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Sans tabou:épisode3: Une remise pour tes beaux yeux!

Publié le 27 janvier 2010 par Bella_ragatsa
Sans tabou:épisode3: Une remise pour tes beaux yeux!
Elle avait peur, mais au même temps excitée par cette fureur de désir incontrôlable. Elle voulait goûter au plaisir charnel virtuel comme sa cousine.
Le coin de l’œil fixé sur la porte et l’autre sur l’écran, elle finit son inscription et le pseudonyme « libido féminine » vit la lumière. Elle éteint aussi la veilleuse, et se fit éclairer le visage par la lueur de son portatif.
Quelques secondes plus tard, une petite bulle apparut en bas de l’écran et reçut le premier message de la part d’un certain type se faisant appeler « sexe à piles ».
- Salut, est ce que tu veux voir ma grande bite de 25cm ?
Terrifiée et hésitante, elle ne répondit pas sur place. Elle craignait que son mari pousse la porte et surgit dans la pièce à n’importe quel moment.
Mi-rassurée par le calme, elle posa ses doigts sur le clavier et tapa le texte suivant.
- Je veux discuter !
Il répondit dans quelques secondes.
- Je veux te baiser ! mon pénis est en érection et n’attend que ta délicieuse chatte !
Brulée par la tentation, elle tapait.
- Je peux le voir ?
- À condition que tu me montres ta petite chatte !
Un frémissement la reprenait. Elle était consciente qu’elle était sur le point de tromper son mari et de commettre une nouvelle forme d’adultère, mais dans sa tête, elle ne trouvait point de mal, à s’engloutir dans une aventure sexuelle virtuelle, avec un inconnu du net.
Elle se justifia à elle-même , elle se disait que c’est par la faute de son mari qu’elle s’est permis une partie de jambes en l’air virtuelle. S’il y a une personne à reprocher, ça serait Nader, oui, c’est lui le coupable, c’est lui qui la poussait à commettre cette folie, en se refusant à elle, en enterrant ses sentiments et ses désirs, émanant d’une âme vivante et jeune. Elle se disait aussi, dans une tourmente de colère, qu’elle a besoin de sexe pour se sentir désirée, pour sentir qu’elle existe en tant que femme. Elle souffrait le martyre du rejet permanent de son époux. La trouve-t-il répugnante ? Pas assez bonne ou belle à son goût ?
Elle avait marre de pratiquer le plaisir solitaire comme une vieille fille. Elle a un partenaire, et elle a des envies à combler. Plus il la repoussait, et plus cette faim et cette obsession charnelle la démangèrent. Elle avait besoin de se valoriser, de prouver qu’elle pouvait plaire et séduire le sexe opposé et que son mari ne soit qu’une exception, pour des raisons qu’elle ignorait et que la rendirent dingue.
En quelque sorte, elle ne voulait éprouver des remords pour son acte louche d’une femme désespérée et délaissée, alors qu’elle n’est encore qu’une jeune mariée. C’était sa façon de s’auto-convaincre à sa conscience, de lui demander gentiment de congédier, pour qu’elle puisse s’emporter tranquillement.
- Toi en premier ! tapa-t-elle en mordant sa lèvre inférieure d’impatience.
Le mec, obéissant à sa volonté, ouvrit sa caméra, en tenant avec sa grosse main, son organe génital, dur comme de l’acier. Il ne montrait d’ailleurs, que sa partie inférieure, mais elle put constater, qu’il était obèse par un ventre horrible et graisseux, poilu comme un singe, et blanc comme de la neige.
Mais ce qui l’intéressait pour le moment n’était que sa partie inférieure et plus précisément son pénis en érection qu’elle matait s’ébranler en glissant sa main dans sa culotte tout en se caressant.
Et soudainement, elle vit une lumière vive rougeâtre émanant de la veste de son mari, accrochée à la patère, en face d’elle. D’un geste d’épouvante instantané, elle coupa la caméra de l’homme. Sauta du lit, et s’approcha à pas de chat, de la patère, et entendit les vibrations de cellulaire de Nader. C’est là qu’elle réalisait que quelqu’un l’appelait à 1 h 30 du matin. Emportée par la curiosité, elle saisissait le GSM examina, l’écran et vit s’afficher le nom d’une femme Sondos.
Le nom de la femme, l’assombrit et se fit balayée par un tourbillon d’anxiété et de colère.les yeux noyés de larmes et d’angoisse, elle hésita, un petit moment puis décida de décrocher. Mais elle ne prononça le moindre mot, elle voulait entendre la voix de cette mystérieuse femme, sans moralités, appelant un homme marié, au bon milieu de la nuit.
