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Mark Cavendish, toujours le "bad boy" du peloton

Publié le 04 juillet 2010 par Jeanpaulbrouchon

L’italien Alessandro Petacchi a remporté à l’issue d’un sprint massif, à Bruxelles, la première étape du Tour de France mais les regards se tournent une nouvelle fois vers le britannique Mark Cavendish. Ce dernier - à moins de deux kilomètres de l’arrivée alors que le « train » de sa formation Columbia se mettait en place pour le lancer vers la ligne - déviait de sa ligne lors d’un virage en épingle et entraîna dans sa chute Freire et Lorenzetto. Le peloton était désorganisé. Mille mètres plus loin, une nouvelle chute, puis une troisième projettèrent à terre plus de cinquante concurrents. Seuls trente coureurs disputèrent le sprint. Petacchi, l’un des vétérans du peloton l’a emporté devant Renshaw et Hushovd. Le français Mathieu Ladagnous a pris la cinquième place.

Après une longue échappée initiée dès le départ par le hollandais Lars Boom accompagné par l’espagnol Perez Lezaun et le belge Marteen Wynants, le peloton s’apprêtait à se départager au sprint, les rafales de vent tant attendues pour provoquer des bordures étant inexistantes.

Les sprinters étaient nombreux. Ils étaient au moins sept à pouvoir l’emporter. Cavendish, Petacchi, Hushovd, Freire, Farrar, Hunter et Mc Ewen. La route était large, sèche. Les équipiers des routiers-sprinters se mettaient progressivement en place. Toute la largeur de la route était occupée par la course. Tout le monde était nerveux. C’était la première étape et le résultat a une importance considérable. Les directeurs d’équipe attendent tous un succès pour contenter les sponsors. La pression grandit au fur et à mesure que l’arrivée approche. Cavendish manqua un virage. C’e fut la première chute. On connaît la suite.

Les regards se tournent alors vers Cavendish. L’an dernier, il a remporté six étapes du Tour, mais son attitude ne plaîsait pas. Il est arrogant avec ses adversaires. Dans le peloton, ses saillies verbales déplaisent. Cette année, il n’atteint pas le niveau de l’an dernier. Avec trois victoires seulement depuis le début de la saison, il devient nerveux. Pire, il est responsable d’une chute collective lors d’une arrivée du Tour de Suisse qui prive le belge Tom Boonen de Tour de France.

Cavendish n’a pas su maîtriser ses nerfs. Il est responsable de cette arrivée disputée dans le chaos le plus total. Cancellara, le maillot jaune, et tant d’autres pris dans une des chutes, termine l’étape sur un vélo d’emprunt. Le public très nombreux pouvait espérer une autre arrivée que ces coureurs franchissant la ligne en ordre dispersé à allure réduite.

Heureusement, le règlement stipule que dans pareil cas, tout le monde est logé à la même enseigne c’est-à-dire que tout le monde bénéficie du même temps. Il n’y a donc aucun changement au classement général, les écarts enregistrés la veille lors du prologue restent valables pour l’étape suivante.

Il n’en reste pas moins que ces chutes d’apparence anodine laisseront des traces. Demain, en début d’étape, Cavendish va sûrement en entendre de toutes les couleurs surtout si certains ont passé une mauvaise nuit en raison de courbatures. Qui sait si son capital-confiance n’est pas définitivement atteint et si le Cavendish d’hier ne sera plus jamais le Cavendish d’aujourd’hui.

Sa formation Columbia a écarté de la sélection l’allemand Greipel pour ne pas avoir à gérer l’ego surdimensionné de deux sprinters. Peut-être a-t-elle eu tort ?

Petacchi est donc le vainqueur de cette étape. Il a 36 ans. C’est un revenant. Suspendu de longs mois pour une triste affaire de dopage, il revient au premier plan après avoir remporté au cours de sa carrière cinq étapes du Tour, 21 du "Giro" et 19 à "la Vuelta". C’est un chasseur d’étapes hors pair, vainqueur en outre de Milan-San Remo et de Paris-Tours. Il dit être repenti. Croyons-le.

Au cours de l’étape Bruxelles-Spa, les sprinters devraient être moins à l’aise étant donné la configuration du parcours qui emprunte une partie aussi bien les routes de "Liège-Bastogne-Liège" que celles de la "Flèche Wallonne".

Ce sera peut-être le temps de la réflexion pour ceux qui aux abords de l’arrivée ne connaissent ni père ni mère tant est grand leur désir de victoire. 

Jean-Paul


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