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Rives du Nouveau Monde

Publié le 18 juillet 2010 par Jeanmi64

[i]Mont-de-Marsan. Dimanche. 3ème de Féria. Plein
6 toros de Fuente Ymbro.
Sergio Aguilar, ciel et or : tour de piste et silence.
Luis Bolivar, émeraude et or : oreille et silence.
Arturo Macias, rose et or : silence et silence.[/i]

La tauromachie possède en Amérique Latine sa seconde patrie. Elle prospère en Equateur, en Colombie, au Pérou, au Mexique. Le toro y est différend, les critères du public aussi, la passion dévorante. On ne lui fait pas la place qu’elle mérite.
Hier, nous avions en piste deux de ses meilleurs représentants: le colombien Luis Bolivar, héritier putatif de César Rincon et Arturo Macias, icône aztèque. Ils ne furent pas à la fête, l’opposition, très sérieusement présentée, ne leur fit aucun cadeau. Quatre assassins (3,4,5 et 6), possédant ce «  peligro sordo », ce danger sourd qui ne se transmet pas aux gradins. Le  premier fit impression sous le cheval, renversé à deux reprises, le second se laissa mener par la muleta de Bolivar qui lui coupa un appendice, montrant son habileté. Aucune alternative pour Arturo Macias, qui a prouvé que sa réputation de courage n’était pas usurpée. Il en fallait pour débuter le dernier (une estampe) à genoux au centre de la piste. Le héros d’Aguascalientes mérite une autre chance.
Sergio Aguilar représentait le Vieux Continent avec la détermination qu’on lui connaît. Lui aussi s’est joué la peau et dure fut la décision présidentielle de ne pas lui donner l’oreille du premier, largement demandée.
Pierre Vidal

http://corrida si


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