Magazine

Repoussons les limites de l'extrême

Publié le 17 février 2010 par Saint Pingouin
Les JO de Vancouver.

Quand j'étais un jeune pingouin, je croyais que le nom de la ville c'était Vent Couvert. Un nom qui faisait rêver.
Et puis en fait, c'est Vancouver et c'est plein d'immeubles.


Bref.

Pour une fois, ils passent les JO à une heure décente, donc pour une fois je peux regarder. ENfin... entre 8heures et 9h30, heure où je commence à songer à aller me coucher.

L'autre jour, ils nous ont passé le biathlon.
J'ai été happée par le vide intersidéral de cette discipline.
Parce que franchement, c'est chiant à regarder.
Le snow, c'est marrant, ils se boitent, c'est des djeuns, on se fout de leur gueule
"ouais genre leur entrainement, c'est la fête toute la nuit et puis s'ils sont pas trop morts ils vont se faire une ou deux descente l'aprem".

Mais le biathlon...
Déjà qui a inventé cette discipline ?
OK, oK, ya pire, ya le combiné nordique. Ca, c'est saut à ski et ski de fond. C'est comme si on faisait une course d'obstacle à cheval et après on va nager 500m. C'est tout aussi improbable. Mais bon je suppose qu'il faut des disciplines tordues pour permettre à des gens de gagner des médailles dans leur vie...

Bon bref, le biathlon. Pour moi, c'est la discipline la plus cruelle du monde.
Non pas parce qu'ils utilisent une carabine pour tirer à balles réelles sur d'innocentes cibles.
(je rappelle, le biathlon c'est ski de fond et tir à la carabine, mais on ne gagne pas de nounours made in China si on arrive à dégommer les 5 cibles).

Non, ce sport est cruel, parce que... vous avez vu la gueule des gars à l'arrivée ?
NOn ?
Vous devriez, parce que c'est franchement immonde et démoralisant.
Déjà, à peine la ligne d'arrivée passée, ils s'écroulent littéralement, face dans la neige.
Et en même temps, ils gerbent leurs tripes.

Vous n'avez pas vu le magnifique ralentit du sprint de Vincent Jay, qui allait gagner sa médaille olympique ?
Ils nous l'ont montré et remontré, avec les beaux crachats imprimés sur son visage...
et les commentateurs "que c'est beau".
Non, que c'est inhumain.

Repousser les limites de l'extrême, se surpasser... de là à se vomir dessus, il n'y a qu'un pas. De ski de fond.

Dans le même ordre d'idées de repousser les limites et de se gerber dessus, je n'ai pas parlé des commentateurs.
CEux-là, je ne sais pas d'où ils les sortent, mais franchement, j'aurais envie de leur coller des baffes.
Rappelons que c'est France Télévision qui diffuse, et qu'encore une fois, au lieu d'appeler Saint Pingouin pour commenter les descentes de ski, ils prennent les journalistes maison... excusez-moi mais ça me révolte.

Déjà ils feraient mieux de se taire les 3/4 du temps.
Et après, ils devraient baillonner les consultants. Oui, vous savez, les anciens sportifs à la retraite, ou ceux qui n'ont jamais brillé, qui n'ont  d'autre choix que de commenter les JO, parce que personne ne veut les embaucher... (non j'en sais rien... nous on embauche dans le BTP si ça vous dit...).

Y'en a une qui m'a gonflé, c'est celle qui justement commentait le ski de fond. Pardon, le biathlon. Déjà, rien qu'à sa voix, elle me faisait penser à une vendeuse de chez Guermont-****, pour ceux qui connaissent, c'est le casto des pro à Metz, où les gens dans leur bureau vous envoient chier quand vous voulez leur commander du matériel. Du coup tout le monde va chez Schmit-Saica, et ils ne comprennent pas pourquoi... donc la même voix, qui envoie chier le télespectateur, qui a déjà du mal à accrocher au biathlon (à causes des relents gastriques et du manque total d'adrénaline notamment), le considérant comme un sale inculte qui n'est pas foutu de voir la beauté de ce sport.

Bon alors, clarifions les choses, moi je fais du ski de fond (enfin, quand j'ai des vacances), et ya un truc qui m'horripile, ce sont ces connards qui se croient aux JO et m'envoient leurs bâtons dans la gueule en me dépassant. Le ski de fond, j'aimais bien parce que c'était pépère et moins stressant que le ski de piste (parce que franchement, le ski de piste, niveau sécurité, moi ça me rend malade), je suis revenue sur mon jugement.
Ben oui.

Aux JO, c'est bien parce qu'on voit des tas de sports complètement cons, on se dit ça doit être là pour aider des gens à avoir des médailles, parce que sinon ils n'en auraient pas.

Le curling. Franchement, on n'en parle qu'aux JO. Et il y a de quoi. Branler la glace avec un balai pour faire avancer un bloc de granit... Noon faut arrêter. on a besoin de gens dans le BTP je vous dis.

Le ski de bosse... ou comment se défoncer toutes les articulations. Quel intérêt ? En plus, on ne sait pas pourquoi, en plein milieu, pouf ils doivent faire un petit saut à la con. Dans une dissertation, ça serait écrit "hors sujet" en rouge, et souligné trois fois...

Le patinage artistique... bon OK c'est de la danse sur glace... mais personne ne comprend le nom des figures ! C'est pour une élite artistico-intellectuelle. Et puis Brian Joubert, ben il a pas vraiment brillé. Il aurait du aller à la ferme célébrités sur tf1...

Le saut à ski aussi ça me laisse perplexe. Quel intérêt ? Je veux dire : quel intérêt pour la survie de l'espèce humaine ? Un ours en rut arrive derrière toi, "tiens si je faisais un saut à ski"? Nooon, n'importe quoi.

Vous direz ce que vous voudrez, je viens d'une grande famille de skieurs, alors moi, tout ça me fait bien marrer. D'ailleurs, c'est mon père qui m'a traumatisée en m'emmenant faire la piste noire des 2 alpes quand j'étais gamine. De ce profond traumatisme est né Saint Pingouin. Donc plaignez vous au Vautour si cet article ne vous plaît pas.
Et puis d'abord, moi j'avais des paires de ski gratuites, même qu'elles sortaient jamais dans le commerce parce que c'étaient des prototypes foireux... qui peut s'en vanter, hein ?

Bon, il est 19h, l'heure d'aller faire les courses. Quand je vous dis que j'ai une vie passionnante...

Retour à La Une de Logo Paperblog