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Le camouflet de Barack Obama à l'Europe traduit la perte d'influence européenne

Publié le 03 février 2010 par Copeau @Contrepoints

Le camouflet de Barack Obama à l'Europe traduit la perte d'influence européenne

Le président américain Barack Obama a annoncé hier, le 2 février, qu'il ne se rendrait pas au sommet bilatéral entre les Etats-Unis et l'Union européenne (UE) organisé par l'Espagne en mai 2010. La presse espagnole a largement analysé ce refus comme un révélateur de la perte de l'influence européenne dans le monde. Ainsi, El Pais souligne que : « Washington ne voit pas dans l'UE un partenaire majeur ni une communauté d'intérêts. [...] L'ascension de la Chine et d'autres pays émergents réduit l'influence européenne. »

Alors que les leaders européens sont suractifs sur des enjeux comme le réchauffement climatique ou prennent une part importante aux négociations sur l'Iran ou l'Afghanistan et viennent de se doter d'un exécutif, il parait difficile d'imputer ce refus cinglant uniquement à une perte d'influence politique.

Le véritable problème européen, c'est le décrochage économique du vieux continent par rapport aux Etats-Unis ou à l'Asie, à cause du refus des réformes structurelles. Comme le note avec justesse The Economist dans son édition de vendredi, si l'invocation de mots comme cohésion sociale permet à des gouvernements lâches d'éviter les réformes, c'est au final au détriment de tous, et donc des plus faibles : « Ce que tous les gouvernements européens doivent saisir, quoi qu'il en soit, c'est que de nombreuses politiques adoptées au nom de la cohésion sociale ne favorisent pas la compassion aux dépends de la cruauté. Au lieu de cela, elles encouragent le déclin, crispent les divisions, et donc mettent danger l'harmonie qu'elles prétendent défendre. »

Pourtant, rien n'est irrémédiable et, si l'Europe arrive à réactiver sa croissance par la libéralisation du marché du travail, c'est son influence politique qui en sera confortée. Nul besoin des moulinets inutiles d'un Nicolas Sarkozy habitué à brasser du vent. Les exemples cités par The Economist sont nombreux, l'Allemagne d'Angela Merkel ou l'Irlande de Brian Cowen.

Image : Portrait officiel de Barack Obama, image de la maison blanche, libre de droits


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