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Propos du père François 28 juin 2010

Publié le 30 juin 2010 par Maurice Puault



Romainville le 28 juin 2010



Propos du père François

Mon cher Stéphane,



Quand je t’ai téléphoné l’autre soir, j’ai senti à ta voix que mes derniers propos (qui traitaient, entre autres, des vents coulis qui circulent dans les couloirs de la mairie) t’avaient un peu contrarié.

J’ai compris, d’autre part, me promenant ce dimanche au marché, que d’aucuns les interprétaient  comme un début de « discorde dans le camp de l’ennemi ».

C’est alors que j’ai décidé de mettre brièvement les choses au point.



Ma lettre avait d’abord pour but de montrer que je ne suis pas toujours « une moutonne qui bêêêle derrière Stéphane Weisselberg ».

Elle voulait surtout illustrer la règle qui règne au sein du Comité citoyen et qui veut que, acceptant un certain nombre de valeurs que nous considérons comme essentielles, nous conservions une vraie liberté de pensée, de parole et d’action.

Bien sûr, cette manière de faire est impossible à comprendre dans les partis classiques où règne le caporalisme le plus strict.

Imagine-t-on par exemple un responsable UMP critiquer la valse-hésitation de Sarkozy avec Bayrou ? Les énormités qui jalonnent le quinquennat ?

Imagine t-on un communiste de Romainville élever la voix pour contester publiquement l’accession de Laurent à la tête du parti et la mise à l’écart de fait de Braouezec ?

Imagine-t-on enfin un socialiste local s’indigner de la brusque volte face qui, lors des dernières cantonales avait conduit leurs leaders à quitter l’union de la gauche pour se jeter dans les bras du « duo campionno-valsiste » que l’on piétinait jusqu’alors ?

Imagine-t-on ces mêmes socialistes condamner les dérives qui ont amené un de leurs anciens responsables à faire entrer un de ses fils chez Nexity et l’autre à la mairie, où, comble des combles, il est devenu le responsable du PS ?

Je ne parle même pas de l’ex-mcc dont les représentants doivent leur survie matérielle à la maire, et, de ce fait, observent une discipline exemplaire, à la mesure des indemnités qui les font vivre.

Moi, je ne pourrais pas vivre dans un tel embrigadement. *



Je n’avais jamais fait la moindre politique avant de te connaître, mon cher Stéphane, car je considérais (et considère toujours) les partis politiques avec méfiance et mépris.

Toi, tu m’as entrainé dans une aventure où il n’y a rien à gagner pour moi, mais qui enthousiasme et ensoleille mes vieux jours.

Tu comprends bien que les compliments que je suis en train de te faire me donnent le droit de t’emmerder à l’occasion.

Je t’embrasse



François.



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Commentaires de l'admi

* Apparemment, beaucoup y arrivent très bien ! Il est vrai qu'ils n'ont pas tes scrupules, d'ailleurs, en ont-ils ?







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