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Copi

Par Larouge
Copi
COPI
[ARGENTINE] (Buenos Aires, 1939 — Paris, 1987). « On a d'abord connu Copi par l'intermédiaire d'une dame assise, avec un gros nez et des cheveux raides. Pendant des années, dans les pages du Nouvel Observateur, elle est restée figée sur sa chaise, monologuant, ou dialoguant avec un volatile informe. Copi, en argentin veut dire « poulet ». Le vrai nom de Copi est Raúl Damonte. Il est né à Buenos Aires, il y est resté jusqu'à ce que son père, directeur de journal, soit obligé de s'exiler. Il le suit de Haïti à New York et vient en France, seul, en 1963. Il vend des dessins, entre au Nouvel Observateur. Son graphisme aigu, son humour surréaliste lui apportent la notoriété. Il peut alors faire ce pourquoi il est venu en France : du théâtre. Il y a les premiers essais - Sainte Geneviève dans sa baignoire - et la première vraie pièce, en 1966, La Journée d'une rêveuse. L'histoire d'une “mère qui construit son fils”. L'année suivante, Jorge Lavelli met en scène L’Homosexuel ou la difficulté de s'exprimer. Copi lui-même, en travesti délirant, joue un être obsédé par les voyages, la décrépitude des corps, les incertitudes du sexe. Pendant des années il sera ce personnage né, peint en vert, puis moulé dans une robe en perles de bois, sur le chemin d'autres galaxies, dans une capsule spatiale envahie par les rats, et qui rêve. » (Colette Godard, Le Monde, 1987).

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