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Washington 14 avril : Privation de nucléaire!!

Publié le 13 avril 2010 par 000111aaa

1/OBJECTIFS AFFICHES

1-1 : STRATEGIE A LONG TERME .

Hier s'est ouverte à Washington une grande conférence internationale sur la sécurité nucléaire, à laquelle 47 Etats doivent participer. La prochaine étape sera la conférence d'examen du traité de non-prolifération (TNP), qui se déroulera aux Nations unies à partir du 3 mai. Un calendrier chargé, sur fond de volonté affichée par Obama de s'engager sur la voie «d'un monde sans armes nucléaires», Désormais, les Etats-Unis renoncent explicitement à utiliser l arme nucléaire contre un pays qui ne l a pas . Le Pentagone publie régulièrement un document baptisé Nuclear Posture Review, qui définit la doctrine américaine en matière d'armes nucléaires. Sa dernière version a été publiée le 6 avril et présentée par  le président  dans un entretien au New York Times. L'idée essentielle est de réduire le rôle des armes atomiques dans la défense du pays. Il ne s'agit pas d'un tournant, mais de la poursuite d'une politique engagée depuis plusieurs années

1-2 : PROBLEMES ACTUELS

1-2-1 :  LA PRODUCTION DE MATIERES NUCLEAIRES EST MAL SUIVIE

La résolution1540 "impose des obligations strictes de compte rendu aux Etats, mais peu les ont pleinement respectées", estime dans un rapport publié en décembre dernier la Commission internationale sur la non-prolifération et le désarmement nucléaire, mais des producteurs d'uranium ne la respectent toujours pas !

« Une analyse de l'Associated Press met en évidence de grandes disparités dans la manière dont les pays ont rendu compte de leurs actions. Les Etats-Unis et d'autres pays industrialisés ont communiqué des rapports solides  et copieux , alors que des pays plus petits ont soumis des rapports de seulement quelques centaines de mots, qui n'étaient pas vraiment pertinents. Presque tous les Etats n'ayant pas établi de comptes-rendus se trouvent en Afrique  C'est notamment le cas de la Zambie, du Malawi et de la République centrafricaine, qui produisent de l'uranium….Autres "mauvais élèves", le Niger, gros exportateur d'uranium, et la République démocratique du Congo. En 2008, des experts de la commission  ont rédigé des rapports pour le compte de ces deux pays. Mais ni le Niger, ni la RDC n'ont rendu compte eux-mêmes de mesures de renforcement de la sécurité nucléaire.

Dans le sud de la RDC, la mine de Shinkolobwe, d'où provenait l'uranium utilisé pour la bombe atomique larguée sur Hiroshima, a été fermée en 1960. Mais ces dernières années, des milliers de mineurs indépendants travaillant sur le site ont extrait du cobalt et, selon certaines informations, de l'uranium. .

Sur fond de regain d'intérêt pour l'énergie nucléaire dans le monde, les sociétés minières intensifient la recherche de gisements d'uranium au Niger et dans d'autres pays ne respectant pas la résolution 1540, comme le Gabon, la Guinée, le Mali et la Mauritanie »

I l faudrait se montrer bien naïf pour croire  qu une petite exploitation indépendante , dans l ensemble de toute cette zone géographique , ne cherche pas à se faire  des extra profits  dans de tels trafic….

1-2-2 : LA DISSEMINATION DES MATIERES  PAR LES ETATS PRODUCTEURS N EST PAS LA SEULE EN CAUSE

Une base de données de l'AIEA recense de nombreux cas de vol, de perte ou d'autres incidents impliquant des matières nucléaires chaque année. « Cela montre qu'il y a un risque auquel la communauté internationale doit faire face »

JACQUES ATTALI a publié un livre sur les actes de détournements :1994 : Économie de l'apocalypse - Trafic et prolifération nucléaire - Éditions Fayard.On peut consulter également « Les trafics de matières nucléaires »  par Daniel Kiffer  et Olivier Mutez( Membres de la Délégation aux affaires stratégiques,)

1-3: LES INSTRUMENTS D AMELIORATION POSSIBLES

 

