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Festival de la Rochelle (3) - Une journée nommée Plaisir

Par Desblablas

Premier matin bien difficile en vérité. Partie sur les chapeaux de roues un quart d’heure plus tard que prévu, je prends le trajet que j’emprunte habituellement pour me rendre en ville. Et là, énorme bouchon car la 2 voies habituelles se sont transformées en une et unique. Les feux très courts ne font passer que 3 ou 4 voitures avant de les arrêter à nouveau. Je m’effraie en pensant à ce que sera le trafic quand les touristes arriveront réellement.
Festival de la Rochelle (3) - Une journée nommée PlaisirArrivé trop tard pour Taking off de Milos Forman et sa présentation par Jean-Claude Carrière himself, je me  réfugie dans la Grande Salle de La Coursive pour y revoir Un tramway nommé Désir. Quel plaisir de le voir sur grand écran. Je ne me lasse pas de l’interprétation de Vivien Leigh. Quant au rôle de Marlon Brando, si jamais un jour un remake se fait, je me dis que Manu serait quand même pas mal dans la peau du personnage imaginé par Tennessee Williams…
Festival de la Rochelle (3) - Une journée nommée PlaisirJe redécouvre l’œuvre de Pierre Etaix. Ces films, pour des raisons juridiques, ont été bloqués pendant trop longtemps sans qu’il y ait aucun moyen de les visionner. Après jugement, ils sont  maintenant présentés dans des versions restaurées au Festival avant qu’ils ne ressortent en salle. C’est marrant les souvenirs de gamin. Je suis absolument sûr d’en avoir vu certains dans les années 70, je devais avoir alors 6 ou 8 ans. Même si je ne me rappelle pas de l’histoire Yoyo que j’ai vu à 14 h  ni de celle du Grand Amour pourtant ils me font écho dans mon for intérieur comme des choses gardées en moi, des images, un ton que je n’ai jamais pu oublier. Et comment cela pourrait en être autrement tant l’œuvre est foisonnante d’idées, d’humour et d’esprit ? Je ne serai pas surpris d’apprendre que Michel Gondry ait été et soit encore grand fan. De plus, pour le plaisir des zygomatiques les deux séances commencèrent par un court métrage différent de Pierre Etaix. Je vous conseille fortement En pleine forme sur les joies du camping. On rigole beaucoup plus ici en dix minutes qu’en 1 h 30 avec Dubosc.
Festival de la Rochelle (3) - Une journée nommée PlaisirPour la séance du Grand Amour qui avait lieu à 20 h, on donna un livre à chacun des festivaliers qui se trouvaient dans la salle. Pierre Etaix : Intégrale cinéma restaurée sur l’œuvre complète de ce créateur de génie. Et avant que le film commence il en fit lui-même la présentation devant une salle comble et comblée. Michel Piccoli était présent en simple spectateur. Quand la lumière se ralluma, ce fut un tonnerre d’applaudissements et il y eut un début de standing ovation. Etaix humble, heureux et surtout ému se retira rapidement de la salle.
Festival de la Rochelle (3) - Une journée nommée Plaisir Ce qui me permit d’aller voir mon deuxième film indien de la journée. Les films projetés ici veulent se différencier du Bollywood classique et plus proches des préoccupations quotidiennes des habitants. Mais mercredi étant une journée spéciale Inde j’en profiterai pour vous en faire un bilan. Le Festival de La Rochelle est un événement sans strass ni paillette. Il n’a pas de remise de prix ni de médailles en chocolat à distribuer. Les professionnels sont logés à la même enseigne que  le public qui a pris sa carte. Ils n’ont pas de passe-droit et doivent faire la queue comme tout le monde. C’est peut être le seul Festival qui fonctionne  ainsi et ça lui rajoute  un charme indéniable. Quelle chance d’être là !!!
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