Magazine Info Locale

La victoire au foot ne détend pas le climat social en Espagne!

Publié le 01 juillet 2010 par Marius

27021420559341205575976Le gouvernement espagnol est entré en phase de récession assumée. L'approbation le 26 mai dernier d’un programme «d'ajustement» proposé par le gouvernement, fait peser la charge des réductions des dépenses de l'État sur les épaules des fonctionnaires (avec une baisse de 5% des revenus) et des retraités (gel des pensions et départ à 67 ans pour l’ensemble des salariés) et de tout consommateur avec un taux de TVA augmenté de 2% dès la période des soldes (effet au 1er Juillet).

Comme en France les promesses électorales se sont envolées. En particulier  en ce qui concerne le chômage (il atteint aujourd’hui 20%). A la différence avec notre pays il s’agit en Espagne, comme en Grèce, d’un gouvernement socialiste (PSOE)…ce qui permet de relativiser les propos du PS Français sur l'écart idéologique avec D. Strauss Khan (qui, pour mémoire, méne la danse au FMI)

Tout comme en France, les principaux syndicats ont essayés de négocier jusqu’au 16 juin. Ce jour-là le gouvernement a décidé arbitrairement de conforter les dispositions antérieures  avec en complément une série de mesure favorisant les règles de licenciements dans le privé (diminution des indemnités, facilités de licenciement économique) pour assurer, selon ZAPATERO,  la(sur)vie des entreprises.

En résumé pas un salariés (privés et publics) pas un retraité, pas un ibère n’est épargné !

Hier, l’Euskadi était totalement paralysé par un mouvement de grève générale. L’ensemble des commerces, des unités industrielles du Pays basque et des administrations ont fermés leurs portes. Inutile de préciser la controverse entre les chiffres de la presse officielle (el Correo) et la réalité observée au cœur des cités comme SAN SEBASTIAN, PAMPELUNE et BILBAO. Une mobilisation historique qui précède une seconde grève générale programmée pour le 29 septembre.

L’atmosphère était tendue; le mouvement de grève faisait peser des risques de débordements. La victoire de l’Espagne en huitième n’a pas réellement eu l’effet escompté sur la population. Il faut préciser qu’aucune famille n’échappe aux restrictions financières et sociales du gouvernement.

Pendant ce temps, de l’autre côté de la frontière en France l’on continue à fermer les yeux avec la complicité objective de la presse. Pas un article dans la Dépêche (comme si nous n’étions pas frontalier) juste un entrefilet dans le Sud-Ouest et les Echos sur la paralysie du métro à Madrid, sans plus….

Le réveil de la France est encore improbable car les anesthésies sont menées avec force habileté. Les salariés bouclent les sacs à dos et négligent de regarder la réalité européenne. Je ne peux que souhaiter à tous de bons séjours en Espagne (et en particulier au Pays Basque), au Portugal ou en Grèce. Ils y seront accueillis avec gentillesse par des peuples qui, hélas, souffrent réellement. Mais, c'est bien connu, la pauvreté est toujours plus belle au soleil...surtout chez les voisins européens.


Vous pourriez être intéressé par :

Retour à La Une de Logo Paperblog

Ces articles peuvent vous intéresser :

A propos de l’auteur


Marius 1364 partages Voir son profil
Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte