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Les délices du Grand Saint-Jean, Festival d’art lyrique- Aix-en-Provence (I partie)

Publié le 17 juillet 2010 par Regardscurieux

Pour le Festival d’art lyrique d’Aix-en-Provence 2010, le domaine du Grand Saint-Jean, lieu magique de représentation en plein air, fait peau neuve. Recréé en version plus intimiste, son nouveau concept repose sur un voyage artistique en plusieurs temps. Le spectateur est invité à déambuler d’abord entre trois courtes formes présentées dans différents endroits: chant, danse et lectures tissent la trame de fond de l’opéra à venir en deuxième partie.

Divisées en trois flots, les spectateurs découvrent en petits groupes chacune des stations artistiques. Je débute par un instant de grâce: les  chants baroques interprétés par Mariana Rewerski. Malgré la charge dramatique des textes, les cigales, les bruissement des arbres, les lumières du soleil couchant   donnaient à cette proposition une douceur flottante.

Ensuite, viennent les lectures. Il semblerait que les textes et les lecteurs changent à chaque représentation,  mes impressions demeurant ainsi la trace d’un instant fugace. Plusieurs te

Festival d'art Lyrique Aix-en Provence- Grand Saint Jean - le Retour
xtes se succèdent empruntant des registres différents mais des thèmes sombres: après avoir posé l’universalité de la lecture, on contemple à travers une bibliothèque imaginaire l’histoire de la victime puis on fait une descente aux enfers. L’intensité de certains textes (notamment celui sur la notion même de victime), leur profondeur et leur érudition auraient  mérité de faire l’économie des autres au profit de la méditation.

Festival d'art Lyrique Aix-en Provence- Grand Saint Jean - Danse Michèle Noiret
La premultième recontre, la performance dansée de Michèle Noiret, créée spécialement pour le Festival était de toute beauté. Sans musique, sans la protection d’une scène mais entrourée des spectateurs, elle a su recréer le parcours plein d’espoir, de confrontations douces et violentes en écho, me semble-t-il, du vecu du personnage féminin de l’opéra Le retour. La beauté esthétique de ses mouvements coulants et circulaires, la musique de Purcell de la dernière séquence m’ont transportée. Etait-ce visible? Je ne sais pas mais toujours est-il que Michèle s’est arrêtée près de moi à la fin du spectacle et nous avons entamé un échange sur le lien entre l’oeuvre et son écrin naturel. Ce dialogue impromptu et agréable conclut en douceur cette première partie de la soirée.

En spéctateurs avertis et aficionados du lieu, on se lance dans le picknick time.

Photos copyright Dirk Neumann

(à suivre)


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