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Capitalism : a love story
Publié le 25 juillet 2010 par ChristophefaurieTrouvant Michael Moore fort dogmatique, je n’avais pas vu son film à sa sortie. Mais on m’a dit qu’il semblait avoir lu ce blog. J’ai donc enquêté.
Michael Moore a du talent. Pas de temps morts. Et en plus il fait beaucoup avec peu (notamment lui en personnage principal).
Les similitudes entre le film et ce blog sont frappantes, je l'avoue. Riches qui s’enrichissent de plus en plus et pauvres qui stagnent (le % le plus riche est plus riche que les 95% les plus pauvres, combinés !). Hold up sur le gouvernement américain par Wall Street, commençant avec Donald Regan, le ministre des finances de Ronald Reagan, qui apparaît ici comme un marionnettiste. Vices usuels du système américain, où la soif de l’argent dissout toute conscience : juge en cheville avec une prison privée, qui y expédie des gamins coupables de peccadilles (sur les images du centre, on ne voit que des Blancs très BCBG : aux USA l’amour du lucre est plus fort que le racisme ?), mais aussi grandes entreprises qui assurent leurs employés pour empocher une prime lorsqu’ils meurent.
On y déclare que le capitalisme est plus important que la démocratie ; qu’il n’y a rien de mal à ce que GM licencie tous ses employés, si cela peut augmenter ses revenus… Citigroup expédie une lettre à ses clients en leur annonçant l’avènement du règne des plus riches ; une seule menace : la démocratie, moyen pour le peuple de demander une répartition des richesses qui l’avantage un peu plus. Et les forces du marché broient jusqu’aux pilotes d’avions, dont certains gagnent 20.000$ par an, et d’autres vivent de tickets d’alimentation !
Mais voit-on ici le spectacle du capitalisme, ou celui du vol du rêve américain par une élite ? Comme le dit Michael Moore, les riches se sont enrichis non en vendant aux pauvres ce que ceux-ci avaient envie d’acheter, mais en les détroussant. D'ailleurs ces riches ne sont pas des entrepreneurs, mais des diplômés. Ce dont il nous parle, c’est d’un état bureaucratique, pris en otage par des oligarques, qui ont créé une classe héréditaire.
D’ailleurs, je me demande s’il n’y a pas un parallèle à faire avec notre cas. Comme le dit, encore, Michael Moore, ce qui fait tolérer d’énormes inégalités aux Américains, c’est l’espoir de pouvoir s’enrichir. Or, c’est cet espoir qui a disparu. L’Américain, comme le Français, ne demande-t-il pas que l’on remette en fonctionnement son ascenseur social ?
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