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Moi Laura, 19 ans, étudiante et prostituée

Publié le 17 janvier 2008 par Willy
Laura a 19 ans. Le jour, elle est étudiante. La nuit, ponctuellement, elle se prostitue. En plus des ses vingt heures de cours, elle travaille quinze heures par semaine dans une boite de télémarketing. Entre les factures, le loyer, les transports… elle n’arrive pas à joindre les deux bouts pour financer ses études. Laura se situe dans la "fourchette fatale": ses parents ne sont pas assez "pauvres" pour qu’elle bénéficie d’une bourse, mais pas assez "riches" pour pouvoir la soutenir financièrement. Lorsqu’elle se rend au Crous pour y trouver une aide, on l’oriente vers les Restos du cœur. Mais Laura ne "veut pas voler la place des gens qui n’ont plus rien" explique-t-elle à Rue89. Ambitieuse, en quête d’accomplissement professionnel, Laura tombe dans la spirale du sexe tarifé pour financer sa vie étudiante. "Dès le moment où l’on répond à une annonce, on est déjà dans l’engrenage", retrace-t-elle aujourd'hui. A travers un témoignage brut et poignant, elle raconte sa plongée dans le milieu de la prostitution via Internet dans son livre "Mes chères études", qui paraît ce jeudi. On y lit notamment: "Pas de fric, des factures qui m’en réclament, un appart à payer. (…) Jamais un rond dans les poches, obligée de frauder les transports, une vie vaguement insupportable. Incommodante parfois, souvent embarrassante au moment de la note, mais on s’y fait. Je me dis que les 'massages' me permettraient aisément le luxe de pouvoir choisir. Je ne réalise pas que c’est précisément tout l’inverse qui est en train de se produire: je n’aurai plus jamais le choix." Pour une heure, Laura gagne entre 100 et 150 euros. Une rémunération alléchante qui la plonge dans le vice de "l’argent rapide mais pas facile". Internet, une protection illusoire En quelques clics sur la toile, Laura s’improvise "escort girl": "Je me sentais protégée derrière l’écran mais c’était un leurre, car au rendez-vous, j’étais toute seule et personne ne pouvait m’aider." C’est en lisant une annonce sur Internet que Laura s’est laissée entraîner dans les rouages de la prostitution: "Jeune homme de 50 ans recherche masseuse occasionnelle. Etudiantes bienvenues." Au premier rendez-vous, le client lui lâche 250 euros. Pour Eva Clouet, auteure du livre "La prostitution à l’heure des nouvelles technologies de communication", "l’interface avec l’écran représente une protection illusoire":   "La première raison pour laquelle les étudiantes se prostituent reste le besoin d’argent. Ce sont des personnes issues de la classe moyenne. Les deux parents travaillent mais ne peuvent pas toujours financer les études de leurs enfants." Plus qu’une nécessité financière, la prostitution représente pour certaines d’entre elles un moyen de sortir du carcan familial, à travers lequel elles ont reçu une éducation sexuelle très cadrée: "Elles ont souvent souffert de ces interdits inculqués à l’adolescence. Pour rompre avec la morale familiale, la prostitution est la réponse forte à une société normalisante et contraignante." Et d’ajouter que "la prostitution n’est pas seulement une affaire de femmes, certains hommes se prostituent pour financer leurs études mais ils restent relativement minoritaires". Paupérisation du public étudiant Le témoignage de Laura n’est pas un cas isolé et révèle un réel malaise de société: la précarité étudiante. En 2006, le syndicat SUD-étudiants estimait à 40000 le nombre de prostitués étudiants. Un chiffre publié pour attirer l’attention du gouvernement sur les conditions de vie étudiante, au moment de la loi sur l’égalité des chances. Mais cette approximation est à nuancer puisque aucune étude statistique n’a encore été menée. Alors que les dépenses obligatoires ont connu une hausse de 23%, les bourses universitaires et allocations logement n’ont, elles, augmenté que de 10%. Financer ses dépenses étudiantes devient dans ce contexte de plus en plus complexe: 100 000 étudiants vivent sous le seuil de pauvreté (environ 650 euros par mois). Pour Eva Clouet, "la prostitution étudiante met en avant l’inégalité des chances pour réussir à l’université. Les réponses des pouvoirs publics ne sont pas adéquates" lâche t-elle, un brin amère. "Il faut arrêter de fermer les yeux sur un sujet tabou. Si certains disent que c’est un phénomène marginal, je pense au contraire que la prostitution étudiante ne fait que s’amplifier", regrette Laura. Aujourd’hui, elle ne se prostitue plus mais refuse de s'avancer pour l'avenir. â–ş La prostitution étudiante à l’heure des nouvelles technologies de communication d’Eva Clouet (Max Milo éditions) â–ş Mes chères études. Etudiante, 19 ans, job alimentaire: prostituée de Laura D. (Max Milo éditions)Par Caroline Vigoureux (Etudiante en journalisme) 

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LES COMMENTAIRES (23)

Par GETRO67
posté le 02 décembre à 15:33
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on peux se voir

Par plombard60
posté le 10 juin à 15:19
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salut en plein divorce cela fait tres lomptemps que j'ai tenus une femme pour un calin me laissez pas comme ca!!!!

