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Mort de Paul Buisson : juste une réprimande pour l’urgentologue Bruno Blais

Publié le 28 mars 2010 par Suzanneb

Par Suzanne Bissonnette

Bien que reconnu coupable de négligence, l’urgentologue Bruno Blais ne se voit imposer qu’une réprimande par le Conseil de discipline du Collège des médecins pour les soins déficients qu’il a donnés à l’animateur Paul Buisson dans les heures précédant son décès en 2005.

« Le Conseil est d’avis qu’une réprimande constitue une décision juste, équitable et appropriée dans les circonstances très particulières de la présente affaire », peut-on lire dans la décision rendue publique ce vendredi.

Évoquant la jurisprudence et l’aspect fort médiatisé de l’affaire, le Conseil a tenu à rappeler dans sa décision que « le droit disciplinaire n’a pas pour but de punir l’intimé mais bien de protéger le public ». Il juge néanmoins que la réprimande, qui constitue concrètement une note au dossier, est une sanction « sévère » qui doit « aider l’intimé à modifier son comportement, ce qui a déjà été fait ».

Caméraman et animateur vedette de RDS, Paul Buisson est décédé à l’urgence de l’hôpital de Saint-Eustache le 19 avril 2005 à la suite d’un arrêt respiratoire relié à la prise de narcotiques. Il avait été hospitalisé la veille pour des douleurs liées à des pierres aux reins.

Le Dr Blais, qui comptait à l’époque trois ans d’expérience à l’urgence, lui avait diagnostiqué une colique néphrétique puis administré plus d’une dose de morphine, qui a fini par entraîner une détresse respiratoire.

Coupable de négligence

En avril 2009, le Conseil de discipline a déclaré le Dr Blais coupable de négligence pour avoir omis de d’émettre une surveillance par monitorage étroit puisque l’administration de narcotiques est susceptible d’entraîner des problèmes respiratoires, notamment chez des patients corpulents comme M. Buisson.

Le Dr Steeve Simard, qui a traité Paul Buisson à son arrivée à l’hôpital, a aussi été reconnu coupable de négligence l’an dernier. À trois reprises, le médecin lui avait prescrit un antidote aux narcotiques. Bien que le médicament ait eu un certain effet, M. Buisson était resté somnolent et confus, amenant le Dr Simard à l’intuber. L’animateur a complètement cessé de respirer quelques minutes plus tard, lors du premier de deux arrêts respiratoires.

Le Collège avait été particulièrement sévère à son endroit, notamment parce que le Dr Simard aurait dû transférer son patient aux soins intensifs ou à l’unité de réanimation de l’urgence. Le Conseil de discipline doit se pencher prochainement sur la sanction à lui imposer.

L’enquête du coroner Jacques Ramsay sur le décès de l’animateur a amené l’hôpital de Saint-Eustache à prendre des mesures pour qu’un tel événement ne se produise plus, indique le rapport.

Rue Frontenac - par Louis Mathieu Gagné - 19 mars 2010

Sources et références pour cet article

  1. Rue Frontenac - par Louis Mathieu Gagné - 19 mars 2010
    www.ruefrontenac.com/nouvelles-generales/sante/196...

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