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Star Walls indoor

Publié le 03 janvier 2008 par Brigitte Contois

L’ère glaciaire sévit. Les frimas de janvier ont pris le pouvoir et les plaines verdoyantes ressemblent à la vue quotidienne de notre réfrigérateur dernier étage. Même les dernières innovations en gore tex et autres fibres climaticofavorables ne nous rendent pas le terrain favorable. Le seul recours des assidus fous furieux au golf est celui des simulateurs, les fameux star walls. Non ce n’est pas la navette du jedi voulant détruire l’étoile noire mais juste les simulateurs de golf, les grands écrans où les greens de Saint-Andrews ensoleillés se déploient devant nous. De plus en plus les magazines nous vantent les mérites de ces innovations qui étaient visibles lors du dernier salon du golf. On en trouve pas partout mais ceux qui font parler d’eux sont bien sûr près de la capitale. Souvent, il y a plusieurs « stands » de tir, comme celui de Courbevoie qui en a 4. Les testeurs sont d’abord mal à l’aise de devoir taper dans un espace fermé mais ils bravent la crainte (mot banni pour le golfeur qui a un G démesuré dans son orGueil). Second inconfort, le bruit, celui sec et sourd de l’impact contre l’écran. Le pppPPAAaann répétitif des autres pistes plonge les auditeurs dans un train-train de manufacture métallurgique. Autre gros désarroi, celui de commencer un parcours et d’être mis dehors au bout d’une heure ou d’une demie-heure alors que vous commenciez seulement à comprendre la machine.
Enfin la principale grosse déception des simulateurs viennent  de leur efficacité de prise en compte du tir. A défaut d’une qualité de capteurs de 360°, chaque coup n’est pas pris en compte. Par là, imaginez vous sur le fairway à faire un coup de 180 mètres pour vous placer devant le green. Concentré, sûr de vous, vous y allez. Pan, rien. Attente dubitative, l’informatique rame… non vraiment rien se passe. Hop, vous remettez ça et faîtes le second essai. Pan, ça frappe l’écran, mais toujours rien. Zut, la lumière est toujours là, pas de panne d’électricité. Un peu agacé, vous y allez une troisième fois, rien ! Une quatrième, énervé, rien ! Une cinquième, excédé, Pan, ça bouge et pouf hors limite. Argghh, le cri de Rahan surgit de la piste. Malheureusement, cela interviendra plusieurs fois et pour les impatients cela se soldera par un dépôt des armes devant le bourreau des nerfs avec un au revoir définitif. C’est pourquoi, n’hésitez pas à poser les bonnes questions avant de réserver. Combien y-a-t-il de pistes ? Le temps d’une séance ? Peut-on réserver pour un parcours en entier ? Sur la fiabilité des tirs, je sens en tant que réponse la grosse montagne arrivée mais les testeurs le diront. Les meilleurs professionnels vous expliqueront comment ils ont optimisé leur engin.
Certains simulateurs corporate ont privilégié un seul simulateur au bénéfice d’une qualité des paramêtres pris en compte, jusqu’au frôlement de putter. Eh oui, la quantité n’est pas synonyme de qualité. Le golf est un sport d’extrême précision.

Simulateur golf and go près d'Abbeville (Somme)


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