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Guerre froide et Cinéma

Par Blizzzard
 

Parce que la guerre froide est avant tout une guerre idéologique le cinéma occupe dans les politiques des deux blocs une place stratégique : il est un vecteur de l’idéologie et il sert à manifester la puissance économique et technique. Ainsi, dans les années 50 et 60, une partie de la production cinématographique américaine (beaucoup moins en URSS) se met au service d’une véritable « guerre des images ».

On dénombre environ une trentaine de films qu'on peut qualifier d'anticommunistes. le communisme y est souvent comparé à une maladie qui peut gangrener la société américaine.

Dans My son John de Leo MacCarey, c'est le fils aîné qui est "contaminé" par la doctrine communiste et sa conversion entraîne toute sa famille dans le drame : sa mère sombre dans la dépression, le père devient alcoolique.

Dans ces mêmes années 1950, le cinéma de science-fiction connaît un développement remarquable, en partie à cause du climat de guerre froide. D'abord, de nombreux films évoquent la lutte entre la Terre (c'est à dire les Etats-Unis et le camp occidental ) et des mondes extraterrestres (le bloc soviétique). 
 
Invaders from Mars de William Menzies-1953
                                          

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La guerre des mondes de Byron Haskin-1953 d'après l'excellent roman d'HG Wells.
Guerre froide et Cinéma

 

L’invasion des profanateurs de sépulture, Don Siegel, 1956. 
                                 

Guerre froide et Cinéma

Par la métaphore des « voleurs de corps »(body snatchers) qui envahissent une petite ville des Etats-unis, le film veut montrer que les ennemis (communistes) sont peut-être cachés à l’intérieur du pays, prêts à surgir…

Dans les années 60, avec la détente, les films sur la guerre froide prennent une certaine distance vis-à-vis de l’idéologie et de l’événement, même si la série des James Bond reste ancrée dans un manichéisme simpliste et farouchement anti-communiste. 

Bons baisers de Russie, 1963.

Guerre froide et Cinéma

Le film le plus réussi est sans doute Docteur Folamour de Stanley Kubrick qui met en scène de façon burlesque et mordante les dangers de la dissuasion nucléaire : Un général américain complètement fou décide de bombarder l’URSS avec des bombes nucléaires. 2 ans après la crise des missiles de Cuba, Kubrick livre une farce cynique sur la terreur atomique des années de guerre froide.                       
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