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Choisir une bonne méthode d'élevage

Par Selectionsavicoles

 

Glosters au nid

Jeunes canaris Gloster, prêts à quitter le nid.

CHOISIR UNE BONNE METHODE D’ELEVAGE

 Au terme d'une une couvaison assidue de douze jours et demi, des bébés canaris, après avoir brisé laborieusement leur coquille, succèdent aux cinq à six oeufs bleus‑verts tachetés de marron. C'est à partir de ce moment que les soins vigilants de leur mère commenceront, afin d'assurer une croissance harmonieuse de la nichée. Ce sera également le point de départ, pour l'éleveur, d'une attention soute­nue dans le but de favoriser, au maximum, les efforts de l'éleveuse.

Avant d'entamer l'étude de la conduite d'une méthode d'élevage, nous devons sa­voir qu'il en existe plusieurs, toutes aussi bonnes les unes que les autres. Cependant, chaque amateur de canaris a une préférence pour telle ou telle façon de procéder ; il est évident qu'une méthode peut être considé­rée comme acceptable, à partir de l'instant où ses résultats, quant à la production de jeunes, sont positifs, mais aussi en considé­rant le point de vue santé qui doit être égale­ment irréprochable. Après ces considérations d'ordre général, mais néanmoins très impor­tantes, nous allons décrire un procédé qui donne de bons résultats et qui peut être recommandé aux débutants.

1) Les reproducteurs sont logés en cage individuelle (couveuse-éleveuse) et on prati­que l'élevage, soit en laissant ensemble le couple, soit avec la femelle seule. Cette dernière solution est souvent considérée comme la meilleure pour de multiples raisons : la femelle n'est pas dérangée ni ennuyée par le mâle, elle est obligée de se lever du nid pour quérir sa pitance et, lorsqu'elle retourne au berceau natal de ses enfants, ceux ci réclament leurs rations avec force insistance; de la même facon le mâle n'incite pas la femelle à reni­cher, alors que les jeunes ne sont pas en­core sortis de leur nid, etc...

2) La nourriture à présent sera l'objet de notre propos: le mélange de graines tradi­tionnel est naturellement servi quotidienne­ment. Nous en rappelons les proportions: 50% d'al­piste, 30% de navette, 10% de gruau d'avoine, 5% de niger et 5% de lin. A ces graines doit être ajoutée la patée d'élevage.

A son propos, ouvrons une parenthèse, car il en existe de toute sorte. On peut les classer grossièrement en trois catégories : les pâtées que l’on prépare soi-même, les pâtées du commerce et les pâtées hybrides qui utili­sent les compositions commerciales, mais en y ajoutant d'autres éléments ou en mélan­geant deux ou plusieurs pâtées produites pour les laboratoires ou firmes spécialisés. Je vais essayer de vous citer au moins un exemple de chaque catégorie : pour la pre­mière, il existe la traditionnelle pâtée à l'oeuf et aux biscottes qui mélange les deux ingré­dients dans la proportion de quatre biscottes pour un oeuf cuit dur. Cette re­cette ancienne a du bon, mais ne possède pas un assez fort pouvoir nutritif, puisqu'elle est incomplète et déséquilibrée. Aussi, pour éviter ces inconvénients nutritionnels, d’aucuns ont imaginé d'additionner certaines sub­stances à cette préparation: des vitamines synthétiques, du miel, du charbon de bois, de la choline, etc.

Les pâtées du commerce n'ont pas ce dés­avantage, car elles sont en principe étudiées de façon que la ration soit complète et équili­brée. Chaque marque a ses adeptes. Il faut sou­vent se méfier de ne pas présenter au der­nier moment ces préparations pour ne pas avoir la mauvaise surprise de voir les oiseaux refuser de consommer ces pâtées. Il est en effet fréquent qu'une plus ou moins longue pé­riode d'adaptation soit nécessaire, avant que nos canaris puissent apprécier cet aliment à sa juste valeur.

C'est d'ailleurs pourquoi il arrive d'être dans l’obligation d'utiliser la troisième catégorie de pâtée, de façon à bien faire accepter à nos oiseaux cette nourriture indispensable à l'élevage.

3) Les jeunes restent au nid environ trois semaines, puis ils font de timides sorties, ré­intégrant presque immédiatement leur abri natal. Progressivement, ils s'enhardissent et à qua­tre semaines quittent définitivement leur nid.

lis commencent alors à becqueter de‑ci de-là, d'abord la pâtée, puis les graines qu'ils ne décortiqueront vraiment que vers le qua­rante ou quarante cinquième jour. L'époque du sevrage sera là, la nichée deviendra indé­pendante pour le restant de son existence qui a débuté de façon si intéressante sous nos yeux toujours émerveillés par les prodi­ges constamment renouvelés de notre mère Nature.


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