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L'élevage de la perdrix grise

Par Selectionsavicoles

 

Perdrix grise

L’ELEVAGE DE LA PERDRIX GRISE

   LES REPRODUCTEURS

Il est indispensable de commencer l'éle­vage avec des sujets d'élevage; on peut s'en procurer par l'intermédiaire des Fédérations de Chasse. On peut aussi faire couver des oeufs ramassés lors des fauchaisons dans les nids découverts par la machine. Les jeu­nes perdreaux seront alors élevés en vue de la reproduction l'année suivante. Les meilleurs reproducteurs d'un an pourront être conservés pour l'année suivante mais la troi­sième ponte est aléatoire.

On installera deux parquets d'attente où les futurs reproducteurs seront conservés tout l'hiver, un pour les mâles, l'autre pour les femelles. Cependant si l'on pratique l'accou­plement forcé on peut conserver séparément d'une année sur l'autre les couples formés l'année précédente ; si l'on fait des mariages d'inclination il est souvent commode de pro­céder de même, encore que les couples se reformeraient identiques lors de l'apparie­ment.

Les sexes seront séparés dès qu'il sera possible de les reconnaître (octobre). Il ne faut pas se fier au fer à cheval car les vieilles poules l'ont souvent également. Par contre, on peut, avec beaucoup de certitude, recon­naître les poules des coqs en comparant les petites plumes de couverture des rémiges :

‑ chez le coq, il y a une strie claire longi­tudinale médiane et pas de stries transver­sales ;

‑ chez la poule, il y a de larges stries clai­res transversales de chaque côté d'une strie claire longitudinale médiane.

Lorsque l'on compare les ailes repliées, la différence est facilement visible entre l'aile de la poule qui présente un ensemble de stries ou barres claires que l'on ne trouve pas sur l'aile du coq.

Cette séparation est absolument indispen­sable sinon les mâles commencent à se bat­tre dès l'automne. Si l'on veut faire des ma­riages forcés, il faut même que les parquets soient assez éloignés afin d'éviter des ma­riages à la voix prématurément; 100 mètres d'éloignement sont suffisants. Moins les lots de poules conservés ensemble seront im­portants, plus on diminuera le risque de per­tes à la suite de bagarres. Cependant si les poules ont été élevées ensemble, on peut en conserver des groupes plus importants.

La volière reproduite en schéma, est as­sez pratique car elle sert tout à la fois de parquet d'attente et de parquet de ponte; elle permet en outre de procéder facilement aux accouplements. On peut la faire de la di­mension que l'on veut en prévoyant au cen­tre le nombre de parquets de ponte désiré. La superficie des parquets d'attente des ex­trémités doit être d'environ 4 m2 par oiseau. Si le terrain retient l'humidité, il sera prudent de disposer dans ces parquets un grillage à environ 40 cm au‑dessus du sol afin de limi­ter les risques de maladie (maille de 13 mm en grillage mécanique triple torsion); on peut alors se contenter d'une surface inférieure ; au Centre National d'Expérimentation, les parquets ont 5 m2 par groupe de 10 oiseaux.

Pour 10 couples on gardera 12 mâles et 12 femelles en parquet d'attente.

Ne prenez surtout pas de perdrix de re­prise comme reproducteurs.

Voliere.jpg

  Plan d'une volière pour 10 couples

 Hauteur sous grillage 1,80m. Le grillage sera doublé jusqu'à 0,80m de hauteur par des paillas­sons, de manière que les perdreaux ne se voient pas d'un parquet à l'autre, Il ne faut pas qu'ils puissent en prenant leur vol se poser sur le dessus des paillassons car ceux‑ci ne serviraient plus à rien. Il est bon d'entourer de la même façon les par­quets d'attente des extrémités .

  

L’ALIMENTATION :

Pendant cette période d'attente, en dehors de la verdure qui reste toujours indispensable (choux, betterave coupée en morceaux, avoine germée si l'on a un germoir), les perdreaux doivent être nourris avec un mélange de blé (85 %) et d’ali­ment composé (15 %).