Toutefois, elle n’entendit pas grand-chose, mais uniquement des voix mélangées faisant des chahuts et des rires de temps à autre, puis l’appel prit fin.
Elle était sur le point de rappeler le numéro, puis elle hésita de peur que cette personne la balance à son mari, et qu'il découvre qu’elle ait fouillé dans ses affaires, alors qu’il l’a solennellement interdit de le faire et qu’en cas où elle le ferait, elle le regretterait amèrement.
Pour éviter une nouvelle montée de colère entre elle et son époux et pour assouvir sa curiosité accablante, elle prit son propre GSM, et enregistra le numéro de la femme sur son répertoire, pour mener son enquête là-dessus et remit par la suite, celui de Nader dans la poche de la veste comme si rien n’était.
Elle allait s’éloigner de la patère, mais elle entendit le bruit d’un verre cassé. Du coup elle eut un léger frisson, et avança vers la porte de la chambre. En ne montrant que sa tête, elle aperçut la main de son mari sur la petite table du salon, et le verre, légèrement brisé, et de l’eau se répondant, sur le tapis, qui prenait une couleur sombre, en absorbant le liquide.
En prenant son courage à deux mains, elle s’approcha du canapé, doucement pour ne pas réveiller son époux, qui dormait profondément, et se penchait sur le tapis pour saisir le verre cassé et ses particules brisées. Et se fit effrayée et surprise à nouveau, mais cette fois-ci, par Nader parlant en plein sommeil. Il avait les traits contractés d’angoisse, et la face pâle, et ne cessait de bouger à droite et à gauche, sur le canapé en chuchotant.
- Ne me touche pas !
Elle se rendit compte qu’il était en train de vivre un cauchemar, alors elle s’approcha de lui, et tenta de le réveiller, tendrement, pour ne pas le sonner, mais sa voix s’accentua en criant.
- S’il te plait ! non ! ne me touche pas !
Alors, elle posa ses mains sur ses épaules, et essaya de le secouer pour qu’il se réveille. Comme résultat, il ouvrit effarouchement ses yeux, puis en épiant les ondes dessinées par la lumière vive de la lampe sur la face de sa femme un long moment, il cria furieusement.
- Mais qu'est-ce que tu fais ici ?
Elle se redressa et d’une voix frustrée.
- T’étais en train de cauchemarder et…
En sursautant du canapé et en tenant l’oreiller, il lui coupa la parole violemment.
- Fiche-moi la paix Ghada ! je suis crevé et je veux dormir !
Puis se dirigea précipitamment vers leur chambre à coucher et referma la porte doucement derrière lui. Rudement secouée par la trépidation qu’il remarque son PC allumé déposé sur le lit et la fenêtre ouverte sur le site pornographique, elle imaginait le pire et s’attendait à un volcan de colère, mais comme, le silence fut l’unique conséquence de l’embarrassante situation. Elle prit son souffle poussa la porte, doucement, et vit son mari étalé sur son ventre sur le grand lit, dormant comme un bébé. Et le portatif encore à sa place. Elle s’allongea à côté de lui, éteint son PC, et ferma les yeux, en essayant de dormir après une nuit assez particulière.
**************************************************************
Ranime, à son tour, passa une nuit assez mouvementée dans sa tête, elle était chancelante entre dénoncer Sabrine à sa colocataire et amie d’enfance Rihab, ou se taire, et devenir la complice de l’autre.
Elle ne savait pas pourquoi elle a opté pour la deuxième solution ; pourquoi elle a voulu couvrir sa binôme de chambre. Elle n’a su comment elle a réussi à calmer le jeu, et à lui demander de chercher encore plus. Elle attendit depuis la rentrée de Sabrine, pour discuter avec elle sur le sujet et lui demander de se débrouiller pour récupérer les boucles d’oreilles portées disparues. Mais cette dernière, ne revint pas ce soir, ce qui accentuait l’angoisse et la frustration dans laquelle Ranime s’est fait absorbée. Et elle décida, par conséquent, de passer à son lieu de travail pour mettre les points sur les i le jour suivant.
Le lendemain comme prévu et vers 18 h, elle descendit à Tunis, et alla au Palmarium. Elle s’arrêta un long moment, devant la boutique « Sexy girl », puis décida finalement de la pénétrer.
Sabrine, était présente, et apparemment occupée avec une femme, de la trentaine qui manifestait son mécontentement de ne pas trouver une autre couleur du modèle qu’elle a choisi.
