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Exposition "Cima da Conegliano,poète du paysage"

Par Dina_gar

     Elle se tient au palais Sarcinelli à Conegliano (50mn en train de Venise) et  un long tapis bleu clair y conduit. C'est à une dizaine de minutes de la gare et elle est visible jusqu'au 2 juin..

     Je ne connaissais de lui que les trois peintures qui sont au musée de L'Académie de Venise et qui m'intriguaient par un côté assez moderne dans la facture. On le considérait comme un peintre mineur  mais cette exposition de quarante de ses oeuvres  qui viennent d'un peu partout (Washington, Lisbonne , Londres, Dusseldorf, Philadelphie....) montre qu'il a été un précurseur . Giorgione ; Le Titien l'ont sûrement admiré comme lui s'est inspiré de Vivarini , Bellini...Pendant une vingtaine d'années il a peint à Venise , il avait son atelier près du Rialto. Il est né à Conegliano en  1459/1460 (?).Pendant les années de sa jeunesse Conegliano  traversait une période propice à l'art  et surtout à la peinture  . Des façades de palais sont décorées de  fresques ou peintures murales . Son talent le pousse  vers Venise (probablement dans les années 1487-1488) . Dans la ville lagunaire la peinture était  influencée par Antonello da Messina.  C'est là que Cima va peindre; on ne sait s'il est mort à Venise ou à Conegliano vers 1517/1518 (?). Dans ses oeuvres il a souvent peint les paysages de sa ville natale; on reconnaît le château , les murailles (je les ai longées , jusqu'au château  perché sur une colline).. Autre caractéristique : l'expression du regard  , intense , émouvante . On dit que pour étaler la peinture pour ombrer un oeil ,par exemple,il utilisait son pouce.. Presque à  la fin de l'exposition  deux visages du Christ ont attiré mon attention , d'abord celui qui se trouve à La National Gallery de Londres puis un autre d'une collection privée. On note que  la couronne d'épines du premier est encore fraîche alors  qu'elle est desséchée dans le second. Ces deux visages m'ont profondément émue , le regard ,le visage émacié, le teint blafard,.. on y lit toute la douleur de la passion... Un grand historien  d'art   (le nom a été cité mais je ne m'en souviens plus , peut-être Berenson , mais rien de sûr) a dit qu' "un   musée n'est vraiment grand que s'il possède au moins une oeuvre de Cima da Conegliano"...Il y a de l'humanisme dans sa peinture  et cette exposition a révélé sa grandeur .


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