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Une culture environnementale

Publié le 10 juillet 2009 par Chroniquesdejbg

Depuis quelques temps je réfléchis à cette question : Que faudrait-il pour réellement développer ce que j’appellerais une véritable « culture environnementale » dans la population?

C’est une question très diffic

Une culture environnementale
ile et complexe.Je constate que plusieurs groupes de pression écologistes utilisent souvent la méthode de la culpabilisation.C’est « mal » de polluer, vous allez tuer notre planète, vous êtes la source de notre future extinction, etc.Quoique je pense qu’il faille des dénonciations de ce type pour mettre en lumière des actions parfois carrément ignobles, je ne crois pas qu’à long terme cette approche soit la bonne pour Monsieur et Madame tout-le-monde.En effet, même si on est plus ou moins impliqué dans l’acte dénoncé, on a souv
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ent tendance à minimiser nos gestes néfastes etadopter une attitude de comparaison : « ouais, c’est ordinaire ce que je fais, mais comparativement au voisin, ou à telle industrie, je suis beaucoup mieux donc, c’est à eux de changer, pas à moi! ».Je caricature bien sûr, mais le québécois moyen a souvent tendance à croire que parce que son bac à recyclage est plein, il est en conséquence un citoyen vert et responsable.Malheureusement, ce n’est pas suffisant…

Alors, si ce n’est pas par la culpabilisation, comment peut-on en arriver à développer une culture environnementale?Par des amendes?Le journaliste François Cardinal croit beaucoup en cette approche du pollueur-payeur.Je crois également qu’il s’agirait d’une méthode pour « dompter » les plus récalcitrants à agir dans le bon sens.Cependant, je n’aime pas encore cette idée sous-jacente de la culpabilisation et de la réprimande qui vient avec cette méthode.Je pense qu’il s’agit d’un mal nécessaire et que nous devons sérieusement considérer cette option (Je roule plus que les autres? Je jette plus de déchets? Je pollue plus? Alors tu dois payer plus, c’est comme ça), mais j’aimerais beaucoup qu’on puisse aller au-delà de cette approche pour pouvoir vraiment développer une mentalité de respect de l’environnement chez les gens.Si tout le monde était respectueux, nous n’aurions plus besoin de ces méthodes punitives pour diminuer la pollution.

Faut-il dans ce cas continuer les campagnes préventives?Selon cet article les campagnes de prévention, ou le marketing social, présente une certaine efficacité dans la population grâce à la répétition du message.Cette approche a certainement ses limites, mais il semble que ce soit quelque chose de relativement efficace.Cependant, qui paye pour ces campagnes?Des groupes de pression, des parties prenantes d’une organisation quelconque ou alors notre gouvernement.Mais l’argent du gouvernement c’est vous et moi qui le payons, alors est-ce que je veux payer pour me convaincre de quelque chose dont je suis déjà convaincu?

Selon moi, le moyen le plus efficace reste encore l'éducation.C’est plus long mais lorsque c’est enseigné aux enfants dès leur tout jeune âge, cela devient ensuite un réflexe acquis dans la population.À ce propos, j’ai fait la découverte récemment d’une association qui prône l’éducation relative à l’environnement en milieu scolaire.Il s’agit de « l’Association québécoise pour la promotion de l’éducation relative à l’environnement » (aqpere).Leurs objectifs sont de : rassembler les intervenants œuvrant en éducation relative à l’environnement pour échanger l’information et concerter les actions; appuyer les membres par l’organisation, la diffusion et la reconnaissance de leurs activités; diffuser l’information dans le domaine de l’éducation relative à l’environnement et finalement, représenter les intérêts des membres dans les dossiers relatifs au développement de l’éducation relative à l’environnement.

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L’aqpere représente un très bel exemple d'où nous devons nous diriger.L’éducation et l’instruction a permis aux sociétés occidentales d’accomplir de grandes choses, l’ignorance quant à elle n’est jamais une solution.Il faut donc inclure les notions de respect de l’environnement et le développement durable dans nos programmes éducatifs et ce, peu importe le champ d’étude.L’environnement, c’est notre eau, notre air, notre sol et toute la vie qui nous entoure, ça nous touche donc dans toutes les sphères de notre vie!

Et en entreprise?Comment peut-on aller de l’avant avec ces idées?Les travailleurs ont finis l’école n’est-ce pas?Dans ce cas-ci on peut y aller par l’approche de la formation continue, pourquoi pas un cours sur l’environnement et le développement durable dans les entreprises plutôt qu’un cours sur les fonctionnalités d’Excel?Oui, on risque de faire face à beaucoup de scepticisme de la part des générations qui n’ont pas connu ces problèmes lors de leur jeunesse, mais avec l’aide d’exemples concrets, on peut réussir à en sensibiliser quelques-uns.

Je m’intéresse beaucoup au pouvoir de la reconnaissance non monétaire en milieu de travail.Reconnaître les bons coups de ses employés de façon officielle est quelque chose qui s’avère très positif en entreprise, ça aide à motiver les troupes!Pourquoi ne pas appliquer ce concept aux dossiers relatifs à l’environnement?Par exemple, telle action de tel employé a permis à l’entreprise de diminuer ses gaz à effet de serre de x%, ou alors a permis de réduire la quantité de déchet, ou alors fait sauver de l’énergie et donc diminue la facture de gaz, mazout, hydro…Encouragez ces actions, communiquez les résultats à tout le monde et valorisez ces gestes.Invitez tout le monde à donner ses idées sur comment on pourrait contribuer à être une entreprise plus éco-responsable.Deux têtes valent mieux qu’une et je suis certain que beaucoup d’idées existent dans la tête de vos employés, il faut exploiter cette ressource et la valoriser.C’est bénéfique pour tout le monde et les résultats peuvent être communiqués à l’interne certes, mais également à l’externe, chez vos clients qui adorent apaiser leur conscience en se procurant des biens et services chez des fournisseurs éco-responsables.Pourquoi attendre que les lois vous forcent à aller de l’avant quand ces actions peuvent devenir un véritable avantage concurrentiel?

Il faut donc continuer à développer cette culture environnementale dans notre société, à l’école comme en milieu de travail, ainsi nous n’aurons plus besoin de ces actions punitives pour dompter les pollueurs.Ceux-ci seront de plus en plus isolés et leur entourage mettra naturellement de la pression pour qu’ils changent leurs habitudes.


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