Magazine Humeur

Ce sale trafic sous le blanc manteau

Publié le 10 décembre 2010 par Romain Desbois

betaillere.jpg

Malgré la pagaille occasionnée par la neige en Île de France, les médias nous rassurent, il n'y a pas eu de victime. Des milliers de gens bloqués, parfois pendant 16 heures, dans le froid; de quoi goûter un peu ce que vivent les SDF au quotidien.

Méprisant l'annonce météorologique, nombre de personnes ont risqué l'aventure alors que beaucoup d'entre-elles auraient pu différer leur déplacement. Etaient de sortie, des norias de camions dont on nous promet depuis tellement longtemps de nous débarasser en les mettant sur le train (récemment encore avec le grenelle de l'environnement) , prenant part au bazar.

Un auditeur d'Europe 1 dans l'émission de Jean-Marc Morandini raconte son périple. Au volant de son petit camion, il se dirige vers Orly pour y transporter une cargaison de canetons de 1 jour, destinés ... au DOM TOM. La route coupée par un autre camion et l'aéroport fermé, il décide de faire demi tour et emprunte des petites routes où il finira par s'embourber. Mais ça va , il a dormi au chaud dans sa cabine. Les canetons eux n'ont pas survécu. "Ils finiront à la benne" s'empressa-t-il de dire.

Les transports d'animaux vivants ne font pas la une de la presse. Pourtant, il y en aurait des scandales à dénoncer. La PMAF s'est faite une spécialité de pister les bétaillères, dénoncer les maltraitances et les violations aux lois encadrant ce type de transport. Mais comment faire appliquer ces lois quand ceux qui sont payés pour cela reconnaissent ne pas les connaître?

Alors, une fois de plus, les associations se substituent à l'Etat complaisant. La PMAF publie une brochure détaillant les règles en vigueur et fait des formations aux gendarmes et aux policiers; quelques fois à leur propre demande.

Au delà de l'aberration écologique, on pourrait se demander quel est l'intérêt d'envoyer des animaux vivants à travers le monde. Comment de la naissance à la mort programmée, ces êtres sont traités comme des objets.

Trois millards de vie supprimées au quotidien pour notre consommation, celà ne fait-il pas le plus grand massacre que l'humain ait pu faire? Et encore ce n'est qu'une estimation "à la louche", ne prenant pas en compte les insectes et autres animaux sauvages ou de compagnie exterminés.

Mais comme pour les incendies de Forêt, les médias nous diront qu'il n'y a pas eu de victime.

Romain Desbois

Sources:

PMAF

Europe1 (écouter à partir de la 33ème minute)


Retour à La Une de Logo Paperblog

A propos de l’auteur


Romain Desbois 42 partages Voir son profil
Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte

Dossier Paperblog