Par Boris
posté le 23 mars à 11:22
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La prostitution étudiante ?! Un sujet, des opinions à voir les différents points de vus qui sont tenus sur ce topic. Les médias présentent cette activité comme s’il s’agissait de la juste conséquence de la privatisation de l’enseignement, de la paupérisation des jeunes. Pourquoi ne pas accepter qu’il puisse s’agir d’un choix ? Que certaines personnes choisissent volontairement de se prostituer ?

Dans le cadre du mémoire que je mène en Master Cultures et Métiers du Web à l’université de Paris-Est Marne-la-Vallée, j’effectue des recherches sur le phénomène de prostitution étudiante qui connaît une forte profusion sur internet.

Je fais donc un appel aux étudiants qui ont choisi volontairement de vendre leurs services sur internet (escorting, repassage en petite tenue, massage intime, …). M’intéressent particulièrement les personnes qui ont décidé de se prostituer durant leurs études alors qu’elles n’étaient pas dans l’obligation de le faire.

En somme les personnes en quête d’expérience, qui l’ont fait pour améliorer de leur confort, qui se rebellent contre un modèle familial fort, qui désirent faire des rencontres …

Je respecte le besoin d’anonymat et ne suis pas étonné de converser avec des personnes qui utilisent une fausse identité ! Je suis disponible sur Paris, près à me déplacer ou à téléphoner sur des cabines publiques ou via le support que vous aurez choisi.

Ce sujet me tient vraiment à cœur et j’aimerai pouvoir démontrer que les jeunes étudiants n’optent pas nécessairement à ce recours comme une solution de survie, un job alimentaire… mais par choix !

Pour me joindre, je vous invite à répondre à ce post directement sur cette page ou par correspondance privée, là où je pourrai vous donner davantage d’informations personnelles.

Merci à vous ;-) Boris

Par Boris
posté le 23 mars à 10:58
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La prostitution étudiante ?! Un sujet, des opinions à voir les différents points de vus qui sont tenus sur ce topic. Les médias présentent cette activité comme s’il s’agissait de la juste conséquence de la privatisation de l’enseignement, de la paupérisation des jeunes. Pourquoi ne pas accepter qu’il puisse s’agir d’un choix ? Que certaines personnes choisissent volontairement de se prostituer ?

Dans le cadre du mémoire que je mène en Master Cultures et Métiers du Web à l’université de Paris-Est Marne-la-Vallée, j’effectue des recherches sur le phénomène de prostitution étudiante qui connaît une forte profusion sur internet.

Je fais donc un appel aux étudiants qui ont choisi volontairement de vendre leurs services sur internet (escorting, repassage en petite tenue, massage intime, …). M’intéressent particulièrement les personnes qui ont décidé de se prostituer durant leurs études alors qu’elles n’étaient pas dans l’obligation de le faire.

En somme les personnes en quête d’expérience, qui l’ont fait pour améliorer de leur confort, qui se rebellent contre un modèle familial fort, qui désirent faire des rencontres …

Je respecte le besoin d’anonymat et ne suis pas étonné de converser avec des personnes qui utilisent une fausse identité ! Je suis disponible sur Paris, près à me déplacer ou à téléphoner sur des cabines publiques ou via le support que vous aurez choisi.

Ce sujet me tient vraiment à cœur et j’aimerai pouvoir démontrer que les jeunes étudiants n’optent pas nécessairement à ce recours comme une solution de survie, un job alimentaire… mais par choix !

Pour me joindre, je vous invite à répondre à ce post directement sur cette page ou par correspondance privée, là où je pourrai vous donner davantage d’informations personnelles.

Merci à vous ;-) Boris

Par khal
posté le 17 novembre à 21:59
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Desolé les gars mais que dira-t-on, nous etudiants etrangers sans ressources, sans familles, sans bourses sans rien c'est à dire, moi personnellement je restais sans diner, j'était sur exploité au travail une journée pour trente euros, mais on tient toujours debout on a réussi nos études et bientot notre vie professionnelle. C'est du courage et c'est pas donné à n'importe le qui, parceque nous on a vecu la misere, le manque et on a dans la tete "dans la vie il faut travailler et se sacrifier pour atteindre l'objectif fixé et ce reste une eventualité(je ne veux pas continuer)"

Par aziz
posté le 14 septembre à 15:12
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slt moi sait aziz j 28 ans je cherche un femme de ma vie.

Par coucou
posté le 13 septembre à 16:22
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salut ca m interese de te rencontrer mais ci tu na pas de photo cest pas facile bis marco

Par desto
posté le 27 avril à 20:07
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besoin de prostituee pour marriage

Par Karimbezef
posté le 26 avril à 13:25
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Moi Karim 21 ans je veux bienn te te rencontrer =) tien kraimdu33@hotmail.fr a plus tard

Par bricio
posté le 28 mars à 03:20
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bonjour laura,j'ai 23ans et je taf dans le marketing de reseau,c'est mieu que la prostitution et on travaille avec les services telephoniques,pour que tu gagnes bien ta vie tout en continuant tes etudes,je te propose qu'on se rencontre pour te presenter le concepte avec mon pc ,tu me remercieras plutard

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