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Le Caméléon… Interloquée et/ou dépitée ???

Publié le 04 juillet 2010 par Artyficielles

Le Caméléon… Interloquée et/ou dépitée ???Hier un film (décidé et vu en « last minute ») m’a laissée vraiment perplexe !

Le Synopsis : en Espagne, en 2000, un jeune homme se retrouve dans un commissariat espagnol. Il s’appelle  soit-disant Nicholas Mark Randall, affirme être américain et avoir été enlevé et torturé quatre ans plus tôt par les membres d’une secte. Sa sœur vient le chercher en Espagne et le ramène aux Etats-Unis, en Louisiane, où sa famille semble le reconnaître. Un retour miraculeux qui alerte le FBI et particulièrement l’agent Jennifer Johnson, à l’instinct très aiguisé, qui flaire mensonge et usurpation d’identité malgré l’attitude surprenante de la famille. Inspiré de la véritable histoire de Frédéric Bourdin condamné à plusieurs reprises pour usurpation d’identité, le film Le Caméléon est tiré du livre de Christophe d’Antonio : Le Caméléon, paru aux Editions Patrick Robin.

C’est la première fois que je sors d’un film (pour info réalisé par Jean-Paul Salomé) que je trouve à la fois bon ET mauvais.

Je m’explique : le scénario m’a tenue en haleine .. l’intrigue se noue peu à peu, les liens entre les personnages se tissent, mais pas forcément ceux que le spectateur attend.. La description sociologique de cette couche très modeste de la population américaine est saisissante de vérité non édulcorée.

Chaque acteur tient son rôle avec une authenticité empreinte de violence sous-jacente. Ellen Barkin star des années 80′s est absolument méconnaissable : vieillie, ridée, squelettique et droguée (on est loin de la sublime blonde qui séduisait Al Pacino dans Sea of Love en 1989 !). Famke Jansen, mannequin des années 80′s (aussi!) puis actrice dont la carrière n’a pas réellement décollé, étonne par son jeu étonnamment juste (elle gagnerait vraiment à être mieux connue).

Entre USA et France, le jeune acteur canadien Marc-André Grondin, aux faux airs de Gaspard Ulliel, angoisse par sa capacité à jouer les psychopathes usurpateurs d’identité.

En dehors de ces atouts, la fin du film, qui n’en est pas une, n’explique aucunement la multiplicité des détails, lesquels tout au long du film, suscitent chez le spectateur une excitation qui retombe comme un mauvais soufflé à la fin de la projection !

En résumé, j’ai angoissé pour rien pendant tout le film : il ne se passe rien à la fin qui est en opposition totale avec la découverte et l’angoisse grandissante de l’intrigue ! A mes yeux, un thriller dont l’histoire était intéressante à exploiter avec un casting de bons acteurs mais un mauvais scénario !

Dommage !!!



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