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De la démocratie à la bancocratie

Publié le 19 mai 2010 par Cetaitdemainorg

L'agence de notation Fitch maintient la note négative de la Grèce car elle doute de sa capacité à appliquer les mesures d'austérité budgétaire imposées par l'Union européenne et le FMI. La spéculation va donc se poursuivre. La pression des Etats membres de la zone euro aussi. Près de la moitié de la dette grecque et portugaise est détenue par l'Allemagne et la France. Si Athènes et Lisbonne ne remboursent pas, Berlin et Paris connaîtront des moments très difficiles. L'économie financière mettra en péril l'économie réelle et les institutions internationales exigeront des Etats des efforts supplémentaires. Si Berlin et Paris vacillent sur leur socle, c'est l'Europe entière qui tremblera et l'onde de choc atteindra les Etats-Unis, la Chine, le Japon, l'Inde et le Brésil. Par conséquent, de nouvelles coupes dans les dépenses publiques, (éducation, santé notamment), finiront par provoquer des troubles sociaux qui déstabiliseront les marchés et les places boursières tout en stimulant la voracité de la spéculation...

Cette spirale sans fin s'attaque aux fondements mêmes de la démocratie en vidant de toute substance le pouvoir politique. La bancocratie prend la place et ne se laissera pas déloger. Elle lèvera s'il le faut des armées privées pour mater la révolte des peuples.

Ce scénario est extrêmement pessimiste. Rien n'est encore perdu. Les tragédies de l'Histoire accouchent souvent de grands hommes qui parviennent à sauver le monde. Il est possible de compter sur Barack Obama aux Etats-Unis mais il aura besoin d'aide en Europe et en Asie, en Amérique du Sud. Si cette aide ne vient pas, nous pleurerons des larmes de sang dans les prochaines années.


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