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Steve Jobs d’apple presente l’ère du iPad

Publié le 30 janvier 2010 par Janmark

À peine dévoilée par Steve Jobs, la nouvelle création d’Apple a soulevé les critiques. Trop chère. Limitée. Réservée à une élite. D’autres produits font déjà la même chose. Ça ne se vendra jamais.

Steve Jobs d’apple presente l’ère du iPad

C’était en octobre 2001. Apple venait de lancer un baladeur numérique de 400$, et pratiquement personne n’en voyait l’utilité.

«Apple tente clairement d’imiter Sony, avait alors dit un analyste de la firme Technology Business Research interviewé par CNET News au sujet du iPod. Apple n’offre pas un grand choix. Lancer un tel produit est risqué, surtout s’il n’est pas offert à un prix très abordable.»

Huit ans et 240 millions de iPod vendus dans le monde plus tard, le géant californien annonce un nouveau produit inédit: le iPad. Une tablette tactile au nom légèrement ridicule, attendue depuis des années par les fans de l’entreprise.

Comme le iPod, le iPad n’est pas le premier produit de sa catégorie à arriver sur le marché. Mais c’est la première tablette tactile conçue pour ne faire qu’une seule chose: tirer parti des possibilités de l’internet.

La dernière décennie a vu exploser l’utilisation du web. Or, notre rapport à l’internet se fait surtout avec des ordinateurs dont l’aspect n’a pas vraiment changé depuis 20 ans. La façon la plus confortable de consulter le web est encore d’être assis à un bureau. Avez-vous déjà essayé d’aller sur Facebook couché dans un hamac, un ordinateur portable tenu à bout de bras?

Steve Jobs prétend avoir trouvé la solution. La tablette proposée par Apple, qui coûte 499$ pour le modèle de base, est liée à trois boutiques en ligne (iTunes Store, iBooks Store et l’Application Store). En faisant glisser leur doigt sur l’écran de verre, les usagers pourront acheter des livres électroniques, de la musique, des jeux vidéo, des logiciels.

La tablette se synchronisera avec vos photos, votre musique, votre carnet d’adresses. Le iPad permettra aussi de faire des appels téléphoniques par le réseau Skype, notamment. La dernière création d’Apple est loin d’être parfaite. Le iPad ne prend pas de photos et ne permet pas de faire fonctionner plus d’une application à la fois. Le iPod lancé en 2001 n’était pas non plus une machine à visionner des films et à réserver des billets de cinéma. Huit ans plus tard, qui s’en plaint?

Ipas Steve Jobs

Cet appareil, qui permet de visionner des films, de naviguer sur internet ou de jouer à des jeux vidéo, sera commercialisé à un prix moins élevé que prévu. Il affiche un clavier tactile de grande taille sur son écran de 9,7 pouces. Son épaisseur ne dépasse pas 1,3 cm et son poids avoisine 700 grammes.

Steve Jobs, directeur général et co-fondateur d’Apple, a procédé à une démonstration de l’iPad sur la scène d’une salle bondée de San Francisco, faisant défiler sur l’écran photos, courriers électroniques et sites internet. Il a également visionné un clip sur le site de partage de vidéo YouTube.

« Ce qui occupait jadis la moitié de votre salon peut maintenant tenir dans un sac« , s’est enthousiasmé Ned May, analyste pour Outsell. L’iPad « rassemble toute une variété de besoins dans un appareil de divertissement universel« .

Vêtu de son traditionnel col roulé noir, Steve Jobs a déclaré que la navigation web sur la tablette, équipée par défaut de connexions wi-fi et bluetooth, était « bien meilleure » que sur un ordinateur portable.

Disponible à partir de fin mars ou fin avril en fonction des modèles, elle sera vendue 499 dollars (355 euros) avec une capacité mémoire de 16 gigaoctets, 599 dollars pour 32 gigaoctets et 699 dollars pour 64 gigaoctets.

Moyennant un supplément de 130 dollars, l’appareil pourra être compatible avec la norme de téléphonie mobile 3G et devrait par conséquent faire l’objet d’abonnements auprès des opérateurs pour télécharger des données.

« La tarification est très agressive, donc c’est plutôt positif du point de vue d’une adoption de masse. C’est 200 dollars de moins que ce que je prévoyais« , a déclaré Brian Marshall, analyste chez Broadpoint Amtech. Un autre analyste tablait de son côté sur une tablette autour de 1.000 dollars.

Après la présentation de l’iPad et surtout la publication de cet éventail de prix, l’action Apple s’est retournée à la hausse, prenant jusqu’à 5,5% avant de clôturer sur un gain de 0,94% à 207,88 dollars.

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