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François Goulard ou la valeur sûre du villepinisme

Publié le 26 novembre 2010 par Exprimeo
François Goulard vient d'installer la fédération du Morbihan avec à sa tête un très dynamique leader, Yves Bienvenu. L'occasion pour donner un coup de projecteur sur la couverture territoriale du Mouvement de Dominique de Villepin. François Goulard est né à Vannes le 21 septembre 1953. Il est marié et père de quatre enfants, Jean-Baptiste, Lucile, Charlotte et Alice. Après des études primaires et secondaires à Vannes, au collège Jules Simon et au Lycée Lesage, il a poursuivi ses études à Rennes puis à Paris. Il est diplômé de l'Ecole Centrale, de l'ENA et de l'Institut d'Etudes politiques. Il a commencé sa carrière professionnelle comme magistrat à la Cour des Comptes, puis a dirigé un établissement de crédit aux PME pendant huit ans. Adjoint au maire de Vannes de 1983 à 1989, il est élu député du Morbihan en 1997. En mars 2001, il est élu maire de Vannes. Secrétaire d'Etat aux transports et à la mer dans le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin, il a été ministre délégué à l'enseignement supérieur et à la recherche du gouvernement de Dominique de Villepin. François Goulard est réélu député du Morbihan le 17 juin 2007. François Goulard est la valeur sûre du villepinisme. Il incarne une compétence reconnue, une fidélité solide et une bonne humeur communicative ; autant de qualités qui font de lui une personnalité particulièrement attachante. Jeudi 4 novembre, il a installé la fédération du Morbihan. Une soixantaine de personnes étaient installées dans la salle de réunion quand Yves Bienvenu a prononcé son mot d'accueil. Il s'est tout d'abord réjoui de voir l'assistance nombreuse et a rappelé les temps forts de l'année 2010. Il a également précisé que la tenue de cette première réunion officielle de la fédération du Morbihan avait été reportée en raison de la visite de Dominique de Villepin à Rennes, à la rentrée. François Goulard s'est également réjoui de constater la bonne représentation des territoires du département à la réunion qui est à rapprocher de la progression rapide et régulière des adhésions au plan national. Il a ensuite exprimé la typicité du mouvement : "Nous n'avons pas tous les mêmes parcours, les mêmes origines ….mais nous avons une certaine idée de notre pays, de ce qu'il incarne dans le monde, de la morale, de la justice, de certaines valeurs et principes dont on a l'impression qu'on s'éloigne jour après jour". Partant du constat des critiques et de la grande insatisfaction générale, François Goulard a affirmé que cette situation était aussi porteuse d'espoir : " Il n'y a pas de raison de notre pays soit moins prospère, pas de raison qu'un certain nombre de pays s'en sortent mieux…..Il faudra faire des efforts d'adaptation ou décrocher !" Il a poursuivi fermement " On ne fait pas de la politique pour se faire plaisir ni pour de petits arrangements entre amis. C'est pourquoi Dominique de Villepin est le meilleur pour incarner notre courant si nous sommes de plus en plus nombreux autour de lui. Quant à l'objectif prioritaire, François Goulard l'a exprimé en quelques mots : "Nous devons être entendus". Il a rappelé que la constitution d'un groupe parlementaire est le seul moyen d'avoir des ressources (hormis les cotisations des membres) pour faire se développer le mouvement ; que, si la notoriété de Dominique de Villepin atteint un certain seuil, des parlementaires troublés par la situation actuelle n'hésiteront plus à choisir République Solidaire. Pour l'instant, ils hésitent à risquer leurs investitures UMP. " il est à 8 %, s'il atteint 10 %, il devient crédible." "Il faut que nous nous organisions, que naissent des idées ; c'est ce travail-là que nous devons faire !" Il a donc appelé les membres à se mobiliser pour venir au Conseil National du 4 décembre à Paris et à participer aux groupes thématiques pour "définir nos positions, nos raisonnements, notre manière d'aborder les choses." Quant aux défis de l'avenir, François Goulard a ajouté qu'en 2012, la situation sera difficile car les problèmes ne seront pas réglés, les réformes abouties à 10% voire 25% et dans des conditions qui laisseront des traces. Concernant les retraites, personne ne peut nier qu'une réforme soit nécessaire mais certains points sont difficilement acceptables comme le report à 67 ans pour les carrières incomplètes donc pour les personnes qui ont les plus petites retraites. Le pays sera économiquement en très mauvaise posture, notamment du fait du doublement du déficit public qui est passé – si on gomme les effets de la crise – de 3 à 6 % pendant ces 3 années de quinquennat (données de la Cour des Comptes). La dette coûtant 55 Milliards d'intérêts, François Goulard a rappelé que, si la note de la France était dégradée par les agences de notation, ce montant pourrait doubler. Il a conclu ce point en ajoutant que les réformes ne pourront se faire que si les Français comprennent qu'elles sont menées dans l'intérêt du pays et dans un sentiment de justice ; des réformes sérieuses exigées par la situation du pays et conduites avec courage : "on est dans un bateau sur une mer agitée, mais…on sait faire !" Yves Bienvenu a ensuite proposé aux membres de s'exprimer et a animé un débat particulièrement riche en suggestions. Une soirée et une réalité qui permettent de constater la qualité de la progression de la couverture territoriale du Mouvement de Dominique de Villepin.

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