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Les Orchidées sauvages du Gers

Publié le 01 juillet 2010 par Wawaa

Pour moi les orchidées n’étaient que ces grandes fleurs pompeuses de pays lointains, onéreuses et qu’on offre pour certaines occasions et qui nécessitent de l’attention pour les garder en vie. Je ne suis pas botaniste pour un sou – même si je commence à m’intéresser à toutes ces fleurs sauvages qui colorent les prairies gersoises, les pelouses, les talus, les bois – et je n’avais jamais songé qu’il existait des orchidées sauvages et encore moins dans le Gers. Et même si j’ai souvent passé énormément de temps à photographier toutes les petites fleurs qui me passaient sous le nez, je suis toujours restée au stade de la contemplation, sans chercher à en savoir plus. Il fallait un déclic.

C’est une randonnée à caractère botanique autour de Simorre, intitulée justement « Chemin des Orchidées » qui m’a fait découvrir ces fameuses orchidées sauvages. Un véritable coup de foudre et une nouvelle lubie : je m’organise maintenant des matinées, journées ou après-midi « Chasse à l’orchidée ». Pas question de les cueillir. Ni de leur marcher dessus. Je les cherche, et avec délicatesse, j’en fais quelques photographies. Beaucoup diront que je suis totalement irrécupérable, je leur répondrai que je n’ai qu’une seule vie et que si je ne peux pas découvrir le monde, j’explorerai mon Gers adoré jusqu’à la moindre brindille d’herbe de nos prés.

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Evidement, les orchidées sauvages ne sont pas typiquement gersoises et colonisent tout le territoire français. On inventorie en France aux alentours de 160 taxons d’orchidées sauvages. Dans le Gers c’est plus de 40 qui sont répertoriés soit plus d’un quart de l’inventaire national. Sur 463 communes gersoises 323 en recensent, soit 70% des communes du département.  La concentration et la grande variété des orchidées sont par contre dues à l’incontestable diversité des terrains gersois.

Ces orchidées sauvages sont moins connues que les grandes et belles orchidées tropicales parce qu’elles sont tout simplement moins imposantes et fleurissent discrètement dans les prairies et les talus, mais elles n’en sont pas moins jolies.

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Plus de 40 taxons dans le Gers et une concentration assez importantes de variétés diverses à certains endroit comme dans la région du Haut-Astarac où l’on recense jusqu’à 30 taxons différents dans certaines zones d’où cette foison observable d’orchidées sauvages autour de Simorre qui se trouve en plein cœur de cette région. Cette abondance s’explique surtout par le fait que les terrains sont là-bas très variés et surtout peu exploités.

En effet, les orchidées sauvages n’ont pas toutes les mêmes exigences. Une chose est sûre, elles exècrent les cultures et les terres fertilisés. Leurs péchés mignons, selon les taxons, les prairies humides encore épargnées des activités agricoles, les landes (ou pelouses sèches) riches en calcaires et peu exploitées et les lisières des bois.

Lorsque vous marchez ou roulez le long des routes, gardez l’œil aux aguets car sur les bords et les talus, vous pourriez avoir des surprises colorées ! Très herbeux et uniquement entretenu par le fauchage, ces endroits conserve leur composition naturelle et ne sont pas pollués par les désherbants ce qui fait que les orchidées sauvages s’y épanouissent copieusement !

Protéger les orchidées sauvages c’est un droit et c’est un devoir ! Peu d’entre elles bénéficient d’une protection dite « officielle ». Il faut donc s’efforcer tous et chacun de les respecter et de les entretenir. La solution serait de limiter l’expansion de l’agriculture et de l’élevage mais c’est difficile à envisager quand on sait que ce sont tout de même deux activités économiques majeures dans le département. Il existe des mesures telle que des contrats passés avec les agriculteurs pour qu’ils entretiennent landes et prairies humides. Pour le reste, les environs de Simorre et de Montesquiou ont été classés « réseau Natura 2000 ».

La meilleure façon de les protéger c’est de les laisser là où elles sont, tranquilles, belles et épanouies. Elles sont bien mieux dans leur milieu naturel que dans un vase ou un pot ou pire repiquée dans votre jardin car dans ce dernier, il n’est absolument par sûr qu’elle retrouve toutes les conditions propices à leur survie avec le changement de terrain.

Y faire simplement attention c’est aussi les préserver. Ne cueillons pas les orchidées sauvages !

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Cet article est le premier article d’une toute nouvelle catégorie sur Gersicotti Gersicotta : Fleurs sauvages. Elle sera consacrée à toutes ces petites fleurs qui embellissent nos promenades que ce soient ou pas des orchidées sauvages.


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