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La vallée de la Buèges. Oasis au pied de la Séranne.

Publié le 29 janvier 2010 par Raymond_matabosch

Paigairolles de Buèges, Saint André de Buèges et Saint Jean de Buèges, trois villages héraultais pleins de charme et imprégnés d'histoire...

Au pied de la Séranne, rempart naturel haut de 700 à 900 mètres derrière lequel s'étend le causse du Larzac, entourés de garrigues parfumées, trois villages, pleins de charme et imprégnés d'histoire, invitent à de belles et longues randonnées journalières.

La vallée de la Buèges. Oasis au pied de la Séranne.

Les vestiges du passé attestent d'une longue occupation de la vallée. Dolmens et menhirs, cercles de mégalithes mystérieux, vestiges de tombes de l'âge de pierre renvoient à la riche période préhistorique des causses que les vents jamais n'abandonnent. Les moines bénédictins des abbayes d'Aniane et de Gellone, - Saint Guillem le désert -, y fondèrent prieurés et églises romanes dès le Haut Moyen-Âge. Les nombreuses terrasses, puits et capitelles témoignent du labeur des paysans bouillonnants et pugnaces qui ont trouvé, au cours des siècles, dans la culture de la vigne et de l'olivier, l'essentiel de leurs ressources.

Dès la fin du XVIII° siècle, se développent la production de verre, la briquèterie, les fours à chaux et l'élevage du vers à soie.

La montagne de la Séranne

Longue de près de 25km, l'imposante barrière calcaire qui s'est formée sur une barrière de corail, domine, au Roc Blanc, à 942m d'altitude toute la région. Le Pic Saint Baudille, 842 mètres, surmonté d'un pylône-antenne assurant la télédiffusion pour une vaste partie de l'Hérault, en marque son extrémité Sud.

La vallée de la Buèges. Oasis au pied de la Séranne.

Paradis des amoureux de la nature et des grands espaces, les sentiers de randonnées, la sillonnant, sont nombreux et les balades de toute beauté. Le long des crêtes, la vue s'étend des salins d'Aïgues Mortes aux étangs littoraux, au Mont Aigoual et aux grands causses, au Nord, annonciateurs des premiers contreforts du Massif Central. Par temps clair, il n'est pas rare d'apercevoir le Mont Ventoux, le Canigou et les Albères.

Les sources de la Buègues.

La source de la Buèges qui a donné son nom à la vallée, est à l'écart du monde. Site rafraîchissant, et apaisant, un havre de paix et un petit coin de paradis à deux lieux du pittoresque village de Pégai­rolles de Buèges et de son hameau de Méjanel, le promeneur en jouit comme d'une vue de carte postale.

La vallée de la Buèges. Oasis au pied de la Séranne.

Résultat de la filtration que subit l’eau au coeur du massif de la Séranne, ses eaux sont turquoises et limpides. Point de départ et d’arrivée de nombreuses randonnées au coeur de la Séranne, la source de la Buèges est un site idéal pour goûter à la fraicheur d'une oasis de verdure détonnant avec le jaune des causses brûlés par le soleil.

La rivière Buèges.

La Buèges, étirée au coeur d'une profonde dépression, est une petite rivière issue des tréfonds des calcaires, prend sa source à partir d'une grande résurgence karstique. Cette eau de source est pure et fraîche toute l'année.

La vallée de la Buèges. Oasis au pied de la Séranne.

La Buèges, dont les rives renforcées par d'anciens endiguements délimitant les jardins, est traversée par d'anciens passages à gué autrefois indispensables. Plus loin sur le cours d'eau, s'échelonnent d'innombrables cascatelles de tuf qui, çà et là de par leur disposition et leur agencement harmonieux, créent une multi-tude de petits bassins, sorte de « gours » invitant à la baignade.

Comme nombres de rivières karstiques, la Buèges disparaît après quelques kilomètres en s'infiltrant à nouveau dans la roche calcaire poreuse, pour ne réapparaitre qu'en bordure de l'Hérault. Dans un repli discret et à la base d’une retombée du plateau du causse de la Celle entaillée par de vastes ravins, une dizaine de petites sources, les « Cents Fontaines » naissent, éparpillées sur plusieurs centaines de mètres.

Pégairolles de Buèges.

Fièrement campé sur un piton rocheux, le village médiéval est dominé par les vestiges de son château du XII° siècle dont il ne reste que la tour donjon. Véritable nid d'aigle, il contrôlait l'entrée de la vallée et représentait un poste de surveillance installé à la limite de trois comtés et de trois diocèses.

La vallée de la Buèges. Oasis au pied de la Séranne.

Son église paroissiale, ancienne chapelle castrale est un petit édifice à nef unique, sans chapelle Elle est encastrée dans le roc alors que son abside semi-circulaire domine le sol extérieur de plusieurs mètres. Elle constituait, de ce fait, une sorte de tour participant à la défense de l'enceinte extérieure du château.

Les ruelles caladées s'enroulent et se déroulent en épousant les formes des rochers. Elles sont bordées de maisons traditionnelles sachant garder leurs secrets.

Saint André de Buèges.

A Saint André de Buèges, l'habitat est dispersé dans des mas dont certains sont d'origine antique tel le mas Bombequiols, une bastide médiévale du XI° siècle.

La vallée de la Buèges. Oasis au pied de la Séranne.

Son église, témoin remarquable du premier art roman languedocien, est mentionnée dès l'an 804. Néanmoins, construit par les moines bénédictins de l’abbaye d’Aniane, lors de leurs entreprises de défrichement et d’évangélisation de la vallée, l’édifice primitif qui était situé au cœur d’une villa, a disparu au profit de l’actuel.

L'église Saint André, remarquable d'élégance, possède une nef de trois travées terminée par une abside en cul-de-four. Elle se caractérise par un portail, des arcatures, des dents d'engrenage et une corniche moulurée d'un listel et d'un cavet, témoins des lignes pures originelles de l'architecture lombarde.

Saint Jean de Buèges.

La vallée toute entière se découvre avec émerveillement.

Au pied du Roc Tras Castel, le village, en étroites ruelles sinueuses, grimpe à l'assaut de la pente, protégé par son château féodal, du XII° au XIV° siècles, orné d'un donjon carré, de belles tours et d'un corps de logis à baies à meneau.

La vallée de la Buèges. Oasis au pied de la Séranne.

Plus bas, l'église à nef romane à trois travées et une travée de chœur, joue de la pierre froide, gris bleuté, éclatée au pic, et de la chaleur du tuf. Deux clochers surmontent l’édifice cultuel : l’un, massif et agrémenté d’un campanile, l'autre coiffé d’une flèche, dit clocher des pénitents.

Le sol et le climat propice, alliés au savoir-faire ancestral offrent des vins aux bouquets subtils, des olives et une viande qui laissent, sur le palais, les agréables sensations d'un soleil parfumé aux senteurs du Midi..

Raymond Matabosch


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