Ne pas omettre de donner un peu de gra­villons une fois par semaine et de renouveler l'eau de boisson.

L’ACCOUPLEMENT

L'accouplement peut être réalisé à partir du 15‑20 février. C'est le moment où les na­turels viennent tourner autour des volières. Il faut procéder à l'accouplement par beau temps, au milieu de la journée, quand il y a un maximum de luminosité. Rien n'est plus facile que de réaliser alors l'accouplement avec la volière décrite et représentée ci‑dessus ; il suffit d'ouvrir toutes les portes intérieu­res de l'enclos; les perdreaux circulent alors librement et, dès que l'on voit un couple cher­chant à s'isoler dans un parquet de ponte, on ferme la porte de ce parquet.

Les perdreaux sont absolument monoga­mes et c'est la femelle qui choisit le mâle, comme chez les canards ; c'est elle qui l'en­traîne dans le parquet de ponte de son choix.

En l'espace de deux jours l'accouplement peut être ainsi réalisé.

Si, par hasard, ce n'est pas un couple formé que l'on a enfermé dans un enclos, il y a toutes les chances pour que la femelle tue le mâle (chez les perdreaux rouges, c'est le contraire, c'est en général le mâle qui tue la femelle).

Une fois les couples enfermés, il ne faut pas laisser des perdreaux traîner autour de la volière, car les mâles feraient la vie à l'intérieur. Ce sont généralement des bourdons qui viennent et il est facile de les prendre en mettant une boîte de reprise avec une chan­terelle autour de la volière. L'orifice d'entrée est simplement constitué par un petit tunnel de grillage faisant nasse.

Là où un bourdon est venu, on est à peu près assuré d'avoir un divorce, la femelle cherche à tuer le mâle. De toute manière il vaut mieux tuer les visiteurs indésirables, mâles ou femelles, que de les laisser tourner autour de la volière.

Au moment de la ponte si on ne prend pas garde à ce genre d'incursion on peut avoir davantage d'oeufs clairs et si les poules cou­vent dans les parquets de ponte, elles ris­quent d'abandonner leur nid.

  

   L’ALIMENTATION

Il faut commencer à pré­parer la ponte en stimulant les perdreaux avec un aliment pour reproduteurs à partir du 1er mars, en augmentant progressivement la proportion jusqu'à arriver à un mélange moitié blé, moitié aliment vers le 1er avril.

On continuera à donner de la verdure et des gravillons, comme auparavant, mais on peut y ajouter un peu de coquilles d'huîtres écrasées.

LA PONTE

La ponte précoce est avantageuse, et ne présente pas d'inconvénient si les jeunes sont élevés artificiellement.

En parquets sur grillage, la ponte peut commencer vers le 10 avril, et au sol vers le 20‑25 avril ; elle se continue jusqu'au 20‑25 juillet et les oiseaux sont en pleine ponte vers le 15 mai.

On peut obtenir avec une perdrix de l'an­née une ponte de 18 à 20 oeufs si on la laisse couver; avec une perdrix de 2 ans, jusqu'à 25 oeufs. Par contre, si l'on ramasse les oeufs au fur et à mesure de la ponte on peut obtenir facilement 35 à 40 oeufs; dans ce dernier cas, il est préférable de ne pas ramasser les oeufs tous les jours afin de dé­ranger les couples le moins possible.

Sur parquet à fond grillagé le Centre Na­tional d'Expérimentation obtient une moyenne supérieure à 35 oeufs par poule perdrix en première saison de ponte; la meilleure per­formance individuelle enregistrée est celle d'une perdrix qui a fourni 81 oeufs en pre­mière année de ponte, 84 oeufs l'année sui­vante. Évitez en principe de changer les coqs pendant la ponte.

Perdrix grises couple

  Couple de perdrix grises  (photo : de la poule à l'autruche)


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