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Back to normality (version courte)

Publié le 30 juin 2010 par Www.streetblogger.fr

« Eminem est de retour ! », « He's back ! »... Hé ho les gens, ça fait un an qu'Eminem est de retour déjà ! Ç'aurait pu être son sixième retour mais que je sache, il n'est allé nulle part depuis. D'ailleurs Relapse, l'album contant son retour des bouches de l'enfer et aux productions soignées cliniquement par le Good Doctor Dre (lire la chronique), est actuellement double-disque de platine aux Etats-Unis.

Un Relapse 2 devait suivre, comme il a été annoncé l'an dernier pendant sa période de rémission, mais l'état de santé du MC de Detroit s'est grandement amélioré au point de conclure quant à rétablissement. C'est un Marshall Mathers sain d'esprit et libéré de ses démons, qui opère un retour à normale avec Recovery.

Back to normality (version courte)

En effet, ça va beaucoup mieux pour Eminem : un décollage immédiat de son single « Not Afraid » qui se classe directement numéro 1 et pas loin de 750 000 copies écoulées de ce 7e LP la semaine de son démarrage rien qu'aux US. Les chiffres ne mentent pas, on n'a pas vu ça depuis 2008 au moins. Autant Relapse ne contenait qu'un voire deux singles, son successeur n'en manque pas.

Fini la trash-attitude, les sujets glauques, Eminem a comme purifié son âme et évacue les résidus de double maléfique le Slim Shady en échappant de méchantes rimes sur « Cold Wind Blows ». J'en profite de votre attention pour une anecdote croustillante : le CD de Recovery ressemble étrangement au drapeau suisse; fin de la parenthèse. Oui c'est pas croustillant et alors?

Comme Recovery se développe et puisque l'on retrouve un peu le Eminem de 8 Mile, l'accent est très penché sur le rock. Par le passé, Em nous y a habitué dans ses précédents opus mais sur ce dernier, il est partie intégrante. Pourtant ni Eminem, ni Dr Dre sont aux manettes. S'écartant volontairement de la prod, ils ont fait appel à des producteurs extérieurs, et c'est une première : Just Blaze, DJ Khalil, Boi-1da, Havoc, Emile et Denaun Porter, qui le suit partout comme homme de main depuis le décès de Proof. Aucunes traces par contre de DJ Premier (intox?) et Alchemist (son DJ officiel), pourtant annoncé depuis belle lurette.

Cet album est le passage de l'ombre la plus dark à la lumière aveuglante. Mais le chemin a été long pour y parvenir, semé d'embuches et de remises en question comme il l'explique très bien sur « Talkin 2 Myself » (prod DJ Khalil), une confession sur canapé sur lequel il avoue avoir été à deux doigts disser Lil Wayne et Kanye West qu'il jalousait alors qu'il se morfondait tout seul dans son coin. Malgré tout, il se rattrape avec des titres surpuissants comme le banger « Won't Back Down » (avec la rockeuse Pink) au refrain et produit par Just Blaze et « Almost Famous » (prod. DJ Khalil). À l'inverse, Eminem se dissipe dans un méli-mélo mélancolique avec « 25 To Life » et « Love The Way You Lie » avec la wanne-be-a-rockstar Rihanna. Entre deux, ce sample de Black Sabbath sur « Goin' Through Changes » qui témoigne de la transformation intérieure d'Eminem, « No Love » avec Lil Wayne (sur un sample de... Haddaway) et bien sûr « Not Afraid ».

Eminem a perdu sa blondeur et sa folie, sa facette Slim Shady. Cependant il n'est pas complètement clean non plus...


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