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Constantly in the dark

Par Philippe Di Folco
... elle ne parvient pas à leur dire non, à rester dans son appartement, à fixer l'écran 40', les murs marrons, la fissure, les chats, les objets, surtout celui-ci, long et rose. Quelqu'un sonne à la porte. Elle n'ouvre pas. L'ordinateur est muet. Le portable déchargé. Demain elle n'ira pas au travail. Elle prendra le train pour l'Ouest. Pour les grands ports découvertes. L'Hôtel de l'Univers. Les embruns. La citadelle. Son corps est une étrange forteresse qui ne sait pas dire non. Alors elle l'éloigne le plus possible du Centre et l'expose aux limites occidentales, aux bords des falaises. Elle se penche. Les vents diluent tout. Même les mauvais souvenirs. Au moins, elle s'épuise pour une bonne chose : elle-même, rien qu'elle-même. Elle reste là sept jours. Il l'a rejoint. Par hasard. Il se souvenait de ce qu'elle avait dit : "Je suis attendue par les embruns tant je manque d'air et de poumons..."

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