ vers l’ouest…

On passe des préoccupations d’une jeune mère de famille qui espère améliorer son sort, aux craintes plus enfantines mais proportionnellement tout aussi justifiées d’une petite fille de 12 ans. Là où sa série des Cahiers Noir, Bleu et Rouge avait échouée, je retrouve, avec cette “diaspora” des Desrosiers, le Michel Tremblay que j’aime d’amour. Son écriture me touche beaucoup. Aussi efficacement qu’au cinéma, je vois très bien chacun de ses personnages, tout comme il m’a fait visiter le Montréal du début du siècle qu’il décrit à merveille.

La Traversée des sentiments, dernier chapître de cette trilogie, repose sur ma table de chevet. Reste à décider si j’y plonge tête première ou si je fais durer l’entente encore un peu. Juste un peu…


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