Le 28 avril 2004, le Conseil de sécurité a adopté à l’unanimité la résolution 1540 (2004) en vertu du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies, stipulant que les États doivent entre autres s’abstenir d’apporter un appui, quelle qu’en soit la forme, à des acteurs non étatiques qui tenteraient de mettre au point, de se procurer, de fabriquer, de posséder, de transporter, de transférer ou d’utiliser des armes nucléaires, chimiques ou biologiques ou leurs vecteurs. Dans sa résolution 1540 (2004), le Conseil impose à tous les États une obligation contraignante de mettre en place des dispositifs intérieurs de contrôle destinés à prévenir la prolifération des armes nucléaires, chimiques ou biologiques et de leurs vecteurs, y compris en mettant en place des dispositifs de contrôle appropriés pour les matières connexes. Il encourage aussi une intensification de la coopération internationale dans cette action, en accord avec les traités internationaux de non-prolifération et grâce à la promotion de l’adhésion universelle à ces traités. Le 27 avril 2006, le Conseil de sécurité a prorogé le mandat du Comité créé par la résolution 1540 (2004) pour une nouvelle période de deux ans avec l’adoption de la résolution 1673 (2006), dans laquelle il a réitéré les objectifs de la résolution 1540 (2004), et exprimé son intention de redoubler d’efforts pour encourager l’application intégrale de la résolution. Le 25 avril 2008, le Conseil de sécurité a adopté la résolution 1810 (2008), dans laquelle il a prorogé le mandat du Comité créé par la résolution 1540 (2004) pour une période de trois ans se terminant le 25 avril 2011, pendant laquelle il continuera d’être aidé par des experts

Claude Heller, ambassadeur mexicain auprès de l'ONU et président de la commission de l'ONU supervisant la mise en oeuvre du texte, prévoit une série de réunions avec des pays qui n'ont toujours pas rempli leurs obligations pour les convaincre de coopérer. Il voit le sommet de Washington comme une occasion d'"envoyer un message fort" sur l'importance de la résolution 1540 Seul instrument international légal visant à empêcher que la technologie nucléaire ne tombe entre les mains de terroristes, elle s'impose à tous les pays, contrairement aux traités, applicables seulement aux Etats qui les ratifient.

 Personnellement je ne vois pas les inspecteurs de  AIEA  jouer aux coureurs de brousse  pour tenter de détecter les  petites productions illicites  de minerais uranifères  dans les pays que j ai signalés plus haut

2 :LES GENEURS !

2-1 : LA Corée du nord et l’Iran

Il n’échappe à personne que les USA avec les pays européens  veulent priver d autres pays  de l accès au nucléaire militaire  et que cette réunion  de Washington  constitue aussi  une démarche préparatoire  à une sanction de  ONU   éventuelle et pour une aggravation de l embargo  ….Si la  Corée du  NORD  a montré explicitement ses intentions , il n en est pas de meme  pour l IRAN  qui continue à proclamer urbi et orbi son  désir exclusif  d uranium civil et pacifique …Je ne peux pas juger de  la réalité de leurs actions en matiére d’enrichissement isotopique , de son efficacité et de son prix  … D ailleurs ces menaces sont peut-être contre productives et dans les difficultés politiques  iraniennes actuelles ,elles   peuvent conduire son gouvernement  a  utiliser les sanctions onusiennes  comme renfort et soutien  intérieur  pour leur  nationalisme exacerbé  ….

2-2 : Les organisations terroristes

Même s'il pourraient réussir à concevoir des "bombes sales" radioactives relativement simples,les groupes terroristes n'auraient probablement  pas le savoir-faire ni les infrastructures nécessaires pour fabriquer des armes nucléaires à partir de l'uranium africain. Les experts craignent toutefois que des "acteurs non étatiques", dont des trafiquants motivés par l'appât du gain, puissent livrer de la technologie, de l'uranium ou d'autres matières à un Etat possédant un programme d'armement illicite.

2-3 : les pays ambigus

 La CHINE  ,les INDES  et ISRAEL  qui possèdent l arme nucléaire    ont une politique FONDAMENTALEMENT  ambiguë :nul n a oublié que  GOLDA MEIR   dans les premiers revers de ses troupes en 1974 a menacé d utiliser sa bombe  et a du écouter les conseils de modération des USA

 

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