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V (2009) – Saison 1

Publié le 04 juillet 2010 par Mg

On espérait beaucoup de cette reprise de V, version 2009/2010. Autant vous dire qu’après l’arrivée d’ex-scénaristes des 4400, on y croyait moins. Non pas que ce soit fondamentalement mauvais, mais le show tombe dans un soap inutile blindé aux bons sentiments et au romantisme à deux francs. De quoi contenter la ménagère de moins de 30 ans, mais pas le fan hardcore de SF. Le retour de Battlestar Galactica ne se fera pas ici.

L’histoire reste sensiblement la même ; une nuée de vaisseaux extraterrestres arrivent sur Terre et déclarent leur amour à l’humanité. En bref, ils sont SDF intersidéraux, et aimeraient bien poser leurs tentacules sur notre planète en bonne solidarité et communion générale. Formidable, tout le monde est heureux et en plus ils guérissent le cancer. Cette gentillesse de prime abord cache évidemment un terrible secret, et une hostilité larvée. Ces envahisseurs choisissent la douceur pour nous envahir, et sont d’horribles serpents mangeurs d’hommes. Miam. Sitôt dit, les rares humains intelligents s’unissent dans une alliance secrète, une résistance qui va tenter de lutter contre les méchants. Voilà, on part pour 12 épisodes. Évidemment la série d’origine traitait du syndrome de la Seconde Guerre Mondiale, etc.. Évidemment ici on se rapproche plus du 11 Septembre. Voilà donc une histoire mondiale centrée comme d’habitude sur les Etats-Unis (bien que citant d’autres pays, quand même), avec des héros américains et une image très nord-américaine au final. Mais ceci est logique, c’est une série américaine. Donc acte.

Là où V version 2.0 échoue lamentablement, c’est tout simplement au niveau du scénario. On retrouve l’esthétisme mièvre et vaporeux des 4400, tout est extrêmement lumineux et encore plus ici bardés d’effets spéciaux. D’ailleurs le parti pris visuel peut étonner par son aspect cheap’, mais fonctionnement relativement bien. Dommage donc qu’on soit déconnecté de tout suspense par une histoire invraisemblable, où finalement on se focalise plus sur les histoire de cœurs ou de familles de chacun, excusé par le fait que ce soit leurs motivations pour « lutter ». Mais on perd pied lorsque la résistance se cantonne donc sur l’écran qu’à 4 personnes (grosso modo) et une organisation alien secrète qu’on ne voit pas. Voilà donc notre résistance jouant au bridge dans des réunions sans intérêts, parcourant les états américains sans réelles précautions ni tentatives de cacher leur statut à qui pourrait les aider. Un manque de tact et de subtilité dans l’histoire qui démontre que face à des aliens belliqueux, il suffit de se fabriquer une fausse carte d’identité. On sombre dans la série de bas niveau, propulsée à la guimauve, qui se contente de nous faire par endroits quelques rappels glauques ou gores (rapides, très rapides) pour justifier le danger. Dans tout ça, le casting se débat en ouverture de portes et réactions de peur à chaque scène.

Moins bien réussi que FlashForward, mais plus constant en audiences, V se voit donc offrir une deuxième année. Dommage, là on décroche totalement, et on attendra de voir les réactions sur le dernier épisode de la deuxième saison pour justifier la vision d’un deuxième supplice.


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