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INVICTUS ou comment choisir son pantalon

Publié le 18 janvier 2010 par Alyanec
INVICTUS ou comment choisir son pantalon
Température : 11°C. Temps : soleil. Saison : hiver. Lieu : Paris. Incroyable le temps en ce jour de samedi. Du coup manteau, bottes et pull pour aller faire les soldes. Je ne voulais qu’un pantalon classique noir. Mais ou trouver un pantalon qui arrive à couvrir vos fesses quand on est assis , sans laisser la moitié de votre culotte à la vue de tout le monde ? Je ne sais pas vous, mais moi, je suis très mal sculptée au niveau des hanches.  38 pour un tour de taille alors qu’en bas se sera plutôt du 42. Alors comment trouver une bonne paire de pantalon qui vous rend belle sans faire de vous une sorte poire énorme ambulante? Avez vous remarqué qu’en fonction du magasin ou vous achetez, vous êtes plus ou moins maigre ? Tenez pour exemple : si pour un Promod je rentre dans un 42 alors que pour un H&M je suis la reine du régime car j’arrive à rentrer dans un 38. A croire qu’ils n’ont pas le même système de mesure… La même chose pour les miroirs dans les cabines d’essayage. Mon cauchemar : celles de chez Camaïeu. Elles grossissent (ou bien elles montrent la vérité ???!!) .  Je ne peux pas acheter mes vêtements quand je me regarde dans leurs miroirs. J’ai abandonné vite ce supplice une fois que j’ai fait 5 ou 6 magasins. Les soldes ne sont pas une excuse pour me rappeler que trouver un pantalon qui me va bien, reste mon cauchemar!
Alors INVICTUS , ce poème victorien, me semblait le plus juste pour répondre au défi du destin. Je suis allée très enthousiaste voir le dernier Clint Eastwood.  Avec de noms comme Matt Damon et Morgan Freeman à l’affiche, on s’attend à un chef d’œuvre. Même si l’histoire racontée est inspirée de faits réels et devrait nous toucher,je suis restée triste devant ce film. Pourtant avec des personnages comme Nelson Mandela et une Coupe du Monde de rugby gagnée par l’Afrique du Sud, on devrait se sentir concernés. Surtout que l’histoire raconte les déboires de ce nouveau président pour unifier son pays à travers le rugby. La pauvreté, la lutte politique, l’effort de cette magnifique équipe pour réussir sont les thèmes abordés.
Le problème est que ce film démarre véritablement qu’au bout d’une heure et demie. Pendant tout ce temps, il se passe rien, ou mieux dire, le réalisateur ne fait qu’exprimer en doublon toutes les scènes. Coupez la moitié du film vous aurez le même effet. Si Eastwood était un débutant, on aurait pu dire qu’il est jeune et inexpérimenté. Mais un grand réalisateur comme lui, il n’a pas d’excuse. On se demande même si c’est bien lui qui était derrière la caméra. Parlons pas de la lumière ni du son car ça frôle la catastrophe. La musique nous fait penser plutôt au Roi Lion qu’à du rugby. A part de se soucier pour la sécurité de Mandela, il n’y a pas d’enjeu dans l’histoire. Parlons même pas des scènes de rugby qui sont vraiment moches. Peut être ils étaient pressées au montage et ils n’ont pas choisi bien les images ? Quant aux acteurs : si Morgan Freeman est véritablement possédé par Mandela, ce n’est pas la même chose pour Matt Damon. Car de son côté , Damon oublie parfois qu’il joue un sud africain et il reprend son accent américain. Pour par dire que son jeu est minimaliste et parfois absent.
Pourtant , à la fin on as envie d’être dans le film car l’enjeu du match nous prend par les tripes. Mais c’est bien trop tard. Dommage pour un réalisateur aussi talentueux, des acteurs aussi bons et un sujet qui aurait pu nous toucher plus.
A la fin du film, quelques personnes ont applaudi. Je me demande pourquoi. Pour le fait que les Africains ont gagné contre les All Blacks ? Ou parce qu’ils ont aimé ? Je n’ai pas compris ce que je venais de voir. A vrai dire, je n’ai même pas bien vu la différence sociale entre les 2 populations qui cohabitent en Afrique du Sud . Pourtant il y a énormément de gens qui ont peur tous les jours de vivre la bas. En connaissant des sud africains exilés, j'ai trouvé tellement futile l'histoire racontée par Eastwood. A part voir de noirs et de blancs qui essayent de faire la paix autour d'un stade de rugby, c’est le grand vide.
Par contre, si vous avez envie de voir plus sur Clint Eastwood, ce parisien de cœur, sachez qu’à la sortie de la station Champs Elysées Clemenceau (M13) , il y a une exposition gratuite consacrée à sa carrière.   Allez admirer plutôt ses photos !

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