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Un cancer ignoré depuis 20 mois, négligence du gynécologue ?

Publié le 06 mai 2010 par Suzanneb

Rester en vie ! 

La science du médecin est de découvrir chez un patient, un mal dont tous les deux puissent vivre.

— [Albert Willemetz]

mai

6

2010

Par Suzanne Bissonnette

Vingt mois sans traitement

Sylvie Deslongchamps se meurt du cancer du col de l’utérus. Pourtant, elle avait passé un test de dépistage, mais on a oublié pendant un an et demi de lui dire qu’elle avait eu un résultat positif. Une poursuite de 760 000$ a donc été déposée, hier, au palais de justice de Longueuil.

Selon le Journal de Montréal, le cauchemar de la femme de 46 ans a débuté en janvier 2007. Elle s’est alors présentée pour une consultation annuelle avec le Dr Jacques Henri Victor Nizard à l’Hôpital Charles-Lemoyne de Longueuil. Comme des milliers de femmes le font chaque année, elle a subi un prélèvement cytologique (test Pap). Le lendemain, un pathologiste a découvert des lésions, mais on ne l’a prévenue.

«C’était son gynécologue, on lui faisait extrêmement confiance», déplore Céline Champagne qui accompagne Sylvie Deslongchamps depuis les débuts de la maladie. «On n’avait pas eu d’appel. On s’est donc dit, pas de nouvelles, bonnes nouvelles.»

Une annonce bouleversante

Sauf qu’une petite bombe allait frapper Sylvie Deslongchamps 20 mois plus tard. Aux prises avec des saignements persistants, elle demande un rendez-vous avec son gynécologue. Le 18 septembre 2008, elle rencontre le Dr Nizard qui l’examine.

Comme ses saignements sont abondants, il lui suggère de revenir plus tard. Or, en lisant le dossier, il voit les résultats du Pap test subit en janvier 2007. C’est à ce moment que la résidante de Saint-Constant apprend qu’elle est atteinte d’un cancer.

Après le diagnostic, des traitements de chimiothérapie et de radiothérapie ont été effectués, mais sans parvenir à contenir la propagation du cancer.

Au fil des mois, les douleurs sont devenues de plus en plus difficiles à supporter. La médication a dû être ajustée pour lui permettre de l’endurer. «J’ai pensé quelques fois à en finir. Je n’avais pas peur de la mort. Elle (Céline) aurait pu me retrouver accrochée dans le garage», dit-elle.

Douleurs intenses

Malgré tout, elle s’est résignée face à la maladie. En décembre dernier, elle a su qu’il ne lui restait qu’un an à vivre.

Dans la poursuite, les deux femmes estiment que la négligence du Dr Nizard a empêché qu’elle soit traitée plus rapidement, le tout causant une souffrance psychologique immense et d’extrêmes douleurs.

«Je souffre, oui, mais elle souffre deux fois plus que moi de me voir comme ça», dit la malade en parlant de Céline Champagne.

(Agence QMI) Vingt mois sans traitement - TVA LCN 6 mai 2010

Il s’agit à mon sens d’une situation tout à fait impardonnable.

D’autant plus que ce type de cancer présente un bon taux de survie après 5 ans, s’il est pris à temps. Reste-t-il encore quelque chose d’efficace dans ce système de santé ?

Si vous souhaitez obtenir un bon diagnostic, un bon traitement, et by the way, un bon médecin, vous avez autant de chance en priant votre saint préféré qu’à la loterie de la santé, où le système est toujours gagnant.

Sources et références pour cet article

  1. Vingt mois sans traitement - TVA LCN 6 mai 2010
    lcn.canoe.ca/lcn/infos/regional/archives/2010/05/2...
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