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Marc-Edouard Nabe : le "no-mén !" de la littérature

Par Sergeuleski

Auteur-édité pendant 25 ans, Marc Edouard Nabe sort son 28ème livre « L’homme qui arrêta d’écrire » sans l'aide d'un éditeur ; livre disponible sur Internet seul.  Ayant récupéré les droits sur ses livres édités aux Editions du Rocher, désormais, Nabe les vendra sur sa nouvelle plateforme commerciale : marcedouardnabe.com 

Sans précédent dans l'édition !

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Celui qui toujours nie

S'il est parfois, sinon souvent, difficile de trouver chez Marc-Edouard Nabe (MEN) une pensée un tant soit peu cohérente, mais bien plutôt des humeurs (souvent "mauvaises") - déception et colère jusqu'au ressentiment -, ainsi que la tentation toujours renouvelée de se saborder...

 

           En revanche, il y a chez Nabe des moments de lucidité bien trop rares dans le monde littéraire ; lucidité sur son Art qu'est l'écriture et sur ceux qui en ont fait leur métier : les éditeurs et les critiques -, sans oublier les lecteurs :

  

"Ce devrait être une vocation de la littérature, une vocation d’ordre apostolique et évangélique, d’être un don de sa parole à des gens qui ont besoin d’elle pour en être soulagés (....). Le don de son verbe qui échappe à tout contrôle et qui est du côté de la liberté la plus totale (...). Parler pour les autres - y compris de soi, pourquoi pas."

Ou bien encore : "Il y a un écart énorme entre le livre et la littérature dont les écrivains ne sont pas conscients ou ne veulent pas être conscients."

On trouvera aussi chez Nabe un fond imaginaire d'une grande richesse (Florent Georgesco) : "... ce monde littéraire qui décidément aura toujours été un obstacle entre la littérature et son lecteur. Certains sont résolus à faire sauter les intermédiaires. Plus de journal, plus de livre. L’idéal pour un écrivain aujourd’hui serait un texte immanent, suspendu dans l’atmosphère, un texte qu’un avion écrirait dans le ciel avec la fumée de ses réacteurs !"

***

Nabe semble tout sacrifier au style, le sens passant le plus souvent à la trappe.

Or, en littérature, tous les grands stylistes ont aussi une tête bien faite.

Certes, ce qui importe ce n’est pas ce qui est écrit mais bien… comment c’est écrit… mais lorsque Nabe abandonne ce comment, très vite on se rend compte que le fond de sa « pensée » reste très peu structurée, et relève plus de l’humeur que d’une opinion avisée et informée, fruit d’un vrai travail de réflexion.

Il suffit simplement de revoir sa prestation de 1985 à l'émission Apostrophe de Bernard Pivot,  pour s'en convaincre ; Nabe était venu présenter son premier ouvrage publié «Au Régal des vermines » …

Nonobstant la suffisance ou le manque d’ambition littéraire de ceux qui l’entouraient ce soir-là - car, c’est bien de lui qu’il s’agit -, dans cette émission, Marc-Edouard Nabe n’a que l’excuse de son jeune âge et le talent de sa plume.

 .

Pour le reste...

Les analyses de Nabe ne dépassent guère le cadre de son cas personnel (1), et quoi qu'on en dise... celui d'un enfant gâté du show-business : enfant capricieux aussi.

Nabe n'est concerné que par Nabe (2), incapable qu'il est d’envisager une autre expérience que la sienne ; ce qui relativise la portée de ses analyses et les fragilise sur les moyen et long termes.

Vingt cinq ans plus tard, on retrouve cette même lacune quant à la cohérence et le sérieux de ses analyses et de ses diagnostics même si Marc-Edouard Nabe semble encore capable, le temps d'un tract, d'ouvrir en deux, tel un éclair, le ciel d'une pensée médiatique qui ne s'autorise plus rien, avec un texte comme "Enfin nègre !" qui a pour sujet : l'élection d'Obama.

1 - Il y a trois ans, Nabe ne pensait rien d'Internet. Aujourd'hui, il mise tout dessus. Il y a trois ans, il avait encore un éditeur, aujourd'hui, il n'en a plus.

2 - Pour un peu, on en viendrait même à penser que si nous n'avions pas eu BHL (et non... - comme Nabe semble le penser -, Houellebecq car, même les SDF ont plus d'allure que ce dernier), nous aurions très certainement eu Marc-Edouard Nabe en intermittent amoureux de son propre spectacle, de sa propre image dans le gigantesque miroir médiatique auquel il aurait eu librement accès.

***

Sans doute Nabe a-t-il grandi trop vite, ce qui revient à dire qu’il n’a pas eu le temps de grandir et ce faisant, de mûrir, emporté, très tôt par le tourbillon de la certitude de son talent...

Mais oublieux du fait que... même en littérature, on ne peut décidément pas faire l’économie d’une démarche et d'une dynamique qui soient porteuses de sens ; et plus encore quand on a l'ambition de déchiffrer la réalité.

***

Quant aux lecteurs de Nabe...l

ec

Qui sauvera Nabe de c(s)es lecteurs, et en particulier, ceux qui animent le site alainzannini.com (nom de famille de l'auteur) ? Site qui semble avoir pour "mission" de dire tout haut ce que NABE pense tout bas.  

Car...

Confrontés à la liberté de penser et au droit à l'opinion, on pourra aisément vérifier que les animateurs de ce site - animateurs sans visage et sans nom "digne de ce nom" -, ont une réaction bien particulière puisque… quiconque tente d’exercer ce droit contre leur Maître NABE, se voit très vite, sous la protection d'un anonymat décidemment bien confortable, couvert d’insultes : parasite, scribouilleur de merde, abruti branleur, crevard virtuel ; attitude qui n’augure rien de bon dans l’avenir si, par malheur, ces gens-là avaient la main ; on peut sans trop exagérer affirmer qu’ils ne nous laisseraient pas même un bol d'air pour respirer ni un m2 pour nous mouvoir.

Force est de constater que ce site, tenu par des énergumènes qui ont pour seul âge... celui de leur dernière injure (deux des animateurs de ce site ont pour pseudos Mandrake et Tristan Hylar - choix qui semble indiquer une dépersonnalisation-identification... tels des ados privés de Père et qui… en NABE, auraient trouvé un référant de substitution), n'a de la Culture qu'une odeur et qu’une saveur : celles des pelotons d'exécutions sommaires de triste mémoire.

Comment l'auteur NABE peut-il laisser de tels individus parler et agir en son nom ?

La réponse ne se fera pas attendre...

Rares sont les bons auteurs qui ont les lecteurs qu’ils méritent (en nombre comme en qualité) – seuls les « mauvais » ont ce privilège.

Aussi, tant pis pour NABE.

   

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