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La théorie de Mohammed

Publié le 08 mars 2010 par Politicoblogue
La théorie de Mohammed

Prière musulmane

Vacances mexicaines

La majeure partie des touristes en vacances au Mexique ne se donnent pas la peine d’apprendre deux ou trois mots d’espagnol. Pas même « por favor » ou « gracias ». Ils ont recours à l’anglais, langue qu’ils ne maîtrisent pas forcément. Mais, ils font l’effort ! Les Mexicains, de leur côté, ont pris l’habitude de les servir dans un anglais approximatif. Quand on s’adresse à eux en espagnol, leur premier réflexe est de nous féliciter de notre connaissance de la langue, le second est de passer à l’anglais. Trop conditionnés, ils n’enregistrent pas l’information. L’information ne se rend pas. Pour eux, « touriste » est synonyme d’« anglais ».

La théorie de Mohamed

Au Québec, on associe « immigrant » et « anglais » à la différence que les immigrants ne sont pas des touristes de passage mais des gens venus vivre ici. Mais, on accepte d’emblée que l’immigrant est une personne qui peut ne pas parler français à l’exemple des Anglais du Québec qui ne savent dire ni « s’il vous plaît », ni « merci » en français.

Dernièrement, à l’invitation de leur député libéral Gerry Sklavounos, une vingtaine de représentants de la communauté sikh du temple Gurbani Sagar du gourou Ravidass ont été reçus à l’Assemblée nationale. On a retenu de l’événement que certains d’entre eux avaient conservé leur kirpan, cette arme qui n’est plus considérée illégale à la suite d’une décision de la cour Suprême canadienne : « You remember, it was three years ago ? ». Personne n’a fait mention que ces gens n’avaient pas été en mesure de répondre à une seule question en français : « We are very much satisfied », c’est en ces termes qu’ils ont décrit l’expérience.

On a aussi vu, quelques jours plus tôt, la ministre Courchesne se rouler par terre pour satisfaire aux exigences d’une poignée de Juifs hassidiques alors que ces individus vivent en vase clos, souhaitent des Québécois qu’ils givrent leurs fenêtres et s’adressent à eux en anglais quand ils daignent leur parler.

Quant aux Maghrébins, on leur fait croire qu’ils arrivent dans un État dont la langue officielle est le français et on leur demande la connaissance de l’anglais pour obtenir un emploi. Dans l’esprit de Mohammed, « il est clair que le Québec se fout des immigrants et de leurs diplômes. Ce qu’il veut, ce sont nos enfants pour soutenir une population vieillissante. Nous, on doit se sacrifier. Faire n’importe quel boulot. »

Il faut ajouter à cela, qu’en imposant l’anglais comme critère d’embauche, on relaie le français au rang d’une langue troisième. Dès lors, pourquoi les parents souhaiteraient-ils pour leurs enfants qu’ils perdent leur temps dans une école de langue française quand, grâce à la cour Suprême canadienne, ils peuvent les faire fréquenter les écoles anglaises ?

Le français et l’élite politique

À la suite des attaques de Lucien Bouchard sur la fermeture des Québécois à l’endroit des immigrants, Gilles Duceppe déclarait : « Montréal est la seule véritable ville bilingue au Canada et que le Québec est la province idéale pour permettre aux minorités linguistiques de parler anglais. »

On se souviendra de la sortie de Pauline Marois au sujet de l’enseignement des cours d’histoire en anglais et de la volonté de Louise Harel d’apprendre l’anglais pour pouvoir courtiser les électeurs qui ne se donnent pas la peine d’apprendre le français et qui préféreraient vendre leur âme plutôt que d’accorder leur vote à une souverainiste.

Le français dans le Canada

Un récent sondage Léger Marketing révélait que « Les Canadiens anglais voient les immigrants et les Juifs d’un œil plus favorable que les francophones du Québec.

Aux yeux des anglophones, la seule catégorie de gens qu’ils voient de façon moins favorable que les Québécois francophones sont les autochtones. »

Les Jeux Olympiques d’hiver de Vancouver ont témoigné du peu de cas dont les Canadiens font du français. Or, si Vancouver était la ville hôte, les compétitions olympiques n’étaient pas canadiennes. Elles sont universelles. Le français est une des deux langues officielles des jeux. C’est donc tous les francophones, athlètes, spectateurs, téléspectateurs etc. que le Canada a décidé de boycotter.

La condescendance canadienne

En entrevue, la jeune patineuse artistique Jessica Dubé, qui faisait l’effort de s’exprimer en anglais – puisque c’est ce qu’on attend des Québécois -, a eu le malheur d’employer dans une phrase le mot « bénévoles » plutôt que « volunteers ». Les personnes présentent, dont son partenaire Bryce Davison – qui l’avait balafré au visage avec la lame de son patin lors des jeux des quatre continents – s’en sont amusés.

Qu’il s’agisse de Pauline Marois, de Louise Harel, de Jessica Dubé, qui tentent de parler anglais, on ne leur laisse rien passer. Les critiques, les railleries, les insultent fusent. Pourtant, au Québec, combien d’Anglais ne connaissent pas un traitre mot de français ?

Ailleurs dans le monde, existe-il des minorités qui ne parlent pas la langue de la majorité ? Les Hongrois de Slovaquie, ne parlent-ils slovaque ? Les Japonais du Brésil, ne parlent-ils pas portugais ?

La réalité

Il y a des gens pour dire que la situation du français au Québec n’est pas alarmante. « Ce n’est pas si dramatique ». « Dans mon coin, ça parle français ».

Le 26 février dernier, à la pâtisserie de Gascogne de la rue Laurier, la commis, une Québécoise, s’est adressé à moi en anglais. Si ce n’est pas le commencement de la fin…

La belle-mère d’un ami se meurt dans un hôpital de Montréal. Les infirmières philippines qui s’occupent d’elle ne parlent pas français. La dame vient du Saguenay. Elle ne peut pas mourir dans sa langue.

Qui doit apprendre quelle langue ?

La Palestinisation du Québec

Comme la Palestine, le Québec voit son territoire (sous contrôle canadien) de plus en plus réduit. Plus l’anglais gagne du terrain, plus le français recule. L’équation est mathématique. Partis de la Nouvelle-France, qui s’étendait jusqu’à la Louisiane, nous nous dirigeons droit vers le Québec anglais. Nous étions majoritaires. Nous sommes minoritaires. Pour contrer la situation, il nous faut établir des frontières entre le Québec et le Canada. Pas dans vingt ans. Maintenant.

Des exemples à suivre

Au lieu de couper les cheveux en quatre, de mesurer l’alignement des planètes en vue de se lancer dans un troisième référendum qui nous sera volé, d’élaborer d’autres chantiers qui ne mèneront nulle part, nous devons agir vite. Nous ne pouvons plus nous permettre le luxe de remettre à plus tard ce que nous pouvons et devons faire dès à présent.

Le peuple allemand a décidé qu’il abolissait le mur qui divisait en deux son pays. Les Kosovars ont déclaré leur indépendance. Ghandi s’est opposé par un refus systématique mais non-violent aux règles du colonisateur britannique par des grèves régulières, des manifestations de masse. Il n’a pas hésité, avec d’autres milliers d’indiens, à se coucher dans la rue en signe de protestation. Les Anglais n’ont pas eu d’autre alternative que de leur rétrocéder leur pays.

Une décision à prendre

Allons-nous continuer à nous laisser avaler tout rond ? Faut-il qu’on nous case dans des réserves pour que nous réagissions ? Faut-il attendre qu’il soit trop tard ?

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