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L'épicier de l'Elysée

Publié le 23 mars 2010 par Careagit
Cela fait même pas une semaine que le PS a renouvelé sa mainmise sur les régions françaises. Même pas une semaine, aussi, que l'UMP joue avec les leviers de communication comme l'on manipule quelques cartes espérant amoindrir aux yeux du peuple, une défaite pourtant sévère. Je ne comprends pas cette communication. Le peuple voulait ériger l'UMP en martyr, il fallait sans nul doute lui donner ce qu'il cherchait pour rapidement passer à autre chose. Au lieu de cela, X. Bertrand et consorts ne se sont que plus ridiculisés, osant même, dans l'entre deux tours, un "c'est une défaite du PS" qui fera date dans l'histoire du concept de "déni de défaite".
Les résultats, c'était Dimanche. Nous sommes Mardi. En 48h, un ministre secoué à été remercié, un projet auparavant porté comme révolutionnaire a été froidement abandonné. Des têtes d'affiches des vautours Villepinistes ont été intégré. Le fondement écologiste d'hier, cette fameuse "écologie de droite" a été abandonnée après qu'Europe Ecologie ait vendu corps et âmes aux négociateurs du PS. L'écologie oui, mais seulement si cela rapporte des voix. L'avenir ? La droite, le gaullisme mèches au vent, back to basics. Retour en terrain conquis, là ou le français de droite retrouve ses petits, au diable la rupture. Chaque chose à sa place et une case pour chaque chose ! En 3 ans, Nicolas Sarkozy a fait imploser une fausse droite unie en s'attaquant à des questions périphériques (travail le dimanche) sans suivre une ligne idéologique claire et construite. Le couperet est tombé, ce n'est pas faute d'en avoir parlé ici... Tour à tour, l'ouverture puis le débat sur l'identité nationale ont échoué. Désormais, il faut purger.
Pour la suite, N. Sarkozy poursuit sa mue pour intégrer quasi à la perfection le costume présidentiel de Chirac. Devant le soulèvement de la (habituelle) bruyante France, il faut se taire et s'adoucir.
Cette flexibilité idéologique m'est insupportable. La France est gérée comme l'épicerie du coin de ma rue... et encore, l'épicier lui, ne vivrait pas longtemps à un taux d'endettement de 70%.

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