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Sur les mobilités

Publié le 01 juillet 2010 par Jfa

Il m’arrive très régulièrement d’achenger sur les transports, collectifs ou privés, doux ou durs, lents ou rapides, et sur les moins mauvaises solutions pour les faire évoluer.

Le dernier numéro de Transflash nous amène quelques données..

- On constate, dans les villes de plus de 100 000 habitants une “rupture observée récemment dans les comportements de mobilité des français. Pendant des décennies, l’usage de la voiture n’a fait que croître. De minoritaire dans les années 75-84 (41 % des déplacements), l’utilisation de la voiture est devenu largement majoritaire (61 % des déplacements sur la période 95- 04). Depuis 2005, toutes les enquêtes réalisées montrent une remontée des modes alternatifs à la voiture (en moyenne, de 39 % à 42 %). Certes, cela ne concerne que les déplacements « locaux » des résidents des aires d’études enquêtées et, comme la longueur moyenne des déplacements continue à croître (bien moins vite qu’auparavant cependant), les trafics générés se stabilisent mais c’est un retournement de tendance que personne n’avait vraiment vu venir”.

- Les trajets domicile-travail “ne représentaient que 18 % des déplacements en 2008 (ENTD) contre 21 % en 1982 mais 18 % c’est un peu plus que les 17 % de 1994 et, surtout, le total des déplacements liés au travail, habituel ou non, qu’ils soient liés ou non au domicile représentent 29 % des déplacements et 41 % des distances parcourues. Pour les seuls déplacements en voiture conducteur, le poids du travail est encore plus élevé : 39 % des déplacements en voiture conducteur sont liés au travail, 48 % des kilomètres parcourus en voiture conducteur le sont pour le travail. Aux heures de pointe du matin (7 h- 9 h), période où les réseaux sont les plus congestionnés, 68 % du trafic routier «local » est lié au travail ! Non seulement, la part des déplacements domicile travail se stabilise voire progresse légèrement mais ces déplacements s’allongent : dans la communauté urbaine de Lille, la longueur moyenne des déplacements domicile travail a progressé de plus d’un quart de 1998 à 2006 alors que celle des autres déplacements stagnait (d’après les enquêtes déplacements de LMCU)”.

- Quelles tendances ? “Si la baisse de le mobilité en voiture est générale dans les agglomérations de plus de 100 000 habitants enquêtées récemment, l’évolution de la mobilité globale est moins homogène : des baisses importantes sont enregistrées sur la Côte d’azur (– 13 %) ou dans la Communauté urbaine de Strasbourg (– 14 %), d’autres agglomérations voient leur mobilité progresser (Marseille + 7 %). Souvent, la mobilité régresse là où elle était la plus élevée et progresse au contraire là où elle était faible. Mais il semble aussi que la mobilité ait tendance à régresser dans les agglomération les plus congestionnées. Au sein d’une même agglomération, les évolutions touchent différemment les diverses catégories de population : lorsque la mobilité régresse, c’est surtout le fait des catégories les plus mobiles (les actifs), les catégories les moins mobiles (les retraités, les inactifs) voient souvent leur mobilité progresser ou au moins baisser moins rapidement. Cette observation est plutôt rassurante. Par contre, il semble bien que les inégalités observées entre quartiers se renforcent au détriment notamment des habitants des ZUS”.

- En conclusion: “On va vers une pénurie des modes motorisés : avec la crise énergétique induite par la raréfaction des énergies fossiles qui se profile, il est certain que la voiture d’aujourd’hui commode d’utilisation et finalement peu coûteuse pour l’individu qui la conduit va disparaître. Ce n’est pas nécessairement un mal compte tenu de tous ses impacts nocifs sur notre environnement. Mais la voiture va se transformer, elle sera certainement bien plus écologique mais très certainement bien plus coûteuse pour ses utilisateurs. Les transports collectifs urbains sont d’ores et déjà souvent saturés et leur développement et leur fonctionnement deviennent financièrement difficilement supportables par la collectivité. La solution peut venir des modes de proximité, marche et vélo. Si la marche est déjà fortement utilisée sur les courtes distances, le vélo possède un potentiel de développement très important”.

Par ailleurs, l’enquête ménages déplacements 2008/2009 sur l’ensemble du O6 révèle: “Le principal enseignement est la diminution de la mobilité des habitants. En 1998, un habitant de la Côte d’Azur réalisait en moyenne 3,75 déplacements par jour ; en 2009, il se déplace en moyenne 3,27 fois par jour, soit une baisse de 13 %. La diminution de la mobilité provient essentiellement d’une baisse de la voiture (– 19 %) et de la marche à pied (– 9%); en revanche, on observe une forte croissance de la mobilité en transports collectifs urbains (+ 15 %) par rapport à 1998. La progression de la part des TC (de 6 % en 1998 à 8 % en 2009) est particulièrement sensible sur Nice Côte d’Azur où elle passe de 8% à 10,5 %. Sur une journée, le temps consacré à se déplacer représente 1 heure, et chaque déplacement dure en moyenne 21 minutes. La longueur moyenne d’un déplacement est de 5,1 km”.

- “G vain ? Persiste et signe”. Blog de J. Attali.

- “Védrine : il faut oublier «l’Europe puissance»”. Marianne.


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