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Doctor Who – Episodes 5.12 et 5.13 – Series finale

Publié le 30 juin 2010 par Speedu
. / The Pandorica opens (1/2) – The Big Bang (2/2)
Saison 5, Episodes 12 et 13 sur 13
Diffusion vo : BBC – 19 et 26 juin 2010
Le docteur et Amy doivent faire face à Pandorica et les conséquences qui découlent de l’ouverture de celle-ci.
Doctor Who – Episodes 5.12 et 5.13 – Series finale Doctor Who – Episodes 5.12 et 5.13 – Series finale Doctor Who – Episodes 5.12 et 5.13 – Series finale

Ce final et cette saison démontrent à la perfection une chose bien précise : scénariste et showrunner sont deux métiers bien distincts et différents et un bon scénariste ne fait pas forcément un bon showrunner. Moffat a écrit les meilleurs épisodes de l’ère du showrunner Russel T Davis. Et il est responsable de la saison la plus faible de la série en tant que showrunner. Globablement, je n’ai jamais réussi à m’attacher et me prendre au jeu dans cette saison. Elle ne m’a pas ému, elle ne m’a pas fait rire, elle ne m’a pas marqué et je suis déjà incapable de sortir un épisode du lot, juste quelques scènes là où les saisons de RTD m’ont laissé à chaque 4 ou 5 épisodes exceptionnels. La seule exception dans cette saison 5 étant The Lodger, l’épisode 11 que j’ai adoré. Et cet ensemble repose aussi sur un point : Amy. Dans The Lodger, elle y était quasi absente (mais encore trop présente). Amy n’a rien pour elle à part le physique avantageux de son actrice Karen Gillan. Mais niveau jeu, ce n’est pas ça du tout (elle se fait manger par sa version de 7 ans quand même) et niveau perso, non plus. Elle est tout simplement casse couilles. Désolé pour ses fans mais c’est comme ça, je ne l’aime pas. Son seul mérite en tant que personnage est de me faire aimer à postériori Martha Jones.
Globalement, ce que je reproche aux épisodes de l’ère Moffat, c’est qu’ils réussissent l’exploit dem e faire toujours décroché à un moment ou un autre, hormis lors de 3 épisodes, soit même pas un quart de la saison (pour info, les 10, 11 et 12). Par exemple, sur le 13, j’ai décroché quand Eleven est entrer dans le tardis avec Pandorica. Le dernier quart d’heure m’a paru interminable et je dois admettre que j’ai surfer le net tout en laissant les flashbacks se dérouler dans leur coin. Je pense vraiment que ce final aurait gagner en rythme avec un format habituel plutôt qu’avec sa dizaine de minutes de rab. Ca nous aurait éviter toutes les redites du style les flashbacks pour nous montrer que le docteur avait voyagé dans les épisodes de la saison ou pire, les rescènes entre Rory et le docteur en Fez et balai par exemple.
De plus, je reproche à Moffat une énorme facilité scénaristiques en autorisant le retour dans le temps et la réécriture des évènements quelqu’ils soient et de sa propre ligne temporelle. Alors, on va peut-être m’invoquer que dans le lointain passé, cela était possible aussi mais pour moi, la référence reste l’ensemble de règles expliquées par RTD. Je vois la version de 2005 comme la continuité des anciennes séries mais aussi comme une série à part, indépendante, simplement référentielle. Là, avec la possibilité de réécrire sa propre ligne temporelle, on tombe dans le tout est possible pour régler une situation, il suffit de se servir du time vortex et zou ma poule, le problème est réglé. C’est trop facile et cela tue l’enjeu je trouve. Même si dans les précédentes saisons, je savais aussi qu’à la fin tout irait bien et l’univers reviendrait à la normale, il restait la tension de comment cela allait être réalisé. Là, je n’ai ressenti aucune tension parce que je m’e nfoutais de savoir le comment, principalement à cause de cette possibilité de voyager à volonté dans le temps.
Pourtant, globalement, ce final joue bien avec ces retours incessants dans le temps. Ca se tient de bout en bout et aucun voyage n’apparait vraiment comme une facilité scénaristique mais bon, cela m’a laissé totalement froid. Cela reste trop facile.
De même, on nous a plus ou moins fait monter la tension dans le 12 sur Pandorica, sur ce que c’est, sur la difficulté à ouvrir cette boite indestructible. Et finalement, un coup de sonic « magic » screwdriver ou le toucher de Amy et c’est ouvert … Hmmm … Ou alors le fait qu’on peut y coller dessus des post it en plein musée et que personne ne va s’en rendre compte durant toute l’après midi de visites. Et les visiteurs sont quand même nombreux. Mais bon, les anglais ne sont pas fortiches pour remarquer des trucs évidents, comme par exemple un mec qui se matérialise devant eux pour piquer la boisson d’une gamine avant de redisparaitre immédiatement.
En fait, plus j’y repense, plus le problème de cette saison et de Moffat fut que ce dernier a sûrement voulu imposer trop vite sa propre patte, sa propre version de la série. Le final représente pas trop mal cela. Le 12ème épisode se conclut par l’alliance des ennemis du docteur ce qui représente un paquet d’espèces. Et le 13ème met tout cela de coté, les oublie totalement pour ne nous laisser qu’un pauvre demi Dalek fossillisé. Pourquoi ? Je ne peux m’empécher de me dire que Moffat s’est rendu compte que l’alliance allait conduire à un final over ze top à la RTD avec des ennemis en masse et des explosions partout. Donc zou, gros retour en arrière, et on oublie totalement cette alliance. Et je trouve cela dommage. Cela pourrait offrir une super storyline que cette alliance entre les ennemis du docteur, bien souvent eux-même ennemis. Ah mais non, surtout pas, RTD l’a déjà fait avec l’alliance Daleks / cybermen.
Je n’ai globalement rien contre le fait de se démarquer de RTD mais il ne faut pas non plus systématiquement faire l’inverse ou se refuser une idée sous prétexte que cela ressemblerait à ce qu’il a fait. Surtout qu’au final, il reste pas mal d’éléments que RTD avait exploité comme le voyageur temporel mystérieux (Jack Harkness ici remplacé par la rivière enchantée River Song) ou le couple qui suit (Mickey a fait le voyage plusieurs fois même si il n’était pas un permanent, Jack a voyagé aussi plusieurs épisodes dans le tardis)
Bon sinon, tout n’est pas mauvais dans cet épisode. Le Fez, c’est cool et il me manquait quand la rivière enchantée l’explose façon de dire « c’est trop ridicule ». Amélia assure aussi grave. Rory est très bon également et il m’a même presque ému avec les scènes narratives où il apparait comme un mtyhe à travers les âges, tout ça par amour pour une conne chieuse. Il en prend quand même plein la gueule dans l’ensemble de la saison le pauvre Rory, bien plus que Mickey. Je le plains. Rappelons qu’il est mort, qu’il a été transformé en robot plastifié, qu’il a tué son amour, qu’il a passé 2000 ans à glander à coté d’une boite que les puissants se sont refilés et clou de la torture (Tyr l’a sûrement vu venir), il se retrouve marié à Amy.
Je parle, je parle, mais finalement, je parle très peu de ce final. Et je me rends compte que voilà, il n’y a pas grand chose à dire sur celui-ci. Il se laisse regarder hormis le dernier quart d’heure. Il est ponctué de bonnes répliques et de bonnes situations comme le docteur limite rock star au milieu des romains à Stonehendge ou le docteur portant un fez mais rien qui ne soit vraiment en rapport directe avec l’histoire de l’épisode.
Et là, on touche à un défaut structurel de la saison à mon avis. Moffat avait une storyline, un arc pour sa saison avec des éléments à distiller à des endroits précis et j’ai l’impression qu’on a ensuite construit les histoires de chaque épisode autour de ce fil conducteur de la saison. Sous RTD, les éléments étaient rajoutés après avoir écrit un épisode il me semble. C’est du moins l’impression que j’en ai (un big bad wolf taggué par ci, une affiche pour Saxxon par là, …). Il reste au final pour moi, je le répète, pour moi, une impression qu’il manquait quelque chose, pas grand chose pour mieux lier cette saison, ce nouveau docteur, ce nouveau rythme narratif, cette nouvelle orientation de la série. Mais malheureusement, je ne saurais pas trop quoi dire hormis que je retombe encore sur Amy, une compagne pour laquelle je n’ai pas éprouvé la moindre empathie et servie par une actrice plutôt limitée, trop limitée. La compagne permettait de mieux rentrer dans l’univers barré du docteur parce qu’elle était normale, comme nous. Là, Amy est spéciale, cela la détache de nous, elle est différente et cela m’a empéché de m’identifier à elle, de me mettre à sa place. Rory tente de remplir ce rôle mais ce n’est pas à lui de le faire et cela offre une sorte de bancalité à l’ensemble.
Maintenant, la saison prochaine est lancée. La team Docteur se compose officiellement de Eleven, Amy et Rory. Soit un perso que j’apprécie par intermittence (en gros, quand ilk est dans le registre de la comédie), un perso que je n’aime pas et un que j’aime bien. Et un arc qui va se concentrer sur le silence totalement oublié du final et la rivière enchantée, perso que je ne supporte pas, probablement pour la même raison principale que Amy : trop de mystère autour du personnage et aucune réponse, ni aucune piste.
D’ailleurs, jouons un peu à ce que pourrait être River Song :
- Un médecin de Chicago kidnappé par les cybermen qui en ont fait leur arme anti docteur.
- La fille / clone de Ten qui a mal vieilli
- La fille de Eleven et Amy. Ewwwwwww
- La fille / clone de Jack Harkness
- La fille / clone du maitre (blonde power)
- La prochaine réincarnation du maitre
- Un seigneur du temps qu’on ne connaissait pas encore
- Une compagne qui a mal tourné
- 12. Bon, je sais, ça n’a pas beaucoup de sens avec l’amour qu’elle semble porter à 11 mais l’égocentrisme du docteur est bien connu et je n’ai pas toutes les phrases de River en tête mais il me semble qu’elles sont toutes à double sens.
- Thirteen ? Ah non, cette incarnation s’est entiché d’un autre anglais, docteur lui aussi mais seulement à Princeton Plainsboro.
- Une voleuse intergalactique du futur qui n’a aucun rapport avec le docteur mais veut lui piquer le Tardis. Ce qui expliquerait pourquoi il a explosé puisque seul le docteur peut le piloter.
- Les autres théories sont les bienvenues en commentaires.
Bref, 6/10

Un épisode qui se laisse regarder mais qui souffre des mêmes défauts que la saison dans son ensemble pour moi : un manque flagrant de tension, un petit quelque chose qui manque pour lier le tout et une insupportable Amy.

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