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De l'interprétation des rêves

Publié le 26 août 2010 par Etsinonrien

De l'interprétation des rêves

Je suis, à la base, une personne assez cartésienne et, tel Saint-Thomas, je ne crois que ce que je vois. Les mondes parallèles, les phénomènes paranormaux, les croyances maraboutiques et autres hallucinations collectives, ce n'est pas ma tasse de thé. Etant également dotée d'une culture chrétienne basée sur un rationalisme exacerbé, je ne crois pas non plus aux esprits ni aux fantômes, ni aux amulettes porte-bonheur.


Je peux concevoir que l'on puisse interpréter les rêves : mais attention, seulement à la manière de Freud, en se basant sur le vécu, l'inconscient, le psychisme. Le dictionnaire des rêves de la collection France Loisirs, je n'y crois pas une seconde.


Néanmoins, je suis une femme curieuse de nature et j'aime m'intéresser, de façon toujours très rationnelle, aux mythes, aux croyances, aux superstitions. Le mystérieux m'attire!
Tandis que le mois de juillet touchait à sa fin, que j'étais tranquillement en vacances au bord de l'Atlantique dans un cadre serein et apaisé, je me réveille un matin la boule au ventre et un tantinet angoissée.

Je venais tout juste de sortir d'un rêve que je n'avais jamais fait auparavant. Je ne suis pas sujette aux rêves, d'ordinaire, je m'en souviens rarement ou je n'y prête pas attention.
Mais ce matin-là, impossible de m'en défaire. J'avais rêvé que je perdais mes dents. Deux énormes molaires du haut, d'un coup de langue, tout simplement. Hop, perdues comme des dents de lait. Tout à coup, des réminiscences de lectures des salles d'attente : perdre ses dents, cela signifie qu'une personne de son entourage va mourir.


Je n'en menais pas large et je me suis confiée à Jules au petit-déjeuner. Encore plus sceptique que moi, il me demande d'où je tiens toutes ces salades et que si c'est encore des trucs que je tiens de ma mère, non merci. C'est un rêve, point barre. J'essaye de m'en convaincre et je passe une journée sans trop y penser.


En début de soirée, à l'heure du rosé et de la tapenade, je ne peux m'empêcher, toutefois, de saisir mon téléphone, feignant regarder l'heure. Bien évidemment, je craignais juste d'avoir eu un message dans la journée... Sous le regard de Jules, je saisis  le portable. Rien. Deux secondes plus tard, la sonnerie d'un texto, là, dans ma main. Ma mère, qui, avec son tact habituel, venait m'annoncer la mort de mon oncle, un frère de mon père, âgé, que je connais peu et avec qui je n'ai pas de lien particulier. Je montre le message à Jules et je reconnais dans son lever de sourcils toute la perplexité masculine. Il est quand même à deux doigts de croire que la nature m'a dotée d'un 6ème sens!


Encore aujourd'hui, je n'arrive pas à trouver quoi que ce soit de rationnel à cet événement. A part le hasard, la coïncidence, je ne vois pas. Pourquoi cet oncle en particulier, alors qu'il n'y avait quasiment pas de lien affectif entre nous? Comment le fait de perdre mes dents dans un rêve peut-il annoncer la mort d'un être humain?


Tout cela me laisse perplexe et me fait pas mal cogiter. Ce qui m'a le plus troublée, c'est surtout d'avoir saisi le téléphone au moment même où je recevais le message. Comme une sorte de télépathie entre ma mère et moi. Ce qui me laisse aussi penser qu'avec Jules, on est les rois de la télépathie, ce qui nous fait souvent rire, mais bon.
Mon esprit cartésien réclame des explications scientifiques et n'en trouve pas, pour le moment. Y en existe-t-il, seulement?


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