Elle jeta un regard bref sur sa colocataire, lui sourit légèrement puis en parlant à la dame.
- Le noir te va à merveille, madame !
- Non ! non ! j’en ai assez du noir ! je veux une couleur plus vive !
En croisant les bras, et en gardant le sourire, Sabrine répondit.
- Ben, madame on aura une livraison du même modèle la semaine prochaine, si vous voulez me donner votre numéro pour que je puisse t’appeler quand on aura la livraison.
La dame, se taisait un petit moment, comme réfléchissant, puis donna son accord, passa son numéro et quitta la boutique.
Sabrine, traçant un large sourire sur son visage, s’approcha de Ranime.
- Belle surprise ! je ne m’attendais pas à te voir ici !
D’un air sérieux, Ranime répondit.
- Pourquoi tu n’es pas rentrée hier soir ?
- J’ai passé la nuit chez une copine.
- Quelle copine ? et pourquoi t’as pas appelé pour le dire ? s’écria Ranime, en haussant sa voix.
En s’arrêtant devant sa colocataire, Sabrine répondit furieusement.
- Hey ! t’es pas ma mère ! et ne me crie pas dessus, on n’a pas le même âge ?
Ranime, traçant, un sourire ironique et continua.
- T’as uniquement trois ans de plus que moi ! et je me suis fait des soucis pour toi… je t’ai appelé aussi, mais t’as pas décroché !
- Ben, on m’a braqué le GSM, dans le métro, voilà ! dit-elle, en échappant du regard de son amie.
Elle savait que sa colocataire mentait, et qu’elle a surement donné le cellulaire à l’homme inconnu et semblait de plus en plus tourmentée du besoin de tout dire, alors elle leva la face et sonna Sabrine avec sa phrase.
- Tu feras mieux de te débrouiller pour récupérer les boucles d’oreilles de Rihab avant que la situation empire !
- Quoi ? s’écria-t-elle en riant puis dit, t’as perdu la raison ?
- J’étais là Sabrine ! j’ai tout entendu ! murmura Ranime d’une voix amère.
- Tu feras mieux de consulter un docteur, ma belle ! dit-elle en glissant derrière le comptoir.
- Non ! c’est toi qui a besoin d’un docteur pas moi ! et en trouvant avec difficultés les mots, j’ai imaginé tout sauf le fait que tu sois une maman !
Elle palissait d’un coup et comprit tout, puis tenta désespérément de bâcler la curiosité de sa binôme par une explication quelconque.
- Ce n’est pas ce que tu crois…
Elle lui coupa la parole, furibonde et criante.
- Et moi je me demandai pourquoi mes amies ne cessaient de me répéter que t’es une mauvaise fille !
- Hey ! j’en étais sure ! c’est surement mes anciennes colocataires qui t’ont dit que je suis une voleuse c’est ça ?
D’un excès de colère, elle hurla sévèrement.
- Mais elles ont oublié de mentionner que t’étais une pute !
- Oh ! tu dépasses tes limites, là ma biche ! s’écria Sabrine, sur les nerfs, j’ai un enfant je l’avoue, un petit garçon de trois ans, mais c’est le fruit d’un mariage !
- Un mariage ? Mais arrêtes de mentir pour une fois ! si c’était vraiment le cas, l’homme qui était avec toi hier ne te ferait pas chanter !
- C’est une longue histoire ! dit Sabrine, en baissant la voix, et ce n’est pas le moment pour en discuter ! on en parlera une autre fois !
En s’approchant encore de sa colocataire, furieusement elle cria.
- OK ! mais les boucles d’oreilles ce n’est pas pour une autre fois !
- Mais putain ! je n’ai pas pris ses boucles de merde !
- Peut être pas toi ! mais le mec que t’as ramené à notre appartement, donc tu assumes la conséquence de ton acte !
Puis la voix rauque, d’un homme, les interrompit, en pleine querelle.
- Houla ! qu'est-ce qui se passe par ici ?
C’était Nader, qui venait d’entrer dans sa boutique, puis en jetant un regard de travers à son employée.
- C’est comme ça qu’on parle aux clientes ?
Perturbée, sabrine, tissa vite fait un mensonge en disant.
- Elle voulait que je lui fasse un petit geste pour le pull, mais il fait partie de la nouvelle collection à prix fixe !
Nader, avança, quelques pas de Ranime, la dévora d’un regard séduit puis parla aimablement.
- On fera l’exception !
Puis en épiant chaque trait de son visage angélique.
- On t’accordera une remise pour tes beaux yeux !

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