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La longévité, une histoire de gènes ?

Publié le 04 juillet 2010 par Loreline123

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C’est l’hypothèse qui a conduit une équipe de chercheurs rattachée à l'école de santé publique de l'université de Boston à séquencer l’ADN d’un panel de plus de 1000 volontaires centenaires. En effet, la longévité dépend généralement de l'histoire familiale, du mode de vie, de l'alimentation et de l'environnement. Mais dès 1990, les biologistes ont commencé à identifier un nouveau facteur : les gènes. Et un petit nombre a été mis en évidence, comme jouant un rôle important dans la longévité. Ainsi, ces chercheurs de Boston ont annoncé avoir repéré quelque 150 mutations génétiques associées à la grande longévité des centenaires.

Ces démarches nouvelles sont rendues possible grâce à des appareils de séquençage aux capacités de calculs toujours plus puissantes. «L'identification de ces signatures génétiques représente une nouvelle avancée dans la génomique personnalisée et la médecine prédictive dans le cadre desquelles cette méthode analytique pourrait s'avérer utile pour la prévention et la détection de nombreuses maladies ainsi que pour des traitements ciblés», souligne Thomas Perls, spécialiste de gériatrie à l'université de Boston, qui a également participé aux travaux.

«Les gens ayant fait séquencer leur génome pourront savoir s'ils ont des prédispositions à une exceptionnelle longévité. Il y aura sur les sites des explications pour pouvoir interpréter correctement les résultats», a expliqué l’attaché de presse lors d'une téléconférence organisée par l'Académie des sciences américaines. Les auteurs ont assuré qu'ils n'ont pas déposé de brevets et qu'aucun d'entre eux n'a d'intérêts financiers dans ces recherches.

Cependant, une équipe de chercheurs américains et italiens vient également de publier une étude qui aborde cette problématique de manière tout à fait différente (Science Express, 2 juillet 2010). Et on ne peut s’empêcher de penser aux dérives de ces recherches s’inscrivant clairement dans une démarche de génétique prédictive. Ainsi Jacques Tréton, vice-président de la Société française de gériatrie et gérontologie, estime que la prudence est de mise : « Il faut faire attention à ne pas perdre tout contact avec le réel. Et il faut aussi se méfier du 'gérontobusiness' qui peut vouloir s'en servir ».

Pour aller plus loin : Articles source ici et


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